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L’opposition appuie sur l’accélérateur, Denis Sassou Nguesso sabote les pédales !

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L’imbroglio vient de Commencer avant les législatives piégées de 2012.

A quelques mois des élections législatives de 2012 et au moment où, ici et là, dans la plupart des officines politiques, la convocation très attendue d’un dialogue politique, franc, sincère et apaisé, entre d’une part, le pouvoir incarné par le PCT et de l’autre, le Front des Partis de l’Opposition Congolaise (FPOC) interpelle la conscience collective, il ne faudrait pas cesser de dire aux Congolais qu’en tant que peuple, ils ont leur destin entre leurs mains, pour avoir été, plus d’une fois, victimes de ce que certains observateurs avertis désignent par "la sorcellerie politico-politicienne".

Décidément, pendant que l'opposition appuie sur l'accélérateur, les faucons de Mpila dérèglent et sabotent sans cesse toutes les pédales du dialogue politique qui, peu à peu, ressemble à un serpent de mer !

Comme d’habitude, les "préalables paralysants" et les sorcelleries politiciennes d’hier et d’avant-hier reviennent en surface et bloquent, hermétiquement, la voie qui mène droit vers la tenue, en 2012, des élections libres, transparentes, démocratiques et surtout... civilisées.

Tels sont les centres d’intérêt de la conférence de presse organisée, le 1er décembre 2011, à Brazzaville, par le Front des Partis de l’Opposition Congolaise (FPOC) que dirige M. Rigobert NGOUOLALI. Y ont pris part, tous les leaders des partis du FPOC, entre autres, MM. Mathias DZON (UPRN-ARD), Pascal TSATY-MABIALA (UPADS), Clément MIERASSA (PSDC), Paul-Marie MPOUELE, (PJR), Bonaventure MBAYA (CC), Bonaventure MIZIDY (MIS-UDDIA), sans les délégations de l’UDR-Mwinda et celle du CNR - parti du Pasteur NTOUMI

Sans délai, la très patriotique rédaction de "Talassa", publie, ici, sans maquillage politicien trompeur, quelques morceaux choisis de cette conférence de presse.

Sur l’organisation du recensement administratif spécial (RAS)

Quand et comment allons-nous alors aborder les questions relatives à l’organisation des élections législatives de 2012 ? Pour le FPOC, la nécessité et l’urgence de mettre en place une Commission Électorale véritablement indépendante se fait jour afin de garantir la transparence, l’égalité et le succès des élections

En effet, depuis la tenue de sa Convention en avril 2011, à Brazzaville, le Front des Partis de l’Opposition Congolaise, s’était déjà inquiété de la qualité du recensement administratif que le Gouvernement venait d’organiser - de manière unilatérale - et qui n’est autre qu’un recensement administratif spécial déguisé duquel, devait être tiré le corps électoral.

Au fil des mois, le gouvernement est train de dérégler les pédales du processus électoral souhaité par le FPOC au motif que jusqu’à ce jour, toutes les promesses et les rendez-vous fixés montrent à suffisance que le diktat, les agendas cachés et calculs politiciens enregistrés en 2007 et 2009 n’ont pas totalement déserté les intelligences de ceux qui composent aujourd’hui la majorité au pouvoir.

Inexorablement, la fuite en avant se dessine au fil des jours. Le chien du FPOC aboie, la caravane de Mpila passe !

Pour s’en convaincre, les attentes du FPOC sont restées lettres mortes : pas de dialogue franc et sincère, pas de recensement administratif spécial, pas un nouveau découpage électoral, pas de restructuration de la CONEL, etc...

Le chien du FPOC aboie, la caravane du PCT passe !

"C’est ainsi qu’afin de permettre l’organisation, dans un délai raisonnable, d’un véritable recensement administratif spécial qui associerait les partis politiques, afin de déterminer, de façon consensuelle le corps électoral, le FPOC avait remis une déclaration au ministre de l’Intérieur et de la Décentralisation, Raymond Zéphyrin MBOULOU, depuis le 14 mai 2011", a déclaré Rigobert NGOUOLALI.

Le Ministre MBOULOU avait défendu mordicus que l’organisation du recensement administratif est une prérogative du gouvernement et non des partis politiques. Toutefois, dans le but de rassurer les partis membres du FPOC, le ministre MBOULOU avait évoqué la réalisation en novembre 2011, d’un recensement administratif spécial, qui associera les Partis Politiques, aux fins de la détermination consensuelle d’un corps électoral fiable. Malheureusement, jusqu’à ce jour, ce recensement administratif spécial (RAS) ainsi que la convocation d’une concertation politique devant regrouper la majorité et l’opposition tirent en longueur.

Car, le 8 novembre 2011, le ministre MBOULOU observe un long silence, ce qui retarde non seulement la convocation du dialogue politique mais aussi le lancement de l’opération de révision extraordinaire des listes électorales, qui était prévu le 1er décembre 2011, a déclaré le Collège des présidents du FPOC.

Rien. Absolument rien n’a été respecté jusqu’à ce jour par le ministre Zéphyrin MBOULOU qui, au fil des jours, opte pour une fuite en avant qui ne profitera à personne !

Pour le FPOC, les délais constitutionnels, devraient nous obliger, pouvoir et opposition, à baliser le chemin des élections en travaillant, sans relâche, afin que le calendrier électoral soit respecté. Le recensement administratif spécial (RAS) étant une opération non inédite au Congo Brazzaville car, elle a déjà été réalisée en 1996 et en 1997, aux fins de déterminer de façon consensuelle le corps électoral.

Au regard de tout ce qui précède, pour le collège des présidents du FPOC, il sied de se demander d’où proviennent tous ces blocages qui pourront, si l’on n’y prend garde, mettre en péril nos élections et surtout susciter des conflits et désordres inutiles au Congo Brazzaville ?

Le découpage électoral est à revoir : Epéna, Ollombo ont plus de députés que les communes de Nkayi et de Ouesso !

Cela est étonnant ! Aujourd’hui, grâce à la science de la sorcellerie politico-politicienne en vogue, certaines localités moins peuplées comme Epéna avec 17.000 habitants, Mvouti avec 18.000 habitants, Ewo avec 20.000 habitants, Ollombo avec 21.000 habitants, ont chacune deux (2) circonscriptions électorales au même titre que Mindouli qui a 53.000 habitants, alors que des localités plus peuplées comme Ngabé avec 30.000 habitants, Loudima avec 32.000 habitants, Kinkala avec 34.000 habitants, Mouyondzi avec 36.000 habitants, Madingou avec 63.000 habitants et Nkayi avec 72.000 habitants n’ont, chacune, qu’une (1) seule circonscription électorale !

En sus, le collège des présidents du Front a déclaré que Brazzaville sera l’unique lieu de la tenue de concertation politique. Que le Gouvernement abandonne tout diktat pour privilégier le dialogue.

Comme l’avait reconnu le Ministre Isidore MVOUBA, il y a quelques années, le FPOC attend la mise en place d’une commission préparatoire de cette concertation politique, au sein de laquelle seront déterminés de façon consensuelle les quotas de participation, la date de la tenue de cette concertation, ainsi que son ordre du jour.

Pour le Président NGOUOLALI, que les sommes financières mobilisées pour le rendez-vous piégé d’Ewo, puissent être utilisées dans les domaines sociaux tels que la santé, l’éducation, l’achat des tables-bancs pour les écoles, l’emploi des jeunes, la situation des retraités, etc.

Le chronogramme du FPOC : un coup d’accélérateur pour éviter l’enlisement du processus électoral

- Du 08 au11 décembre 2011 : Mise en place de la commission préparatoire ;

- Du 15 au 20 décembre 2011 : Tenue à Brazzaville de la concertation politique ;

- Du 21 au 31 décembre 2011 : Préparatifs du recensement administratif spécial ;

- Courant Janvier 2012 (date à déterminer) : Lancement du recensement administratif spécial dont la durée de réalisation ne dépasserait pas les trois mois.

En définitive, alors que l’opinion congolaise, dans son ensemble, nous en sommes intimement convaincus, revendique, de plus en plus, l’apaisement du climat socio politique au travers la tenue d’une concertation politique à Brazzaville devant permettre l’organisation consensuelle, apaisée des législatives de 2012, les choses ne semblent pas bouger et rien n’a été accordé autour du découpage électoral, la maîtrise du corps électoral, le lieu et l’ordre du jour de la concertation politique.

Si ce n’est pas de la sorcellerie politico-politicienne bien connue de tous, ça y ressemble ! Sans doute. Affaire à suivre.

Par Alain Michel IKELEMBA-MOLANDA (Talassa)


Commentaires  

 
0 #2 Roger tati 11-12-2011 22:32
Le collège des présidents propose que les sommes financières qui semblent ainsi disponibles et qui auraient pu servir à la délocalisation de cette concertation politique, puissent être utilisées dans les domaines sociaux tels que la santé (amélioration urgente de la situation du C.h.u et autres structures sanitaires), l’éducation (équipements des laboratoires à l’Université, achat des tables-bancs pour les écoles...), l’emploi des jeunes, la situation des retraités.
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0 #1 Roger tati 11-12-2011 22:32
Après le compte-rendu fait par la délégation du Front, le collège des présidents du Front a, au cours de sa réunion extraordinaire tenue à Brazzaville, le 30 novembre 2011, arrêté ce qui suit: 1- sur le lieu de la tenue de la concertation politique:
Au regard des préoccupations qui ont toujours été les siennes, relatives à la rigueur et à la discipline budgétaire, à la réduction du train de vie de l’Etat, aux nombreux défis et problèmes à résoudre, sans oublier les problèmes de sécurité, le collège des présidents du Front demande au gouvernement de tout mettre en œuvre, pour la tenue, à Brazzaville, de cet important rendez-vous.
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