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Communiqué final de la concertation politique tenue à Ewo

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Les travaux de la concertation politique, tenue du 15 au 17 décembre 2011 à Ewo (département de la Cuvette-Ouest) se sont achevés par un communiqué final dont nous vous présentons l’intégralité.

L'apparente ouverture démocratique présentée dans ce communiqué final, se confirmera-t-elle dans les faits ? Echaudée par de nombreuses promesses non tenues, la rue congolaise doute à juste titre. Seul le scrutin législatif de 2012 pourra répondre à cette question. Si ces élections se déroulaient en toute transparence, force serait de reconnaître que le Congo a (re)fait un grand pas politique en avant, tant bien même que si le pouvoir y était mis en minorité, le parlement ne serait pas en mesure d'imposer quoi que ce soit à la Présidence de la République.

Nous attendons avec impatience les appréciations des absents à cette réunion : FPOC, Mathias Ndzon, Clément Miérassa... Mais aussi celle de participants venus de l'opposition. Jointe au téléphone Aimée Mambou Gnali nous a déclaré que la réunion s'est très bien passée. Nous attendons de la rencontrer pour qu'elle nous en dise davantage, surtout sur ce qui s'est dit et fait dans les couloirs et antichambres. Nous le dira-t-elle ?

 

Communiqué final

A l’invitation du Gouvernement, il s’est tenu à EWO, du 15 au 17 décembre 2011, la concertation politique, prélude aux élections législatives de 2012. Y ont pris part : les membres du Gouvernement et leurs collaborateurs, les membres des partis et groupements politiques de la majorité, des partis et groupements de l’opposition et du centre, les représentants de la société civile, les présidents des groupes parlementaires, les représentants des institutions et administrations publiques, les représentants du corps diplomatique, ainsi que des organismes internationaux invités à cet effet et dont la liste est jointe en annexe. 

La cérémonie d’ouverture a été placée sous le patronage du Ministre de l’Intérieur et de la décentralisation, qu’entouraient messieurs Guy Brice Parfait Kolélas et Bienvenu Okiémy, respectivement ministre de la Fonction publique et de la Réforme de l’Etat et ministre de la Communication et des Relations avec le Parlement. A cette occasion, trois allocutions ont été respectivement prononcées :

  • La première par le sous-préfet du district d’Ewo, pour son mot de bienvenue aux délégués de la concertation;
  • La deuxième par le préfet du département de la Cuvette-Ouest, qui a exprimé la chaleureuse hospitalité de toute la population de la Cuvette-Ouest et le souhait de celle-ci de rendre agréable le séjour des participants, tout en préservant dans leurs discussions, la tolérance en vue de consolider la Nation ;
  • La dernière, par le Ministre de l’Intérieur et la Décentralisation. Dans son allocution d’ouverture, le Ministre de l’Intérieur et de la Décentralisation, Raymond Zéphirin Mboulou a exprimé, au nom du Président de la République et de son Gouvernement, sa profonde gratitude aux participants, non seulement pour avoir accepté d’honorer la rencontre de leur présence, mais encore pour l’intérêt qu’ils accordent à la recherche de solutions constructives en vue d’élections libres, transparentes et apaisées. Il a insisté sur l’option démocratique choisie par le Congo et par sa consolidation en préparant toutes les conditions pour que le peuple exprime librement ses choix, au travers des consultations électorales libres et transparentes. Il a ensuite reconnu que les élections peuvent être source de conflits au regard d’éventuelles contestations qui en découlent parfois.
Il a réitéré enfin la volonté du Gouvernement de travailler à la consolidation de la paix au travers d’un dialogue toujours ouvert et permanent. Après quoi, il a déclaré ouverts les travaux de la concertation politique. 

A l’issue de la cérémonie d’ouverture, il a été procédé à la vérification des mandats, qui a montré que le quorum était atteint. Les participants ont ensuite adopté l’ordre du jour ainsi que présenté : 

Vérification des mandats ;
  1. Examen et adoption du projet d’ordre du jour ;
  2. Examen et adoption du projet de règlement intérieur de la concertation politique ;
  3. Point sur la mise en œuvre des recommandations de la concertation politique d’avril 2009 ;
  4. Communication du président de la CONEL sur «la traçabilité des résultats électoraux ;
  5. Prise en compte de la représentation des circonscriptions nouvellement créées et le découpage électoral ;
  6. Préparation des élections législatives 2012 (méthodologie de détermination du corps électoral) ;
  7. Représentation des partis politiques et de la société civile au sein de la CONEL ;
  8. Divers ;
  9. Adoption du Communiqué final.
Après avoir adopté avec amendements et de façon consensuelle, le règlement intérieur, trois (3) commissions ont été mises en place, pour des besoins d’efficacité. Il s’agit, notamment, de :
  • La Commission I : «Méthodologie de révision en vue de l’établissement des listes électorales fiables»;
  • La Commission II : «Représentation des partis politiques et de la société civile au sein de la CONEL»;
  • La Commission III : «Prise en compte de la représentation des circonscriptions nouvellement créées».
L’examen des différents points inscrits à l’ordre du jour a donné les résultats suivants : 

I. Des communications :
  1. Sur la mise en œuvre des recommandations de la concertation politique d’avril 2009 : Intervenant sur ce point, le ministre de l’intérieur et de la décentralisation a procédé à un rappel des conclusions retenues lors de la concertation politique d’avril 2009 puis, il a fait le point sur la mise en œuvre de celles-ci. S’agissant justement de leur mise en œuvre, le ministre a souligné qu’elles se déclinent sur deux ordres : les conclusions qui ont été mises en œuvre ; les conclusions qui, malgré les difficultés, ont connu des avancées significatives. Pour ces dernières, le gouvernement mettra tout en œuvre pour qu’elles soient exécutées.
  2. Sur la communication du président de la CONEL relative à «la traçabilité des résultats électoraux» : Parlant de la traçabilité des résultats électoraux, le président de la CONEL a rappelé la fonction et les limites de la liste électorale dans le processus électoral avant d’évoquer la problématique des résultats électoraux et la traçabilité en question. Au terme de sa communication, il a invité tous les acteurs, partis politiques et société civile, à s’impliquer davantage dans le suivi des résultats électoraux, en s’appropriant les procédures prévues par les lois et règlements de la République en matière électorale. Il a en outre, souligné que la loi électorale congolaise comporte des dispositions garantissant la transparence lors des opérations préélectorales et électorales et il a reconnu qu’elle gagnerait à être amendée sur quelques dispositions techniques.
Communiqué final de la concertation politique tenue à Ewo
II- Des travaux en commissions et des recommandations en plénière : 

- Commission n°1 : 

Sur la méthodologie de révision en vue de l’établissement des listes électorales fiables : Présidée par monsieur Séraphin Ondélé, directeur de Cabinet du ministre de l’intérieur et de la décentralisation, assisté de monsieur Chris Antoine Walembaud, vice-président, et du secrétaire rapporteur, monsieur Clotaire Kimpoudi Bambi, la commission a planché sur la méthodologie pouvant permettre de parvenir à l’établissement des listes électorales fiables. Dans cette optique, elle a suggéré, après un débat fructueux et responsable, de faire participer toutes les sensibilités politiques ainsi que la société civile au travail des commissions administratives et locales, comme le prévoient les textes en vigueur. La participation des partis politiques et de la société civile devrait s’étendre aux bureaux d’enregistrement. 

Elle a recommandé, à cet effet, la modification du décret 2008-407 du 9 octobre 2008, modifiant le décret 2001-730 du 31 octobre 2001 portant création, attributions et organisation des commissions administratives de révision des listes électorales, ainsi que la création d’un comité national de certification des listes électorales. A l’examen de ce rapport, deux points de vue sont apparus en plénière à propos de la dernière recommandation, précisément celle qui porte sur la création d’un comité national de certification des listes électorales. Du premier point de vue se dégage l’idée que cette commission pourrait, si elle est acceptée, donner une caution morale au corps électoral. Ce qui éviterait la contestation d’une couche de la classe politique. Du second point de vue se dégage l’idée qu’une telle institution ferait le même travail que la CONEL, alourdirait inutilement le mécanisme de contrôle des listes et ouvrirait la voie à des incertitudes et éventuellement à des blocages. 

La plénière a décidé de retirer purement et simplement cette recommandation, tout en prenant position pour une révision des listes électorales en tenant compte des obligations de respect des délais constitutionnels. 

- Commission n°2 : 

Sur la représentation des partis politiques et de la société civile au sein de la CONEL : Présidée par monsieur Charles Nganfouomo, Préfet, directeur général des collectivités locales, assisté de monsieur Martin Oyali, vice-président, et du secrétaire-rapporteur, monsieur Germain Loubota, la commission a planché sur la représentation des partis politiques et de la société civile au sein de la CONEL. 

Après un débat préliminaire sur l’objet du travail à effectuer, les membres de la commission ont convenu d’examiner la question de la «représentation des partis politiques et de la société civile au sein de la CONEL» dans le cadre de la problématique générale de l’organisation et du fonctionnement de cet organe, l’objectif étant de rechercher son efficacité. 

Traitant de la représentation des partis politiques et de la société civile au sein de la CONEL, les participants ont reconnu que, conformément aux recommandations de la concertation politique d’avril 2009, la CONEL a été effectivement ouverte à toutes les sensibilités tant au niveau de la coordination, du comité technique, du comité de suivi et de contrôle que des commissions locales. Ceci a été matérialisé par le décret n° 2009 -154 du 18 mai 2009 modifiant et complétant le décret n° 2001-587 du 20 décembre 2001 fixant l’organisation et le fonctionnement de la CONEL et les modalités de désignation de ses membres, tel que modifié par le décret n°2007-281 du 26 mai 2007. En dépit de cette ouverture, certains partis politiques ont refusé d’intégrer les structures de la CONEL. Les participants ont souligné l’ambiguïté concernant l’expression «autres partis», car en démocratie, la classification des partis politiques amène à constater une majorité, une opposition et un centre. 

Traitant de la CONEL proprement dite, les membres de la concertation ont reconnu que la loi électorale congolaise comporte des dispositions garantissant la transparence lors des opérations préélectorales et électorales. Cependant, ils ont noté une faible appropriation de ces dispositions par les acteurs politiques et la société civile. Cela s’illustre par le fait que, lors de l’établissement des listes électorales, les partis politiques sont membres des commissions administratives de révision, malheureusement leur contribution demeure faible. De même la CONEL a pour mission, entre autres, de contrôler les listes électorales. Ils ont fait remarquer qu’à ce niveau les partis politiques ont encore une fois la possibilité de contrôler ces listes, parce qu’ils en sont membres. Par ailleurs, les délégués des candidats n’usent pas toujours de leurs prérogatives reconnues par la loi au sein des bureaux de vote. En effet, alors qu’ils sont cosignataires des procès-verbaux et du formulaire de transcription des résultats, ces délégués négligent parfois leur rôle. A l’issue de quoi, les membres de cette commission ont formulé des recommandations pour renforcer l’efficacité de la CONEL et garantir la transparence en matière électorale. 

- Commission n°3 : 

Sur la prise en compte de la représentation des circonscriptions nouvellement créées et le découpage électoral : Présidée par monsieur Gaston Ololo, préfet, Inspecteur général de l’administration du territoire, assisté de monsieur Serges Ikiémi, vice-président, et du secrétaire-rapporteur, monsieur Mohamed Samba, ainsi que de deux membres dont, monsieur Aurélien Brillant Miamissa et Mme Brigitte Kouéyi, la commission a planché sur la prise en compte de la représentation des circonscriptions nouvellement créées et le découpage électoral. Examinant le point à l’ordre du jour, les membres de la commission ont pris acte de l’information mise à leur disposition par le ministre de l’intérieur et de la décentralisation. Il ressort de celle-ci que, le Gouvernement a pris l’initiative à travers des lois, de : créer de nouvelles entités administratives ; porter le nombre de circonscriptions électorales de 137 à 139 (ce qui entraîne la modification de la loi électorale en son article 54). 

A cet effet, la commission a salué et loué cette initiative du gouvernement de rapprocher l’administration des administrés. Afin de garantir des élections apaisées et consolider ainsi la dynamique de paix si chèrement acquise, les participants à la concertation politique ont formulé les recommandations suivantes :
  • La modification du décret 2008-407 du 9 octobre 2008, modifiant le décret 2001-730 du 31 octobre 2001 portant création, attributions et organisation des commissions administratives de révision des listes électorales, pour prendre en compte la représentativité des partis et de la société civile au sein des bureaux d’enregistrement ;
  • L’inscription par le Gouvernement des opérations préélectorales et électorales dans un timing précis de façon à éviter la précipitation ;
  • La prise des dispositions relatives aux sanctions disciplinaires au sein de la CONEL en complément des sanctions pénales déjà prévues, pour son efficacité ;
  • L’application stricte de la loi électorale qui fait obligation au président de bureaux de vote de remettre un exemplaire du formulaire de transcription des résultats du scrutin dûment signé par toutes les parties à chaque délégué des candidats ;
  • L’introduction progressive dans la législation nationale, de l’usage du bulletin unique ;
  • La diligence de la procédure d’adoption et de promulgation de la loi sur le financement des campagnes électorales ;
  • La prise d’une disposition précisant les pouvoirs des délégués nationaux de la CONEL, qui devraient cosigner les documents sanctionnant le scrutin pour marquer son autorité sur les commissions locales ;
  • Le retrait de la présidence des commissions départementales, de districts et d’arrondissements aux autorités administratives (préfets, sous-préfets, administrateurs maires et maires) ;
  • La remise de la présidence des commissions départementales, des districts et d’arrondissements à des fonctionnaires ou à des personnalités jouissant d’une bonne moralité, nommées par l’administration ;
  • L’amendement de certaines dispositions de la loi électorale et les décrets subséquents pour donner une base juridique aux améliorations proposées lors de la concertation ;
  • Le déroulement des élections législatives 2012 sous le couvert du dispositif juridique nouveau issu de la prise en compte des recommandations de la concertation ;
  • La nécessité d’opérer une réorganisation administrative, susceptible de permettre un redécoupage électoral global, afin de rapprocher l’administration publique des populations, et de mieux organiser les élections ;
  • Procéder à la correction dans les délais raisonnables, de la sous représentation de certaines entités administratives à l’Assemblée nationale, notamment celles dont la densité de la population justifie une meilleure prise en compte, et celles dont la création ne s’est pas transformée en circonscription électorale ;
  • Création de deux circonscriptions électorales nouvelles au niveau des circonscriptions administratives dont le ressort territorial ne correspond pas aux circonscriptions électorales existantes.
Les participants à la concertation ont remercié la communauté internationale, au travers de son Excellence Monsieur Komidor Njimoluh Hamidou, Ambassadeur du Cameroun ; Son Excellence Mme Fayanga Marie Charlotte, Ambassadrice de la République Centrafricaine ; Son Excellence Mme Kalzeube Neldikingar Madjinta, Ambassadrice de la République du Tchad, et Monsieur Lamin Manneh, Représentant Résident du PNUD au Congo, pour leur participation. 

Ils ont remercié également le Gouvernement de la République pour avoir mis toutes les conditions afin que cette concertation se tienne dans la sérénité. 

Les travaux de la concertation politique d’Ewo 2011 qui se sont déroulés dans un climat de compréhension et de tolérance, de responsabilité patriotique et politique, ont été clos par le ministre de l’intérieur et de la décentralisation, monsieur Raymond Zéphirin Mboulou qui, tout en remerciant les participants, s’est engagé, au nom du Gouvernement, à tout mettre en œuvre pour la tenue d’élections libres, transparentes et apaisées pour consolider à cet effet, la dynamique de paix chère à Monsieur le Président de la République et à la nation congolaise toute entière.
Fait à Ewo, le 17 décembre 2011

La concertation
Source : Congo-déchainé.info


Le pari du consensus gagné ?

Le chef-lieu du département de la Cuvette-Ouest entre dans l’histoire politique du Congo par la grande porte. Ewo vient en effet d’abriter une concertation qui a rassemblé la classe politique congolaise. Celle-ci a enfin transcendé ses divergences en s’accordant sur les conditions d’un processus électoral exempt de contestations l’année prochaine. Les travaux qui se sont déroulés en présence du Coordonateur des Agences des Nations Unies, M. Lamin Manneh ont connu, la participation active d’une quarantaine de partis politiques de la majorité, de l’opposition et la société civile. Clôturant lesdits travaux, le ministre de l’intérieur Raymond Zéphyrin Mboulou a pris l’engagement au nom du gouvernement de « traduire rapidement dans les faits, les recommandations prises ».
Au terme de cette concertation, certains représentants des formations politiques ont livré leurs impressions.

Aimée Mambou Gnali

DD« Je quitte Ewo avec un sentiment de satisfaction parce que les choses se sont passées dans un climat de fraternité et de responsabilité. Chacun a lâché un peu du lest par rapport à ses positions initiales. Je trouve normal que le gouvernement ait tenu à ce que nous venions ici. J’ai compris pourquoi le gouvernement a insisté pour que la concertation ait lieu à Ewo. Moi, je suis satisfaite ».

«  Je ne peux pas cacher ma satisfaction. Les participants ont dit ce qu’ils avaient à dire. Le consensus nous a conduits aux conclusions. Le ministre de l’intérieur a souhaité que les partis suivent l’application des conclusions, au lieu de se plaindre toujours ».

Hondjuila Miokono (Rfd)

«  Il faut que les recommandations soient appliquées dans leur intégralité. En 2009, les décrets et les arrêtés pris après le dialogue n’ont pas tous été appliqués. Le ministre de l’intérieur a reconnu ces failles et il a pris l’engagement de pouvoir faire mieux. Aujourd’hui, nous avons fait assez d’avancées. Il ne faut pas aussi penser qu’en un an on peut arriver à une démocratie véritable. Il s’agit de mettre le processus en marche. Je pars d’ici satisfait ».

DD Pascal Tsaty Mabiala(Upads)

«  Des avancées ont été enregistrées à Ewo. Nous avons obtenu par exemple la certification des listes par tous les partis. Nous attendons l’application ».

Guy Romain Kimfoussia (Udr-Mwinda)SS

« Tous les partis sont représentés dans les différentes commissions. La confiance et la fraternité étaient de mise et on a abordé tous les sujets. Y compris ceux qui ont toujours été rejetés à Brazzaville. La sérénité est une des qualités que j’ai observée. Le consensus a été de mise. Nous avons observé la disponibilité de tous les participants, quelles que soient leurs origines. C’est le Congo qui a gagné. Toutes les causes des disputes issues des élections organisées au Congo ont été éliminées.

Un consensus le plus large a été observé sur toutes les questions débattues. Les absents ont des raisons personnelles, mais je pense qu’ils se rattraperont rapidement après connaissance des résultats. Nous avons pris en compte les réclamations du Front de l’opposition et des autres partis qui concourent au bon déroulement des élections. Ceux qui ont boudé Ewo sont obligés de respecter les conclusions. Nous ne travaillons pas pour une fracture de la population, mais pour le Congo. Être traitre sur un projet que nous avons bâti c’est de la grande utopie. Nous sommes les acteurs politiques responsables qui saisissons toutes les mains tendues pour aller toujours de l’avant. Un pas de plus en avant est un progrès. En plus, l’Udr-Mwinda est un parti qui assume son destin et s’allie ou se délie avec les partenaires qu’il souhaite ».

Cris Antoine Walembaud : (Cnr)

«   On ne pouvait pas rester à Brazzaville. Ewo c’est le Congo. Nous avons du respect pour les autorités qui ont souhaité que la concertation ait lieu ici. Nous sommes chez nous à Ewo. On s’est accordé sur tous les paramètres liés aux élections pour que celles-ci soient apaisées. La concertation est comme un match de football. Il faut être sur le terrain. Le Cnr est à l’aise ici ».

Lamin Manneh, (Nations Unies )hj

« En Afrique, il y a toujours un défi par rapport à l’organisation des élections. Le Congo a adhéré au respect de son cycle électoral instauré après la guerre civile. Il est important que tous les partis s’engagent dans le dialogue pour étudier tous les problèmes potentiels afin d’éviter les conflits analogues à ceux en cours en RDC. Je suis très content de la tenue de ce dialogue organisé par le gouvernement. Nous croyons qu’il faut rendre un hommage au président de la République pour son souci permanent de l’unité nationale. Je saisis l’occasion pour féliciter les opposants qui viennent de faire preuve de leur attachement à un processus électoral juste ».

Bienvenu Okiemy (Gouvernement)

«  L’ensemble des forces politiques s’est mis d’accord sur les règles du jeu. C’est une grande leçon que le Congo donne. Dans certains pays, ce sont les organisations internationales qui donnent des orientations sur l’organisation des élections et la façon de vivre aux politiques. Tout le monde s’est mis d’accord pour dire que les Congolais sont maîtres de leur destin et, il leur appartient de déterminer ce que nous voulons du Congo. Les élections à venir seront organisées de façon cohérente de telle sorte que, chaque subjectivité nationale soit respectée. Tout le monde s’est mis d’accord sur le principe. Ewo est une réussite totale. C’est une victoire de la République ».

Pierre Ngolo (Pct)

La classe politique congolaise a fait preuve de maturité pendant les travaux. C’est l’avenir de notre démocratie qui a été réencadré sur l’organisation des élections parce que nous tenons à un scrutin transparent et incontestable. Les décisions sont prises par consensus. Rien n’est décidé unilatéralement ». conduire à la bêtise humaine. L’initiative du gouvernement a été suivie par la classe politique. Il n’y a pas eu d’obstruction à la parole et de sujets tabous. En quittant Ewo, il n’y a plus une seule zone d’ombre. Personne n’a boudé Ewo. Une frange très négligeable de l’opposition a eu tort de ne pas venir. Là où tout le monde se réunit, quels que soient les griefs on devrait s’asseoir pour dialoguer. Libre à la frange de l’opposition qui a refusé de participer à la concertation de s’accrocher aux conclusions de celle-ci. Nous avons été longtemps à l’opposition et nous savons ce que c’est. Qu’ils s’arment d’un peu de courage. Le gouvernement n’exclut personne ».

Parfait Kolélas (Mcddi)

Le Congo ne veut plus retomber dans des erreurs à même de conduire à la bêtise humaine. L’initiative du gouvernement a été suivie par la classe politique. Il n’y a pas eu d’obstruction à la parole et de sujets tabous. En quittant Ewo, il n’y a plus une seule zone d’ombre. Personne n’a boudé Ewo. Une frange très négligeable de l’opposition a eu tort de ne pas venir. Là où tout le monde se réunit, quels que soient les griefs on devrait s’asseoir pour dialoguer. Libre à la frange de l’opposition qui a refusé de participer à la concertation de s’accrocher aux conclusions de celle-ci. Nous avons été long-temps à l’opposition et nous savons ce que c’est. Qu’ils s’arment d’un peu de courage. Le gouvernement n’exclut personne ».

Commentaires  

 
0 #5 tenue ethnique 28-08-2016 05:15
Site enrichissant bien illustré
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0 #4 Karlos 20-12-2011 15:42
Parlant du récent dialogue d'Ewo, le président de la CODH, Emmanuel Ongouala, pense que ce dialogue ne servira à rien, ni même aux intérêts de la paix : « Il faut que les pouvoirs publics prennent réellement la meure de la situation de sorte que la société civile puisse dialoguer, et surtout être comprise dans leur démarche qui consiste à faire en sorte que le pouvoir exécutif d'une part et les partis politiques d'autre part puissent discuter. Parce qu'il faut qu'il y ait un dialogue au sommet de l'État. Ce qui n'est pas le cas... »
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0 #3 Karlos 20-12-2011 15:41
« Je crois que ce n'est ni de l'amateurisme, ni de la mauvaise foi. Apparemment, il y a comme une négligence coupable de la part des autorités de ce pays. On ne peut pas comprendre que chaque fois qu'il y a des élections, les mêmes problèmes ne trouvent pas de solution. Ce n'est pas normal, ni responsable ».
« Nous sommes même en train de dire que cela doit arranger le pouvoir en place. Parce qu'il est dit qu'on ne change jamais une équipe qui gagne. Ce jeu a toujours réussi, le pouvoir en place doit penser qu'il ne sert à rien de changer les règles du jeu dès lors que cela fonctionne. Est-ce qu'une telle situation va se répéter à tous les coups ? »
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0 #2 Strauno Guy 20-12-2011 15:39
Pour le responsable de la plate-forme CODH, l'appareil judiciaire congolais est loin de dire réellement le droit. « On ne peut rien n'attendre de cet appareil judiciaire », a-t-il déclaré. Quant au processus électoral, Emmanuel Ongouala le juge très négatif, voire en deçà des attentes. En effet, la plate-forme pense que la classe politique et les pouvoirs publics doivent se ressaisir, parce que les résultats auxquels ils sont parvenus jusque-là ne sont pas encourageants et ne provoquent chez un citoyen averti de quelconque fierté par rapport à l'état de la démocratie congolaise.
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0 #1 Strauno Guy 20-12-2011 15:39
la CODH juge le processus électoral congolais en deçà des attentes


C'est au cours d'une conférence de presse tenue le 16 décembre 2011 à Brazzaville que le responsable de la Convention des organisations pour la défense de la démocratie et des droits humains (CODH) a porté ce jugement

Emmanuel Ongouala, président de la CODH, a tenu une conférence de presse à Brazzaville qui a porté sur plusieurs points, parmi lesquels la sortie officielle de cette plate-forme qui s'intéresse à la question électorale ; le dysfonctionneme nt de l'appareil judiciaire au niveau du tribunal de grande instance de Brazzaville ; le bilan et les perspectives du processus électoral au Congo.
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