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***** Le Congo dans le rouge : Le pays s’est ré-endetté à hauteur de 2.700 milliards FCFA en 2015 . *******

Plaidoiries pour un Changement de cap en 2012 (1)

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« Cette opposition qui se laisse mordre par Dracula et qui  s’étonne le lendemain d’être transformée en vampire ne sert que les intérêts de son maître SASSOU ». JC. BERI

La nécessité du Changement: « Seule une alternance animée par des hommes libres d'idéologies nuisibles et de réseaux corrompus recherchant l'équité peut redynamiser le pays. »

52 ans d’indépendance et plus de 27 ans de pouvoir sans concession de M. Denis Sassou Nguesso, le Congo-Brazzaville peine  toujours à prendre son envol économique. Les quelques timides réalisations économiques qui ont essayé de propulser le pays dans une direction orientée vers un développement structurelle et harmonieuse, datent du règne du feu  président Alphonse Massamba-Débat. Pourtant à cette époque les effets bénéfiques de la manne pétrolière étaient très limités voire même dérisoires. Les sociétés comme SOTEXCO, CFCO, SNE, SNDE et beaucoup d’autres dont il n’est point nécessaire de les citer toutes faisaient du Congo un pays d’avenir.

Le sport qui faisait de notre pays un modèle africain particulièrement en football, handball et  athlétisme,  comme en témoigne le nombre de titres remportés entre 1965 et 1985,  a été prostitué sous l’autel de la corruption et de la valorisation des partisans du moindre effort. L’abandon de la rénovation de ces structures et l’application d’une politique mafieuse et opaque autour sa gestion ont finit par décourager l’appel des jeunes à pratiquer un sport avec les valeurs qui étaient les siennes il y a 20 ans.

L’éducation, avec l’université de Brazzaville "Marien Ngouabi", qui formait un bon nombre de cadres d’Afrique centrale a perdu peu à peu ses lettres de noblesses, infectée par une politisation à outrance de ses structures jusqu'à un recrutement sélectif sur des bases teintées d’un favoritisme dévalorisant de ses enseignants. Celle-ci  s’enfonce aujourd’hui dans une dégradation continue de son niveau. Bref toutes ces structures, avec l’arrivée au pouvoir du PCT et plus particulièrement du clan de M. Sassou Nguesso,  sont tombées en désuétude les unes après les autres.

Une gestion chaotique renforcée par la mise en place à leurs têtes des directions obéissant à des règles politiques du parti unique et non à celles du marché a finit par ruiner sa compétitivité. L'alternance démocratique des années 1990 n’a guère apporté  l’amélioration escomptée. La gestion actuelle du gouvernement enfonce chaque jour un peu plus le Congo à l'image de la dette qui ronge son économie. Seule une alternance animée par des hommes libres d'idéologies nuisibles et de réseaux corrompus recherchant l'équité peut redynamiser le pays.

Pour redresser le pays, il faut arrêter cette politique de victimisation d’un  camp contre l'autre et faire travailler les gens ensemble. Les nouveaux responsables politiques et dirigeants d’entreprises de demain doivent échapper aux contrôles des réseaux corrompus et mafieux qui les enfoncent dans des affaires douteuses qui nuisent le pays. Il est temps de stopper l’achat perpétuel des consciences d'une majorité des députés de l'Assemblée nationale qui annihile l’épanouissement de la démocratie consensuelle et solidaire. Arrêtons de dire aux congolais que s'ils n'approuvent pas Sassou Nguesso, ils doivent obligatoirement approuver l’opposition. Cette dernière doit comprendre que la volonté du peuple est dans la construction d’une nouvelle voie, qui n'est inféodée ni à Sassou, ni à l’opposition.  C’est plus l’aspiration d’un changement avec des nouvelles méthodes de travail basée sur la préférence de l’équité, du bien-être des congolais qui doit primer pour vouloir conquérir un peuple désabusé par les multiples retournement malsain de situation.

L’opposition congolaise actuelle n’est pas à épargner dans le drame social et politico-économique que subit notre peuple. Car les solutions proposées par les uns et les autres vont toutes dans des directions contraires aux aspirations du peuple. Il faut un choc de changement, un choc républicain, qui permette de resserrer les liens entre les congolais, de  reconstruire le Congo.

Il y a eu dernièrement cette espèce de mascarade de concertation d’Ewo où on a vu une frange d’opposition tenter de crédibiliser une opération de séduction politique infâme, désavouée et dénoncée par la majorité des congolais . Cette opposition qui se laisse mordre par Dracula et qui s’étonne le lendemain d’être transformée en vampire ne sert que les intérêts de son maître SASSOU.  Au pire, elle se ment à elle-même. Les congolais savent qui est avec eux et surtout qui trahissent ses intérêts. Pour cause,  cette mascarade de fausse paix retrouvée, de concrétisation de projets incohérents, de falsification de listes électorales, de propulsion de région minoritaire au rang de grande région à coup de « nomination de députés », d’invention de slogan creux , vide et surtout inaudible n’est que la preuve d’un système qui cache mal son mensonge et son échec. Ce n’est pas en divisant les congolais que le pouvoir réussira à œuvrer pour le développement. Ni encore,  il saura impulser le changement de cap et le dynamisme de développement dont le pays a besoin.

L’emploi est le principal enjeu du changement: « Il faut mettre fin à  la concentration de  la richesse sur ceux qui l'ont déjà.  Ce système tel qu’il est conçu bâtit une société congolaise à deux vitesses »

Le changement n’est pas seulement dans le souhait de voir Denis Sassou Nguesso quitter le pouvoir, cela est un fait irréversible aujourd’hui pour des multiples raisons. Que cela se produise maintenant ou que cela se fasse en 2016 ou plus tard, peu importe, le problème demeura si l’on ne s’attaque pas au système tentaculaire et destructeur qui est entrain d’envahir la société congolaise. Le système actuel, qui au lieu de s’attaquer aux tares de notre économie,  a plutôt œuvré dans la continuité du modèle congolais que nous connaissons depuis plus de trente ans et qui nous a conduit à la faillite économique et psychologique.

 

La politique des dépenses publiques élevées pour des projets dont le rendement économique reste très discutable ne sont que des éléphants blancs qui ne servent que le temps d’un pouvoir. L’exemple de l’aéroport d’Ollombo et également l’hôtel d’Alima et beaucoup d’autres  sont  très édifiants. Où est la consolidation de l’avenir de notre pays, quand on voit l'explosion du chômage ? Il n'y a pas eu ces dernières années au Congo de véritable lutte contre le chômage. Les syndicats corrompus  s'en moquent, le gouvernement inféodé à Sassou Nguesso cautionne cette descente en enfer. L'opinion désabusée subit au quotidien les mesures coercitives à l'encontre des demandeurs d'emplois imposées par le gouvernement. En fait tout ce passe comme si la très grande majorité des congolais s’accommodait du chômage. Ce qui est faux,  car les congolais s’organisent et vont  réagir le moment venu. L’histoire est là et nous l’écrivons au quotidien depuis des années.

 

Le changement s’opérera si notre société de consommation refuse de se laisser voler par une frange de dirigeants et opte pour le partage de la richesse et le travail. L’Etat ne doit plus montrer l'exemple en étant le premier destructeur d'emplois. Il doit redonner à chaque jeune un espoir d'ascenseur social, via un emploi dans la fonction publique ou dans une activité entrepreneuriale privée. Pour ce faire, il faut combattre le problème structurel du manque d'investissement et une désindustrialisation massive des PME, presque voulue par les gouvernements successifs. Or il est démontré que la compétitivité des entreprises peut-être améliorée par une politique de réduction des charges qui pèsent sur le travail en fixant des conditions avec ces dernières  pour garantir  les grandes filières d’avenir et créatrices d’emploi. Il faut mettre fin à la concentration de  la richesse sur ceux qui l'ont déjà. Ce système, tel qu’il est conçu, bâtit une société congolaise à deux vitesses. Ceci pousse, les entrepreneurs, sans être inquiétés le moins du monde,  à développer et délocaliser leurs placements personnels en supprimant des emplois et dégradant les conditions existantes de travail. Quand un modèle de gouvernance crée des divisions et encourage la pauvreté et l’exclusion, c’est une preuve d’échec.  Il faut avoir le courage de le dénoncer et le changer.

 

(A suivre)

Jean-Claude BERI, www.dac-presse.com

 

Commentaires  

 
0 #2 Didier Ester Ebon 01-01-2012 21:30
:-x Sassou Nguesso et son gouvernement doivent prendre toutes les mesures nécessaires, tout en restant constamment ouvert au dialogue avec tous les acteurs impliqués dans le processus électoral de 2012 et 2016, afin d'assurer le succès de tous les scrutins.

Espérant que Denis Sassou Nguesso puisse à présent s'inscrire dans la logique des alternances politiques pacifiques qui feront valoir au Congo-Brazzaville, le respect de la communauté des nations.

Denis Sassou Nguesso achèvera en 2016 son second et dernier septennat autorisé par la constitution congolaise. Dans d'autres pays africains, les présidents modifient souvent la Constitution afin d'enchaîner plusieurs mandats et se maintenir au pouvoir.

Denis Sassou Nguesso devra solennellement promettre, à la nation congolaise avant de quitter le pouvoir, d'organiser des élections présidentielle et législatives "libres et transparentes".
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0 #1 Jonas 01-01-2012 19:49
http://www.dac-presse.com/actualites/a-la-une/politique/249-reponses-du-president-du-dac-face-a-la-situation-politique-congolaise.html
Publier le Samedi, 19 Mars 2011 11:22, ce message du Pdt du DAC fait foi aujourd'hui. Car Monsieur SASSOU vient de s'y inspirer , il lui reste à comprendre qu'il temps d’écouter les congolais qui lui disent que son temps est passé. C'est pas en recopiant ce que les autres pensent pour le Congo, qu'il redorera son blason terni.
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