19/10/2017

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Concertation, oui mais sous quelles bases ?

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« ….La vraie concertation se fera entre le peuple et ses « bourreaux » surtout pas entre les pseudos démocrates, les usurpateurs, les affilés et autres assoiffés qui négocient en coulisse et à la va vite leur repositionnement. » Jean-Claude Beri

Devant l’ampleur du désarroi qui gagne de plus en plus les congolais, pas seulement les déshérités, les spoliés, les laisser pour compte, mais aussi les nantis et les profiteurs du système, beaucoup de congolais commencent à réaliser que la fin du règne désavoué du sassouïsme n’est plus une illusion née juste de la gymnastique intellectuelle de certains congolais qui prônent le vrai changement.

C’est une construction, certes de longue haleine, qui se précise tous les jours sur le terrain pour montrer le vrai visage de la déchéance du pouvoir clanique en place depuis 26 ans. Face à cette réalité, il n’est pas surprenant de constater actuellement un vrai remue ménage dans les états major du système sassouiste en perdition pour essayer de s’acheter une nouvelle conscience. On nous parle de possible concertation, du retrait de M. Denis SASSOU NGUESSO en 2016, de redistribution de poste de Directeur dans les entreprises étatiques aux non sassouistes , de réorganisation des nouvelles nominations dans l’armée etc…tout ceci n’est qu’une manœuvre pirouettasse de propositions mensongères destinées à étouffer dans l’œuf la volonté manifeste du peuple congolais à se rebeller pour exiger le changement.

Que cela ne trompe personne, aucune concertation ne se fera sans réellement définir les bases de celles-ci. Qui négocie avec qui ? Qu’a-t-on à négocier ? Quelles sont les exigences du peuple qui ont été proposées ? Ou est le texte officiel qui clarifie l’ouverture d’une quelconque concertation….La vraie concertation se fera entre le peuple et ses « bourreaux » surtout pas entre les pseudos démocrates, les usurpateurs, les affilés et autres assoiffés qui négocient en coulisse et à la va vite leur repositionnement.

Cette fuite en avant en balançant des rumeurs et contre vérités lancée par un gouvernement aux abois est un refus du vrai débat politique de haute tenue et de haut niveau. C’est une insulte au peuple martyrisé et ruiné. Pourtant la situation gravissime du Congo l’exige de façon irrémédiable. Derrière l’écorce de l’actuelle annonce de concertation, c’est la déstructuration du système politique caractérisé par la corruption et la montée des privilèges et antivaleurs qui sont dévoilés au grand jour. Au lieu de se poser les vraies questions, qui nécessiteraient d’y associer le maximum de citoyennes et de citoyens, le gouvernement actuel, comme à son habitude, privilégie les petits bricolages, les tentatives de rafistolage, l’achat des consciences pour tenter de sauver une marmite bouillante et dont le couvercle ne tient plus.

Qu’on ne s’y trompe pas. Cette chasse ouverte par SASSOU NGUESSO et qui libère les chiens de chasse, en premier lieu, Joseph ONDZOULA MIOKONO à la conquête d’un pseudo  « concertation citoyenne » pour résoudre la crise sociopolitique congolaise est une farce de mauvais goût. De même, les lamentations incohérentes de M. Jean Claude IBOVI, découvrant, comme sorti brusquement d’une amnésie de 26 ans, que le pouvoir de SASSOU était défaillant, ne sont que des stratégies dignes d’un aboyeur formé par la Gestapo.

Une concertation, comme le stipule le robert est l’action, pour plusieurs personnes, de s’accorder en vue d’un projet commun. Celle-ci associe tous les acteurs en désaccords dans la négociation, la consultation et la médiation. Or, il se trouve que cette idée lancée à la va vite par des hommes aux abois n’a tenue à ne respecter aucun de ces principes énoncés dans cette définition. On nous propose une nouvelle fois un marchandage électoral, à l’abri de la première concernée c'est-à-dire la population congolaise. C’est indigne et inacceptable !!!

 

La volonté de reconquérir sa dignité et sa liberté du peuple congolais ne se négocie pas sur un coin de table entre deux complices s’exprimant au nom de 4 millions de congolais.

Le rejet du système actuel tout entier par le peuple met en avant deux constantes: L’aspiration à l’unité et la recherche de solutions neuves pour changer et en sortir. Conscient du puissant rejet d’un système où la corruption, la démagogie, le pillage et la prostitution politique domine tout contre les citoyens, le gouvernement tente de faire dévier le débat dans les marécages incohérents d’un pseudo retour à la paix autour d’une concertation tronquée à l’avance. Ainsi, ce gouvernement accuse ceux qui dénoncent les formes de cette initiative douteuse de « fouteurs de troubles » de « va t-en guerre » sans jamais dire un mot sur les multiples délits de corruption épinglés par leur propre commission anti-corruption.

Quelle concertation peut-on avoir avec une bande de voleurs qui encouragent les riches à s’enrichir plus en volant.

 

Derrière toutes ces manœuvres, il n’est pas faux de conclure que le pouvoir en place s’organise pour protéger les rapaces issus de son système, de distiller de nouveau au sein de la population le venin de la division. Ceci dans le but de créer la confusion, de dresser les congolais entre eux pour redorer un pouvoir nauséabond. Les labradors-aboyeurs lancés à la quête d’une  « concertation imaginaire » chercheront toujours à créer un contexte abrasif, explosif, si le peuple congolais ne se porte pas à la hauteur des enjeux du moment. Le peuple doit construire son rassemblement en osmose avec toutes les citoyennes et citoyens qui aspirent et recherchent d’autre chose que l’humiliation proposée actuellement. Il apparaît très clairement que ce gouvernement est dans un brouillant perpétuel et incohérent justifiant le cafouillage, l’inconsistance, l’amateurisme constaté régulièrement. Il est exclut de faire confiance à ceux-là même qui nous ont précipités dans l’ornière pour nous en sortir ? En 26 ans d’exercice de pouvoir aucun des chapitres qui font le souci des congolais ne s’est réellement amélioré.

 

Les enjeux d’une concertation doivent contenir tous les éléments nécessitant une vraie sortie de crise. Ces enjeux sont si importants qu’ils doivent s’inscrire dans un nouveau projet d’unification du Congo et qu’ils ne peuvent être traités en vase clos, dans un tête-à-tête entre responsables de partis politiques corrompus, par des leaders zélés dépourvus de tout patriotisme, ni par un groupuscule clanique qui s’autoproclame détenteur de l’avenir du Congo, ni être réduits, comme le font les médias à la solde du pouvoir, à de petites phrases mielleuses tournant en boucle. Ces questions essentielles doivent être discutées publiquement, pour rendre les citoyennes et citoyens, les acteurs sociaux, syndicaux, associatifs, maîtres du processus de changement de bout en bout. Les problématiques du moment et d’avenir, en l’occurrence : le droit à l’eau et à l'électricité pour tous, à l’éducation pour tous, à la santé plurielle et équitable pour tout congolais, à l’emploi au mérite, à la culture enrichie par les expériences et les échanges, à l’alimentation , au logement, au transport, à la protection sociale, à un environnement de qualité, ne peuvent se traiter dans des tractations électoralistes dépourvus de toute sensibilité nationale , mais au grand jour, à partir de l’intérêt de tous les congolais sans exception.

 

C’est le sens d’une vraie concertation citoyenne que nous souhaitions promouvoir pour efficacement ancrer notre démocratie dans l’unité la plus large.


Jean-Claude BERI

www.dac-presse.com

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Commentaires  

 
0 #3 Jules Buandé 01-12-2011 22:41
La lettre du Continent du 1er/12/2011, nous informe que L'Ambassadeur Congolais en Ethiopie a été convoqué d'urgence à Brazzaville.
L'ambassadeur du Congo-B en Ethiopie et auprès de l'Union africaine (UA), Pierre-Juste Mounzika-Ntsika, a été prié de revenir d'urgence à Brazzaville pour être interrogé par le Conseil national de sécurité (CNS) dans l'affaire concenant la disparition du passeport de Sassou Nguesso à Addis-Abeba le 25 octobre 2011. Dominique Okemba, le conseiller très spécial souhaite comprendre l'origine de la main noire.
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0 #2 Nguembo Alias Beauva 26-11-2011 23:33
Après ses protestations, il a été placé à la maison d’arrêt de Brazzaville, depuis le 26 avril dernier. Mais, jusqu’à présent, il demeure sans jugement et le délai de garde à vue est dépassé. Devant cette situation de non droit, Amédé Delho Loemba, policier de son état, a entamé une grève de la faim, depuis la mi-octobre dernier. Pauvre de lui, sa cause n’est toujours pas entendue par les magistrats. Inquiètes de son cas, des organisations de défense des droits de l’homme se démènent au palais de justice, pour obtenir sa libération.
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0 #1 Nguembo Alias Beauva 26-11-2011 23:33
Un prévenu en grève de la faim à la maison d’arrêt de Brazzaville.

Arrêté à Pointe-Noire, le 2 mars 2011, pour «tentative d’organisation d’une grève générale des transporteurs en commun» contre le maire de la ville -ce qu’il a expliqué aux organisations des droits de l’homme- Amédé Délho Loemba a été transféré à Brazzaville, on ne sait pour quelle raison (puisqu’à Pointe-Noire, il y a des tribunaux), et détenu dans les locaux des services de renseignements.
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