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Mais où sont donc les fans du « Chemin d’avenir » ?

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Dans un article intitulé «Des ministres  pour quoi faire?»,

paru dans La Semaine Africaine  n°2504 du jeudi 13 février 2005, je concluais, après un rapide survol des douze engagements de «La Nouvelle Espérance»: «A quoi bon avoir des ministres, s’ils ne sont au gouvernement que pour la figuration». C’est le même constat, plus sévère encore, que fait le président du Parti pour l’alternance démocratique (Pad), Emmanuel Ngouolondele, lorsque, dans le langage direct et imagé qu’on lui connait, il déclare: «Le président Sassou est seul».

A lire «Le Chemin d’avenir», le projet de société qui succède à «la Nouvelle Espérance», on serait, en effet, tenté de se demander jusqu’à quel point notre président, si adulé, est, effectivement, entouré. Tout comme «La Nouvelle Espérance», «Le Chemin d’avenir» est le projet de société du président de la République, candidat à sa propre succession. Il se présente, donc, sous la forme «d’intentions» qu’il revient à ses collaborateurs de traduire en objectifs qualitatifs et quantitatifs, puis en activités opérationnelles. Ce qui, jusqu’ici, n’a pas été le cas des deux projets. D’où l’impossibilité d’évaluer qui conduit, inévitablement, nos fans de ces projets à conclure, à propos de «La Nouvelle Espérance», que «les résultats ont été globalement positifs». Ce qui ne peut qu’être contesté, faute de preuves incontestables.

Comment, en effet, évaluer, de manière incontestable, une proposition aussi  vague et impersonnelle que celle qui, dans «Le Chemin d’avenir», concerne l’un des aspects de la décentralisation? «Veiller, durant tout le mandat, à encourager les initiatives des collectivités locales susceptibles de créer, en plus grand nombre, les richesses et les emplois dans les différentes localités du pays». Les résultats de cette proposition telle que formulée seront impossibles  à apprécier.

Que manque-t-il, donc, aux déclarations d’intentions du président de la République, pour devenir des projets opérationnels?

* Premièrement, «une justification globale» de l’ensemble du projet, accompagnée de statistiques, et un «justificatif», chiffres à l’appui, de chacune des différentes rubriques: éducation, administration, etc. Pourquoi ces rubriques de préférence à d’autres? Leur impact, etc.

* Deuxièmement, «des objectifs qualitatifs et quantitatifs» par rubrique.

* Troisièmement, «un calendrier» d’exécution, année par année, de 2009 à 2016, période couverte par le projet.

* Quatrièmement, un «tableau d es ressources humaines, matérielles et financières» nécessaires à la mise en œuvre du projet, afin que soient prévus les ressources et budget adéquats pour l’ensemble et année par année.

* Cinquièmement, «les résultats attendus année par année et à la fin du projet», par rapport aux objectifs qualitatifs et quantitatifs retenus au point 2.

* Sixièmement, «une évaluation à mi-parcours et en fin de projet», pour éventuellement redresser le tir à mi-parcours et permettre, en fin de projet, une estimation crédible de l’atteinte des objectifs visés.

Chose impossible à partir d’intentions non précisées, ni chiffrées et en l’absence d’informations sur la situation de départ,  comme dans cette autre proposition concernant l’éducation: «Renforcer les capacités des enseignants et relever la qualité de l’enseignement». De quelles capacités s’agit-il? Combien d’enseignants et de quel niveau sont concernés? Que signifie «relever la qualité de l’enseignement», sans objectifs qualitatifs précis, que seul un projet opérationnel peut offrir?

Aujourd’hui, nombre d’adeptes et de courtisans du président se réclament du «Chemin d’avenir». Beaucoup ne l’ont, de toute évidence, jamais parcouru et seraient bien embarrassés d’en citer la moindre référence. Le meilleur moyen, pour eux, de se l’approprier ou de prouver qu’ils en ont la maîtrise, ne serait-il pas, justement, de le peaufiner, en lui apportant la lisibilité qui s’impose? Il pourrait ainsi être mis à la portée de tout un chacun et devenir un projet national intéressant tous les Congolais, au lieu d’être seulement la chose de certains initiés. Mais Voilà! Tel qu’il se présente à l’heure actuelle, «le Chemin d’avenir» ne peut être valablement mis en œuvre.

La majorité présidentielle est elle, à ce point, dépourvue de compétences qu’elle peine à traduire en objectifs opérationnels les orientations du projet de société présidentiel, deux ans après la date prévue pour son démarrage? A quoi bon se réclamer d’un gouvernement ou d’un parti, si l’on ne peut même pas en assumer les responsabilités les plus élémentaires? Les fanatiques de ce projet, qui en vantent les mérites à longueur de journée, ne servent-ils qu’à la claque?

Qu’attendent tous ceux qui prétendent appliquer la politique du «Chemin d’avenir», pour éclairer notre lanterne et nous rendre le chemin moins obscur? L’avenir du projet de société du président de la République leur importe-t-il si peu?


Mambou Aimée GNALI

Secrétaire Générale du Parti pour l’alternance démocratique (PAD)

La Semaine Africaine N°3124 du Vendredi 9 Septembre 2011


Marion Michel Madzimba Ehonango : Appel à la raison

Attention !... L'effondrement économique est toujours le moment propice pour justifier toutes les formes de dictatures et d'arbitraires dans le monde... La montée de l'autoritarisme sous le prétexte de performances économiques en Europe ouvre vers l'Afrique des perspectives inquiétantes. Les évènements de ces dernières années, nous amènent à nous interroger sur la véritable motivation de ces « faiseurs de mondes » . La Grèce vient de se voir «rappelée à l’ordre» contre la mise en place d’une procédure pourtant démocratique (le référendum). Et avant cela, Bush avait envahi l'Irak et Sarkozy en fait autant en Cote d'Ivoire et en Libye, au motif de défense de la démocratie tout en permettant à la Syrie de trouver un compromis avec ses «révolutionnaires» sous la férule de la Ligue Arabe. Tout ceci nous invite à une interrogation grave mais nécessaire.…

Et si pour financer sa propre relance l'Europe néo-coloniale se débarrassait d'anciennes dictatures en Afrique (Moubarak, Ben Ali, Kadhafi) pour installer d'autres plus subtiles (Ouattara, Kabila) ?

Cette perspective m'impose t-elle pas une autre approche dans les relations pouvoirs / oppositions dans nos pays ? Je pense que la question mérite une réflexion objective car je me retrouve écartelé entre la répulsion que m'inspiraient les régimes Gbagbo, Kadhafi, Ben Ali… et le dégoût que je ressens à l'égard de ceux qui sont entrain de s'installer à leurs places. J'ai le présentement que cette réflexion sera capitale pour l'avenir de notre continent.

Qu’on s’entende bien …Je ne recommande pas " la conservation de la dictature et le recul de la volonté des jeunes pour le changement au Congo ". Bien au contraire, l'invite à une autre façon de promouvoir ces changements. Car ceux qui organisent ces changements en Libye et ailleurs ne supporteront plus très longtemps nos "roitelets" en place , et ces derniers ( les roitelets) le savent très bien. Il s'agit alors de les pousser à s'investir dans un Consensus Républicain et non plus à les radicaliser dans leur fuite en avant car leur logique voudrait qu'après eux soit le déluge.

Si nous y mettons de la méthode, l'exigence d'une "Concertation Nationale Sans Exclusive" pour examiner les modalités de ce changement de cap peut devenir un souci partagé y compris dans les milieux du pouvoir. Je ne suis pas certain que ceux qui nous donnent l’impression de s’agripper au pouvoir coûte que coûte, envisagent de finir comme Khadafi, Ben Ali et Moubarak qui, en détresse politique ont entraîné toutes leurs familles dans la misère et l’insécurité. Cet appel s'adresse également aux parents et autres alliés de ceux qui nous commandent. C'est une porte de sortie honorable que je leur suggère avec humilité.

Par Congo dé-chaîné et indépendant



 

Commentaires  

 
0 #2 Ossebi Daniel 13-11-2011 14:23
Le Congo que j’ai connu ne va bientôt être qu’un souvenir. Les immeubles poussent, comme des champignons, les caniveaux ne suivent pas, le tout à l’égout non plus, le traitement des ordures ménagères et industrielles reste un leurre, uniquement sur papier. L’interdiction des sachets en plastique comporte de nombreuses dérogations. Les bouteilles plastiques ainsi que les cannettes vides bouchent les égouts. Pointe-Noire s’inonde, le collecteur rejetant les eaux de pluie et les eaux usées à la mer ayant été colmaté vu les nuisances malodorantes au lieu d’être prolongé au large ! Tout le quartier du Consulat de France, Banque Centrale, Total Poincaré est sous l’eau qui recouvre les voitures. Si c’est ça le développement, je reste un peu sur ma faim. Plus de misère, plus de maladies, plus de pauvreté ! /*Kuna Matata*/
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0 #1 Joss 12-11-2011 21:13
Congo : fortes tensions entre Bruno Itoua et les syndicalistes de la SNE

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Attendu à Lyon (France) aux rencontres Eurafric de l’eau et de l’énergie, qu’il était censé présider, Bruno Itoua, ministre de l'Énergie et de l'Hydraulique du Congo, a dû annuler sa venue au dernier moment alors qu’il s’embarquait vers la France le 7 novembre. Le ministre a dû rester à Brazzaville pour tenter d’apaiser les syndicalistes de la Société nationale d’électricité (SNE) qui venaient de voter une motion de défiance à son égard. Les représentants du personnel veulent en savoir plus sur leur avenir après l’annonce de la restructuration de leur entreprise, fortement endettée, qui doit être suivie de la création d’une nouvelle société gérant l’électricité.
Ainsi se comporte le "Chemin d'avenir".
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