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***** Le Congo dans le rouge : Le pays s’est ré-endetté à hauteur de 2.700 milliards FCFA en 2015 . *******

Comment prôner le changement ?

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« Mieux vaut prendre le changement par la main avant qu’il ne nous prenne par la gorge. » CHURCHILL (Winston)

Dans un pays ouvert vers un monde en perpétuelle mutation, la notion de gouverner ensemble dans la transparence à laquelle nous restons profondément attachée est une dimension plus que jamais prioritaire. Le Congo n’a jamais été une nation repliée sur elle-même. Le plus souvent elle s’est faite remarquer par son ouverture aux autres, c’est le cas actuellement par l’accueil des milliers des congolais démocratiques qui fuient les tensions post-électorales dans leur pays.

Le Congo a toujours eu foi en ses valeurs nationales d’unité et par son ambition de bâtir un pays où la paix et la poursuite des idéaux de développement sont les vrais moteurs de son existence. Les vingt dernières années sont marquées par des conflits de tous genres pouvant donner prétexte à ceux qui pensent que le vouloir vivre ensemble ne peut être réalisable dans notre pays. Les guerres civiles, le sectarisme, la montée de l’exclusion, la dépravation des valeurs, la mauvaise gouvernance, tous ces maux qui aujourd’hui placent le citoyen congolais dans l’incertitude le poussant à adopter une attitude de repli sur soi qu’a celle de croire en l’avenir.

Pourtant les raisons d’y croire sont multiples, car le Congo n’a jamais été un rassemblement de communautés juxtaposées mais une nation cohérente qui tire sa force dans sa capacité à œuvrer ensemble. Pour cela, il nous faut transcender nos peurs, nos doutes, nos différences et activer nos compétences pour relancer cette nouvelle vision d’un Congo tourné vers la recherche et l’amélioration des conditions d’existence de toutes ces filles et tous ces fils.

Rejeter le système actuel et prôner le vivre ensemble.

Ce qui est blessant aujourd’hui c’est de constater que les gouvernants actuels sont transformés en marchands de tapis tissant le mensonge comme recette pour écouler les produits avariés. Il  est vain de nier la réalité qui accable chaque jour les congolais. C'est la répartition inégale des richesses entre tous les citoyens. Le système sassouiste que nous ne cessons de dénoncer a érigé au sommet de l’état la course au profit en ne produisant aucun effort. Dans cette quête incessante de l’argent facile, l’homme politique s’est dévoyé dans la corruption et dans l’achat des consciences reléguant au second plan ce à quoi il a été élu. On a fabriqué des ventriloques politiques qui passent leur journée à vanter un pouvoir rejeté par la majorité des congolais. Peu importe, on n’est pas récompensé au mérite. La transparence et la notion du résultat ne faisant pas partie des prérogatives de ce système qu’il n’est pas surprenant que le pays s’enfonce un peu plus chaque jour dans les abîmes d’une médiocrité contagieuse. Les maux dont souffrent le Congo aujourd’hui, nous les héritions de ce gouvernement défaillant, indigne mais surtout corrupteur à tous points. Aucun des projets d’investissement votés depuis 14 ans n’a été entièrement mené à terme sans qu’il y ait plusieurs rééchelonnements d’investissement nouveau. Notre dette a été augmentée de plus 5000 milliards ces dix dernières années sans que la situation sociale des congolais ne s’améliore. Les auteurs de cette catastrophe économique sont connus, certains sont mêmes cités par la commission de lutte contre la corruption.

Mais ne soyons pas dupes, il est prouvé que les auteurs et les accusateurs se partagent, dans les salons feutrés de Brazzaville, les sommes d’argent usurpées au congolais. Notre pays est devenu, au cours des ces dernières années, un champ clos d’affrontements ou de revendications personnelles pour s’octroyer plus de richesses. Cette dérive qui est la marque de fabrique du sassouisme conduit gravement au renoncement des valeurs qui fondent notre pays. Ce système a vendu notre liberté à des sociétés industrielles étrangères sous formes de « fausses licences » d’exploitation de nos ressources sans une consultation préalable du peuple souverain. Ce pouvoir a mis en place une société atomisée, gouvernée par des pitres distribuant des droits comme des aumônes dans laquelle chacun n’aurait plus qu’à se donner la peine de vivre égoïstement. On se satisfait de voir les siens et les amis vivre dans l’opulence au détriment de toute une population laissée à l’abandon.

Il se trouve qu’il existe d’autres acteurs que le Congo privilégie aujourd’hui, les acteurs qui œuvrent pour une société responsable s’appuyant sur des solidarités et la mise en commun des compétences. Ceux–ci basés sur l’exemplarité et l’équité prônant ainsi le retour d’une société humaine, cohérente, unie qui privilégie le partage de la richesse au détriment de l’opulence de certains. Sans une démocratisation maîtrisée, le Congo court le risque de perdre le lien sacré qui l’associe au peuple. Pour cela il faut une alternance mesurée, préparée, et apte. Les élections ne doivent pas se résumer à une compétition de leaders désirant gérer notre « démocratie ». Mais bien l’avènement au pouvoir des individus mettant en avant la construction d’une société responsable et créative en conjuguant ensemble au présent la bataille de l’instruction, de réduction des dépenses, pour punir les fraudeurs, pour assainir la fonction publique des emplois fictifs, pour combattre la corruption et les privilèges enfin pour prôner un état digne avec les autorités exemplaires et décents. Respecter l’état c’est se respecter soi-même.

Il nous faut donc nous regarder en face sans complaisance et surtout sans hypocrisie en reconnaissant nos insuffisances, nos erreurs pour rétablir le pays dans le droit chemin. Le vivre ensemble doit se traduire par une nouvelle manière de concevoir la pratique de l’activité politique qui, pour beaucoup, est aujourd’hui le tremplin de l’enrichissement illicite et personnel ce qui est contraire à la notion de servir le peuple.

C’est justement dans ce contexte qu’il nous faut un éveil d’une nouvelle génération.

Osons le changement pour donner une chance au Congo

L’éveil d’une nouvelle génération jusqu'alors « apolitique » est la preuve d’une prise de conscience majeure qui gagne sans cesse les citoyens congolais. Au fond, les congolais se posent, de manière sereine, la question suivante : La situation actuelle du pays exige t-elle un changement profond ?

Il n’est point besoin d’être académicien pour s’en rendre compte que la détérioration du tissu social congolais est plus qu’alarmant. Le besoin du changement se pose donc avec acuité. Il faut changer les habitudes, les idées en particulier renouveler cette classe politique qui dans un élan d’interchangeabilité a reproduit les mêmes erreurs. L’opposition actuelle est difficilement crédible parce que bons nombres de ses membres ont servi ou continuent à mettre les pieds à l’étrier à l’actuelle fossoyeuse classe dirigeante. Certains sont même prêts à se donner en spectacle au prochain dîner des cons appelé concertation. Il est clair que l’opposition comme la classe au pouvoir ne pourront pas arriver à crédibiliser une nouvelle concertation si l’on exclut toute cette nouvelle génération de cadres qui œuvre depuis des années à redynamiser le pays.

Le vrai changement se fera sur des bases simples de fédéralisme axé sur la construction d’une démocratie humaine et transparente. Qu’on agisse seul ou dans le cadre d’une alliance, le dialogue ou concertation politique, peu importe le terme, devrait d’abord donner lieu, pour le gouvernement, à une appréciation des contraintes et à l’acceptation de la nécessité d’un changement politique.

Il n’est plus acceptable que l’on puisse de nos jours incarcérer les gens sur le simple mobile d’une protestation contre la corruption des membres de la mairie de Pointe-Noire. Le cas de notre compatriote Amedé Deleau Loemba relève d’un abus de pouvoir insupportable. Construire notre démocratie, c’est donner à la classe politique les moyens de respecter le droit.

Les autorités congolaises actuelles refusent de suivre le cours des flots alors que la population leur montre la chute qui se profile à l’horizon. Ce manque de cohérence issue d’un mutisme politique est suicidaire. Les exemples n’en manquent pas de nos jours pour l’étayer. Il apparaît de plus en plus évident que le changement se fera sans eux. Le danger qui guette le pouvoir actuel, en raison de l’attitude de son obscurantisme, est justement de rester aveugle aux bouleversements sociaux et ainsi ne pas être en mesure d’affronter les crises. Car aujourd’hui, il ne faut plus chercher à contraindre l’incertitude ni encore à la réduire en silence, mais plutôt il faut apprendre à l’intégrer dans le processus évolutif des mentalités. Ceci en fournissant aux populations les moyens d’en réduire les effets sur leur insécurité. Cela passe par une libéralisation de la presse, l’adoption des mesures sociales équitables. Encore faut-il, pour ce faire, que les autorités aient affronté leur propre insécurité résultant du contexte actuel plutôt que de se réfugier derrière les paradigmes traditionnels, claniques et mercantiles qui dépravent leur vision. Ainsi donc « Mieux vaut prendre le changement par la main avant qu’il ne nous prenne par la gorge. » CHURCHILL (Winston)

Jean-Claude BERI

www.dac-presse.com

Commentaires  

 
0 #9 Roger tati 11-12-2011 18:58
Les jeunes n’entendent pas être mis à l’écart.C’est ainsi qu’un jeune a balancé, à l’endroit de Martin Mberi, qu’on a assez vu les gens de sa génération. Ils doivent laisser la place aux jeunes.
Martin Mbéri a indiqué que s’il faut rêver de changement, il faut que ce soit un changement maîtrisé. Il a reconnu que c’est la classe politique, dont il fait partie, qui est responsable du retard que le Congo a connu, ajouté à cela toutes les guerres civiles qui ont sérieusement secoué le pays et fortement dégradé son tissu social.
«Nous devons nous remettre en cause. Il n’y a que nous pour dire que ce n’est pas bon…», a-t-il dit, avec le franc-parler qui a toujours été le sien.
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0 #8 Bienvevu Ondzon 11-12-2011 18:32
Ainsi, André Ongagna, qui a complété la présentation sommaire du livre a, en fait, marqué son désaccord par rapport à la nouvelle configuration administrative du territoire national proposée par Martin Mbéri, avec la création de cinq provinces. Jean-Pierre Lékoba, quant à lui, a fait la lecture critique de l’ouvrage, en avançant que le pays ne peut pas vivre en reclus. Il doit tenir compte de l’évolution, de la mondialisation et, bien sûr, des mutations qui s’opèrent au plan international.
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0 #7 Bienvevu Ondzon 11-12-2011 18:31
Me Martin Mbéri suggère de revoir aussi le système organisationnel de l’Etat, pour mettre de l’ordre dans son fonctionnement. Il a fait savoir à l’assistance certains obstacles qui freinent le Congo d’avancer vers la mondialisation, à savoir: la tribu, la sorcellerie, la colonisation qui a divisé pour mieux régner. Pour ce faire, l’auteur cite trois grands peuples qui peuvent faire l’équilibre dans le pays, notamment: Kongo, Téké et Ngala. Ces trois peuples forment de grands ensembles pour le Congo.
Revenant sur son idée de cinq provinces, il propose la province du Nord avec les Ngala; la province du centre avec les Téké; la province Kongo et la province littorale à Pointe-Noire.
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0 #6 Dominique Okouo 11-12-2011 00:22
Créer une commission pour enterrer un problème

Les Congolais n’ont pas besoin d’une enquête pour comprendre que le pays vit une descente aux enfers parce qu’un clan capture toute la richesse de la Nation.

Le rapport de Laurent Tengo relève de l’escroquerie. En politique, c’est connu, quand on veut enterrer un problème, on crée une commission. C’est ce que vient de faire Sassou en créant successivement deux commissions en l’espace de six mois. Grâce à cette parade politique face aux mauvaises langues, Sassou vient d’adresser un message, sans équivoque, aux Congolais : « Circulez, il n’y a rien à voir. »

Autant dire que la corruption dans ce pays a de beaux jours devant elle.
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0 #5 Tsombé 11-12-2011 00:19
Ancien lissoubiste, Laurent Tengo, nommé député de Madingo-Kaye, en « lieu et place de Mavoungou Zinga Mabio » est appelé « traître des traîtres » par ses anciens amis de la Mouvance et surnommé également « grand commis du Pouvoir ». Il serait chargé (à en croire notre confrère camerounais http://www.camer.be/index1.php?art=...) du « projet fou de la modification de la Constitution qui permettra à Sassou de garder son fauteuil doré au-delà de 2016 au nez et à la barbe du peuple congolais. » On le dit aussi « proche de Roland Bouiti Viaudo (actuel maire de Pointe-Noire, proche de mama Anto) »
Laurent Tengo, en plus d’être un plastron, est un ripou.
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0 #4 Tsombé 11-12-2011 00:17
Traître des traîtres

Qui est Laurent Tengo qui s’en prend à la corruption ? Qui est ce secrétaire permanent de la commission ayant eu l’idée de donner aux Congolais une idée du niveau « périlleux » de la corruption dans notre pays ? Qui est Laurent Tengo, l’Eliot Ness de la morale économique au Congo ? Qui lui a donné l’ordre d’enquêter, alors que les effets latéraux et collatéraux peuvent être, justement, mortels pour les commanditaires de cette fouille-merde ?
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0 #3 Tsombé 11-12-2011 00:13
Pourquoi Laurent Tengo sort un nouveau rapport sur la corruption alors que récemment, Alphonse Nzoungou, à la tête d’une prétendue et prétentieuse CNLCCF (Commission Nationale de la Lutte contre la Corruption et la Concussion et la Fraude), avait déjà pondu une enquête dont les résultats, visiblement, sont restés lettre morte ? Qui sont ces fouineurs qui osent s’attaquer à ce Léviathan nommé Chemin d’Avenir ? Qui leur donne le feu vert pour traquer la vermine ? Laurent Tengo a fait un classement des corrupteurs et des corrompus de la République. C’est P. Bourdieu qui dit que dans un classement, c’est bon de classer aussi celui qui classe.

Pourquoi ce rapport est-il réalisé maintenant et quel sort sera réservé à ceux qui ont été pris en flagrant délit de corruption ? Comment les résultats de l’enquête ont-ils été accueillis à Mpila, Mecque de la corruption ? Là-dessus Laurent Tengo ne souffle mot.
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0 #2 jacob loumouamou 09-12-2011 11:46
La meilleure façon de faire entendre ta voix et surtout tes idées que je trouve très intéressantes c'est que tu adhère dans un grand parti politique, Je suis certain que tu seras bien accueilli dans ses structures car beaucoup te lisent , te suivent, t’apprécient mais ne savent pas comment t'aborder . Il est temps que tu réfléchisse à la manière de rendre positif tout ce bon travail que tu fais.
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0 #1 DE BRAZZA 09-12-2011 11:20
Tu as toujours su pointer là ou il faut , mais c'est dommage que tu n'aille pas au bout des choses. On a l'impression que tu fais les choses a moitié. Tes critiques et tes observations alimentent bien le gouvernement , mais pourquoi ne t'en servirait-il pas toi même pour faire avancer tes propres idées? J'ai recensé pas mal de tes idées qui sont aujourd'hui repris par le gouvernement , sacs plastiques, interdiction d'importer des véhicule de plus de 10 ans, mise en place des fontaines d'eau, .....On voit bien que tu ne parle pas en l'air comme beaucoup de congolais. Mais je pense qu'il est temps que tu passe a autre chose c'est à dire à l'action concrète.

Merci
un admirateur de Brazza
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