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BMA, la théorie du complot selon JP Pigasse

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À propos de l’affaire dite des « biens mal acquis ».Il se murmure dans les milieux de l’édition, à Paris, que deux journalistes français, Xavier Harel et Thomas Hofnung, s’apprêtent à faire paraître aux Éditions La Découverte un livre intitulé Le scandale des biens mal acquis. Enquête sur les milliards volés de la Françafrique.

Un ouvrage qui raconterait, sur quelque 256 pages, la façon dont des dirigeants africains auraient constitué dans l’Hexagone de véritables fortunes immobilières avec la complicité des autorités françaises. Ce livre n’étant pas encore disponible mais les journalistes concernés étant considérés de façon générale comme de bons enquêteurs, deux questions viennent immédiatement à l’esprit.

La première est la suivante : ont-ils conduit une étude exhaustive sur les biens immobiliers que possèdent en France les dirigeants de la plupart des pays de la planète ou bien se sont-ils contentés d’enquêter sur les seuls pays du golfe de Guinée qui sont aujourd’hui l’objet de toutes les convoitises ? En d’autres termes, ont-ils mis leurs pas dans ceux des associations comme « Sherpa « Survie » et « Transparency International » qui tentent par tous les moyens de déstabiliser les pays clés du golfe de Guinée que sont le Congo, le Gabon, la Guinée-Équatoriale, l’Angola, le Cameroun, ou bien se sont-ils livrés à une recherche exhaustive sur le phénomène universel qui fait de la France l’un des pays les plus attrayants de la planète pour qui veut investir dans la pierre ? Ont-ils dressé un état complet des biens détenus dans l’Hexagone par les dirigeants du monde entier et, s’ils ne l’ont pas fait, pourquoi ont-ils limité leurs recherches aux seuls pays africains précités ?

NDRL : Très cher Jean-Paul Pigasse, rien dans votre livraison de ce jour ne dédouane ceux que vous défendez avec autant d’ardeur de ce qui leur est reproché, vous dites juste qu’ils ne sont pas les seuls. Doit-on attendre que tous les délinquants financiers soient identifiés pour que ceux qui le sont passent en jugement ? Nous sommes pour notre part persuadés que vos amis n'auront aucune difficulté à démontrer leur bonne foi. Cela n’a rien à voir avec une quelconque théorie du complot que vous défendez bec et ongles.

Très cher Jean-Paul Pigasse, de quelles convoitises parlez-vous ? De celle qui émane d’un Congo classé 170ème sur 183 pour l’attrait qu’il présenterait pour les investisseurs ? Est-ce une plaisanterie ? Nous voulons bien croire que les matières premières du Congo intéressent bien du monde, mais oublieriez-vous que ce sont des congolais qui les bradent ? Si théorie du complot il y a, elle est ourdie de l’intérieur.

Très cher Jean-Paul Pigasse, vous aimez répéter dans vos écrits que le plus long voyage commence par le premier pas. Tout comme la municipalisation accélérée à laissé, pour l’instant, divers départements sur la touche, la poursuite des BMA a commencé par les pays que vous citez. Auriez-vous protesté avec la même véhémence si les malheureux élus de la première charrette avaient été, par exemple le Myang Mar, Cuba et l’Azerbaïdjan ?

La seconde question est la suivante : les auteurs de l’attaque menée contre les trois ou quatre pays du golfe de Guinée cités dans l’affaire dite « des biens mal acquis » étant parfaitement connus, les journalistes auteurs du livre à paraître ont-ils cherché à savoir qui la conduit sous ce couvert contre des pays partenaires de la France ? Ont-ils, par exemple, cherché à savoir qui sont précisément l’avocat William Bourdon ou l’administrateur Daniel Lebègue qui mènent depuis des années cette campagne très ciblée ? Se sont-ils lancés à la recherche des financements plus ou moins occultes qui permettent aux organisations que ceux-ci dirigent ou défendent d’agir comme elles le font pour déconsidérer les partenaires de la France ? Ont-ils eu la curiosité d’étudier les comptes de ces personnages et de ces institutions qui administrent des leçons de morale aux dirigeants africains mais qui se gardent bien de dévoiler l’origine des fonds dont ils disposent et de dire pour qui précisément ils œuvrent ?

NDRL : Très cher Jean-Paul Pigasse, j’admire votre rhétorique jésuite qui vous fait reprocher à ceux que vous attaquez de ne pas dire ceci ou cela, sans le dire d’avantage, probablement de crainte de vous voir appelé une fois de plus à la barre d’un tribunal où vous auriez à répondre de vos accusations paranoïaques relevant une fois de plus de la théorie du complot.

Qu’il nous soit permis, ici, de rappeler à nos excellents confrères que Les Dépêches de Brazzaville ne cessent depuis cinq ans de poser ces questions sans jamais recevoir la moindre réponse. Qu’il nous soit aussi permis de leur remettre en mémoire le fait que William Bourdon a perdu en première instance, puis en appel les procès en diffamation qu’il nous avait intentés parce que nous posions précisément ce type d’interrogations. Et puis de leur indiquer, s’ils ne le savent pas déjà, que le même William Bourdon vient de demander à la Cour de cassation de désavouer la Cour d’appel de Paris.

NDRL : Très cher Jean-Paul Pigasse, vous n’êtes pas sans ignorer que la cour de cassation ne désavoue jamais un jugement. Elle se contente de statuer sur la forme d’un procès ayant eu lieu. Alors, pourquoi déformez-vous la vérité ? Il s’avère que selon la loi française, à la suite d’un procès, l’accusation ou la défense sont en mesure de faire appel d’un jugement. Dans le cas que vous citez, c’est précisément e qui a été fait par le plaignant qui a été débouté de sa demande. Considérant que des vices de forme ont eu lieu lors de la procédure en appel, il a été décidé de se pourvoir en cassation pour que l’affaire soit jugée à nouveau. Ce sont les instances de la cour de cassation qui prendront la décision de casser ou non ce procès. Rien d’illégal ou d’anormal dans cette façon d’agir, ne vous en déplaise. Votre remarque n’a donc pas de raison d’être, d’autant que si vous vous trouviez dans un cas similaire, il est certain que vous feriez de même.

Si le livre de Xavier Harrel et de Thomas Hofnung relate tous ces faits et répond à toutes ces questions, alors effectivement il marquera une étape importante dans la connaissance des relations complexes qui unissent la France à ses anciennes colonies. Mais s’il se contente de reprendre l’argumentation des délateurs d’une « Françafrique » qui n’existe plus depuis bien longtemps et qui vise seulement à freiner l’affirmation du continent sur la scène internationale, alors il sera un simple instrument de propagande au profit des puissances occultes qui ont fait du golfe de Guinée la cible principale de leur stratégie.

Le livre devant paraître le 13 octobre, nous ne tarderons pas à être fixés sur ce point. Et, bien sûr, nous ne manquerons pas d’en informer nos lecteurs qui sont nombreux de par le monde à suivre cette affaire via Internet.

NDRL : Très cher Jean-Paul Pigasse, voilà enfin un propos qui nous semble plus sage. Que n’avez-vous attendu la parution de l’ouvrage pour le lire et en faire une critique argumentée plutôt que ce procès d’intention pour l’heure sans objet ?

Ya_Sanza in Un Congo-déchaîné et indépendant


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