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Enlèvement nuitamment de Jean - Gustave Ntondo

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Ce lundi 12 décembre 2016, à deux heures du matin, plusieurs policiers cagoulés, armés jusqu’aux dents, ont surgi dans la parcelle de Jean - Gustave Ntondo, secrétaire général du Conseil National des Républicains (CNR) et médiateur dans la crise du Pool, au quartier Château d’eau, dans le 1er arrondissement Makelekelé, à Brazzaville.

 

Ces policiers ont escaladé le mur de clôture de la parcelle et ont défensé la première maison, visitant une famille paisible. N’ayant pas trouvé leur proie, ils se sont dirigés vers le bâtiment annexe où vit Ntondo. Ils ont cassé la porte métallique puis l’ont pris avec toute la brutalité dont on connait ses policiers véreux. Après avoir saccagé sa maison, ils ont tout emporté : ordinateur, téléphone et argent.

Au moment où mettons en ligne, l’on ne sait pas là où il se trouve.

Après les événements du 04 avril dernier, Jean - Gustave Ntondo s’était momentanément retiré de Brazzaville pour se mettre à l’abri. Un mois après, sur invitation du ministre de l’intérieur et de l’administration du territoire, Raymond Zéphyrin Mboulou, il conduit une délégation de 12 personnes pour amorcer des négociations avec le pouvoir. C’était le 6 mai 2016. Neuf des membres de cette délégation, craignant pour leur sécurité, avaient jugé mieux de quitter la ville pour le département du Pool. En pacificateur, et voulant coute que coute mettre un terme aux affrontements entre l’armée et les ex-combattants ninjas, Gustave Ntongo décide de rester dans la ville, à ses risques et périls, avec Franck Euloge Mpassi et Joseph Mampouya, respectivement chargé de la communication et membre du bureau politique du CNR.

Jean Gustave Ntondo à œuvrer efficacement pour la réussite de la rentrée scolaire dans le département du Pool, en octobre dernier. Ses qualités de fins négociateurs ont fini par obliger le pasteur Ntumi à s’apprêter à faire une déclaration sur la paix. Selon nos sources, le chef des ninjas – Nsiloulous était prêt à faire une déclaration et à lever le drapeau blanc. L’on se demande si, suite à l’arrestation de Gustave Ntondo, le pasteur Ntumi fera encore sa déclaration sur la paix et lèvera le drapeau blanc comme il prévoyait le faire dans les très brefs délais.

C’est le même mode opératoire utilisé lors de l’arrestation de Franck Euloge Mpassi, qui vient de passer deux semaines, bien cagoulé, dans une forteresse dont il ne connait, mais, entretemps, il s’est retrouvé en interrogatoire chez le colonel Bakala et compagnie, d’après le témoignage. Il a été bien torturé et menottés. Il fallait attendre que ses plaies sèches pour qu’on le dépose dans un commissariat de police.

Dommage que le pacificateur attitré dans la crise du Pool, le docteur Jean Gustave Ntondo soit enlevé par des fossoyeurs de la paix, ceux-là même qui ne veulent pas du retour de la paix dans le département du Pool.

En sa qualité de patron du Conseil national de sécurité (CNS), donc chef de tous les services de renseignements qui opèrent dans le pays, et qui créent le désordre dans tous les sens (enlèvement, assassinats, tortures, viols…) Jean-Dominique Okemba, devrait savoir tout ce qui se passe.

Ce que subissent les négociateurs, invités par le ministre Mboulou à Brazzaville, est un plan macabre d’un certain Mpouelé qui, après avoir galéré pendant des décennies, a été nommé conseillé politique et spécial d’un général.

Affaire à suivre

Ghys Fortune DOMBE BEMBA


 

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