23/03/2017

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***** Le Congo dans le rouge : Le pays s’est ré-endetté à hauteur de 2.700 milliards FCFA en 2015 . *******

NOTRE INVITE DU MOIS : Le député KIGNOUMBI KIA MBOUNGOU, deuxième secrétaire de l'Assemblée Nationale Congolaise

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TRIBUNE LIBRE : Le Congo d’abord.

Vous avez pu constater sur le site de DAC, www.dac-presse.com que nous nous tournons vers chacun des acteurs de la vie politique puisque le sort de notre pays est dans l’association des idées de tous les responsables nationaux. C’est à ce titre que nous pensons utile de connaître leurs opinions sur les principaux sujets qui nous occupent.

 

Notre invité du mois est le député KIGNOUMBI KIA MBOUNGOU, deuxième secrétaire de l'Assemblée nationale congolaise, l'un des grands ténors de l'opposition nous livre ses impressions.

 

DAC PRESSE : Honorable député, le 22 décembre 2009 vous avez remplacé Mme Claudine Munari, actuelle ministre du Commerce et des Approvisionnements, au poste de deuxième secrétaire de l'Assemblée nationale congolaise, quelles leçons tirez-vous de ces deux premières années d’exercice  au sein du bureau de l'Assemblée nationale?


KIGNOUMBI KIA MBOUNGOU : Merci d’abord de cette invitation sur votre site. J’espère surtout qu’il y’aura d’autres débats avec vous et avec les internautes qui visitent ce site.

Pour revenir au sujet principal de votre interview, c'est-à-dire à mes impressions en tant que membre du bureau de l’Assemblée Nationale. Il faut déjà vous dire qu’avant d’être membre du bureau, je suis un homme politique et député. Je peux donc simplement dire que je ne suis pas satisfait du travail de parlementaire, si on ne peut aider à mieux gérer la chose publique. Les missions de contrôle des parlementaires ne peuvent pas se limiter aux questions orales, mais elles doivent se faire sur le terrain et dans les commissions pour corriger les erreurs et les manquements du gouvernement.

Personnellement j’attache beaucoup de prix à la bonne gestion de la chose publique parce que l’intérêt c’est d’abord le Congo et le bien des congolais.


D.P : Les congolais sont de plus en plus sceptiques en l’avenir de la démocratie dans notre pays, en votre qualité de deuxième secrétaire de l'Assemblée nationale congolaise quelles sont les pistes possible à emprunter pour réellement faire asseoir la démocratie ?


KKM : A cette question, ce n’est pas le Deuxième secrétaire qui vous parle, c’est l’homme politique qui va vous donner son point de vue. Je pense sincèrement qu’il y a des avancées notables, même si ce n’est pas parfait comme toute œuvre humaine. Il s’agit de ne pas désespérer, mais d’espérer et d’améliorer ce qui se fait.

En 2002, lorsque je prenais la parole après les évènements politiques, on disait que c’était un jeu réglé d’avance. Pourtant je donnais en toute liberté mes points de vue.

Aujourd’hui, d’autres le font. Pourquoi donc être sceptiques et pessimiste ?

Il faut continuer d’avancer.


D.P : Selon un sondage que nous avions effectué sur notre site, 77 % des congolais seraient favorables à « plus d’exemplarité au sommet de l’état », quels sentiments vous suggère cette aspiration ?


KKM : On ne peut pas faire le reproche aux congolais de demander aux dirigeants d’être sérieux dans la gestion du bien public. Ils n’ont que raison. Il revient aux hommes politiques de continuer de mériter de la confiance qui leur est faite.


D.P : Bien qu’étant membre de l’UPADS, parti dit d’opposition, pourtant vous êtes taxé d’être plus proche du pouvoir que de l’opposition, quel est votre sentiment ?


KKM : L’UPADS est bien un parti d’opposition et non « dit » de l’opposition », sauf preuve du contraire. Maintenant si certaines personnes pensent que je suis plus proche du pouvoir ; il ne s’agit pas d’affirmer mais de démontrer.

En 2002, quand je suis allé aux élections, c’est parce qu’il fallait sortir définitivement de la période de violence. On a dit beaucoup de choses. Les exilés sont rentrés, ils sont allés aux élections comme je l’avais déjà fait. Je ne sais pas ce qu’on en pense aujourd’hui, puis certains cadres dit de l’opposition, à la présidentielle de 2009 ont voulu qu’il y ait d’autres violences, j’ai tranché contre les violences, pour poursuivre la paix et penser au développement et à la résolution de nombreux problèmes.

Maintenant je suis représentant de l’opposition au bureau de l’Assemblée Nationale, comme le prévoit le règlement intérieur (art 9) de l’Assemblée Nationale.


D.P. : A l’approche du Congrès unitaire de l’UPADS, quels sont vos axes de réflexions prioritaires pour éviter de sombrer de nouveau dans un climat délétère ?


KKM : Le Congrès est d’abord un moment pour s’arrêter, faire le point pour mieux avancer, quand on sait que l’UPADS continue de traverser des moments difficiles, notamment dans le cadre de son unité. Il faut que le Congrès unitaire de l’UPADS soit un grand moment pour taire définitivement les divisions et construire le grand parti qu’il était à sa création pour contribuer à la construction nationale.


D.P : Enfin honorable, pensez-vous que l’espoir est encore permis pour la jeunesse congolaise ?


KKM : Bien évidemment, l’espoir pour la jeunesse est encore permis. Un adage populaire ne dit-il pas que: Tant qu’il y a la vie, il y a l’espoir !  Les hommes politiques savent très bien qu’ils doivent corriger la manière de faire pour garantir un meilleur avenir à la jeunesse.


Nous vous remercions vivement, Honorable député de nous avoir accordé toute votre attention, et d’avoir bien voulu répondre à ces questions importantes aux yeux des internautes qui vous suivent à travers notre site.

Nous vous souhaitons bonne chance.

 

Propos recueillis le 26 Décembre 2011 par DAC PRESSE.


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