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***** Le Congo dans le rouge : Le pays s’est ré-endetté à hauteur de 2.700 milliards FCFA en 2015 . *******

Le Congo, une dictature à la " Robert Mugabe" qui ne porte pas son nom

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L’ambiance n’est pas à la fête au Congo-Brazzaville. L’atmosphère politique est suffocante. Le pays du khalife d’Oyo est devenu un baril de poudre prêt à consumer. Denis Sassou Nguesso est de sortie. Et, il a sorti les crocs. Sassou Nguesso donne des coups tous azimuts. Un jour, c’est Paulin Makaya. Un autre jour, c’est Jean Marie Michel Mokoko. Le lendemain, c’est Modeste Boukadia. Le surlendemain, c’est André Okombi Salissa. Et, le 17 février 2017 , c’est l’annonce de la mort du colonel Marcel Ntsourou en prison. Les têtes commencent à tomber de nouveau. En bon dictateur, le kalife d’Oyo, Denis Sassou Nguesso n’apprécie pas la concurrence politique.

Purge

Le grand nettoyage entrepris en mars 1977 avec l’assassinat du commandant Marien Ngouabi, du président Alphonse Massamba Débat et du Cardinal Emile Biayanda et à son arrivée au pouvoir en février 1979 avec l’éviction de Joachim Yhombi Opango se poursuit. Il n’est donc pas surprenant de le voir repartir épée à la main sur les traces de ses adversaires politiques en renouant avec le coup de l’empoisonnement et des privations des soins médicaux à l’endroit de ses adversaires politiques. Le dernier à en faire les frais est le colonel Marcel Ntsourou, ancien secrétaire adjoint du conseil national de sécurité. Tout cela pour préparer la succession de son fils Christel Sassou.

Traits distinctifs d’un dictateur

Mettre en scène sa grandeur, refuser de se dédire, diviser pour mieux régner, sont des incontournables de tout homme fort qui se respecte. Denis Sassou Nguesso coche toutes les cases. Il y a bien longtemps que le Congo-Brazzaville a cessé d’être une démocratie en construction. La parenthèse démocratique ouverte en 1990 avec la tenus de la Conférence nationale souveraine, la période de transition et l’élection présidentielle de 1992 s’est refermée dans le sang le 5 juin 1997  avec l’arrivée au pouvoir de Denis Sassou Nguesso en octobre 1997. Depuis, le Congo-Brazzaville porte bien son nom : une dictature.

Comment appeler autrement un pays qui ne rend plus la justice équitablement, qui musèle ses journalistes et ses écrivains, et emprisonne ses avocats (Ludovic Désiré Essou en détention, Amedée Bernard Nganga réfugié en France, Hervé Ambroise Malonga un habitué des geôles de Sassou Nguesso) et des fonctionnaires par dizaines ? Comment appeler autrement un pays, le Congo-Brazzaville, où le Président s’arrogerait les pleins pouvoirs et où les militaires seraient à ce point sous pression que certains chercheraient à obtenir l’asile politique dans les pays occidentaux ? Denis Sassou Nguesso s’est emparé de tous les leviers du pouvoir qu’il utilise à sa guise. Le virage pris par l’homme d’Edou-Penda depuis octobre 1997 est si dangereux que la communauté internationale notamment la France devrait se poser la question de l’inscription du Congo Brazzaville dans la liste des dictatures tropicales au même titre que le Zimbabwé de Robert Mugabe. Jusqu’à quand les grands pays de la communauté internationale et notamment la France vont-ils faire semblant de ne rien voir et rien entendre ?

Benjamin BILOMBOT BITADYS

Commentaires  

 
0 #3 nanoo 29-03-2017 11:49
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0 #2 nanoo 29-03-2017 11:45
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0 #1 BANKOUNDA MPÉLÉ Féli 23-02-2017 12:14
Quelle méprise, cher compatriote! Vous dégradez le truand congolais! De très loin, Mugabé est un enfant de cœur face à Sassou-Nguesso! Rien qu'à titre indicatif, Mugabé, s'il conserve le pouvoir de façon autocratique comme Sassou-Nguesso, n'a tout de même pas pris le pouvoir par les armes, en faisant de dizaines de milliers de morts! Migs à l'appui, fait sans précédent en Afrique! Mugabé n'a pas, comme notre despote, mobilisé des armées étrangères, les plus féroces de la sous-région, pour traquer, humilier et tuer ses compatriotes pendant au moins trois ans! Et on peut multiplier à satiété les exemples pour illustrer le profil spécial de notre monstre! Mugabé n'est mis en exergue comme dictateur, en Occident, que parce qu'il a osé touché aux intérêts des occupants et terriens blancs dans son pays, mais il est loin d'être le champion en la matière, en Afrique....
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