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Rencontre avec le Président du FPOC

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Devant l’imbroglio suscité par la mascarade de la concertation politique organisée en solitaire par le gouvernement, DAC PRESSE a profité du séjour en France de l’ancien Ministre des eaux et forêt et de la pèche, sous le président Pascal Lissouba, en sa qualité du Président du FPOC, Rigobert NGOUOLALI (1) pour recueillir ses impressions sur  la concertation d’Ewo.

RIGOBERT NGOUOLALI:  A CŒUR  OUVERT

DAC PRESSE : Quel est votre sentiment sur la concertation d’Ewo ?

Rigobert NGOUOLALI : Merci de votre implication dans ce combat pour la restauration de la démocratie.
Concernant la concertation d’Ewo, je me suis largement exprimé à travers la vidéo que vous avez aimablement diffusée sur votre site.
Ce que l’on peut retenir en ce début d’année 2012 :

C’est que la concertation qui aurait pu être un grand rendez-vous politique a été volontairement et unilatéralement délocalisée, organisée presque en catimini à Ewo avec des acteurs politiques triés sur le volet et en l’absence de l’opposition congolaise (FPOC). C’est que le recensement administratif organisé en 2011 par le Ministère de l’intérieur a été un échec dixit le Ministre de l’intérieur lui-même.
C’est que le recensement administratif spécial (une des opérations essentielles à l’organisation dans le contexte du Congo des élections démocratiques en 2012) promis à l’opposition le 14 mai 2011 pour être réalisé en novembre 2011 ne s’est pas réalisé. Ce que l’on peut aussi retenir du message de vœux du Chef de l’Etat aux Congolais, c’est que les prochaines élections législatives doivent être le rendez-vous de la démocratie exercée dans la paix, la liberté, la transparence et la justice.

Chers compatriotes du Congo et de la Diaspora, prenons le Président de la République au mot en lui signifiant, par des méthodes démocratiques appropriées et adaptées, que l’intérêt supérieur de la Nation commande qu’il prenne véritablement et urgemment en compte les exigences populaires d’organisation d’élections réellement démocratiques que sont :
La mise en place d’une structure véritablement indépendante et la composition paritaire d’organisation des élections ;
La réalisation effective du recensement administratif spécial promis le 14 mai 2011 ;
Le découpage électoral des circonscriptions qui tient compte du poids démographique.

D.P. : Qu’est ce que vous pouvez attendre de la DIASPORA ?

R.NG. : Je suis conscient du fait que nous n’avons pas beaucoup communiqué avec la diaspora. Ce qui traduit un sentiment de repli sur soi de la part des compatriotes de l’étranger. Aussi notre action, peut paraitre biaisée au regard des multiples changements de fusil d’épaule  de certains membres de l’opposition.  Toutefois, nous devons œuvrer ensemble pour accentuer le travail de harcèlement auprès du gouvernement qui s’opère actuellement. Vous avez la mission de ne pas faillir, de continuer à porter ce message de vérité auprès des missions diplomatiques pour dénoncer cette confiscation de la démocratie dans notre pays. Je lance ici un appel à toutes les associations civiles et autres compatriotes de France (en particulier)  de former un FRONT uni contre le gouvernement qui continue de tromper le peuple.
L’idéal serait de créer des Comités de soutien au FRONT dans chaque ville afin d’unifier nos efforts en une opposition réellement nationale. Je reste disposé à collaborer avec tous les patriotes pour qu’une action de grande envergure soit actée pour arriver à une concertation véritablement démocratique.

D.P. : Vous êtes aussi Président de l’ARC, pouvez-vous nous dire quelques mots sur les ambitions de votre Parti ?

R.NG : Notre parti, l’Action pour la Renaissance du Congo, Mwana Congo TELEMA dont j’assume la Présidence est né en novembre 2007 (récépissé), a effectué sa sortie inaugurale en janvier 2008 ; ses objectifs peuvent se résumer en trois points :
1)    L’appropriation par chaque  citoyen congolais de la somme de valeurs positives à la fois de ses traditions ancestrales et du monde moderne.
2)    Se réapproprier son fonds culturel que la domination coloniale lui a appris à mépriser ; il retrouve ses racines, son soubassement culturel débarrassés des valeurs négatives de la féodalité, de la barbarie  et du tribalisme
3)    L’assimilation des valeurs positives de la modernité dans laquelle le citoyen congolais vit, purger des aspects négatifs de la corruption, de l’égoïsme, de l’individualisme, de l’hypocrisie et de l’orgueil.
Pour plus d’information, je vous invite à lire notre déclaration de principe. 

Le travail  de l’ARC  Mwana Congo Télema reste concentré sur la restauration de la liberté de chaque congolaise et congolais, de choisir librement et sans aucune entrave les dirigeants à tous les niveaux de la vie nationale, rétablissant de cette manière la bonne gouvernance politique dont dépendent les autres gouvernances au niveau social et économique. C’est le combat que les militants et les patriotes regroupés au sein de l’ARC  mènent sans ménager leurs efforts. C’est ce qui justifie d’ailleurs en définitive le Mwana Congo Télema.

D.P. :  L’exemplarité au sommet de l’état, vous en pensez-quoi ?

R. NG : L’exemplarité commence par l’organisation des élections qui permettent au peuple de choisir librement et démocratiquement ses dirigeants.  Si l’accession  à ses différentes charges, Présidence de la république,  députation, sénatoriale ou élus locaux se fait à travers des fraudes électorales massives, il n’y a point d’exemplarité. Le vol, la tuerie et le mensonge ont été condamnés par la conférence nationale souveraine, ces antivaleurs ne font pas  partie du jeu démocratique.

Où en sommes-nous aujourd’hui ? A t- on vu la moindre application de ces principes ?  Le gouvernement actuel peut-il se présenter devant le peuple et dire qu’il est exempt de tout reproche ? Je pense qu’on peut le dire avec certitude que le gouvernement actuel n’est pas un modèle qui puisse inspirer les générations futures.

D.P. :  L’espoir est-il encore permis
?

R. NG.: On ne peut pas tuer l’espoir d’un peuple, on dit souvent que l’espoir fait vivre. Si nous disons Mwana Congo TELEMA c’est pour pousser les jeunes congolaises et congolais à prendre réellement en main leur destin. Car l’avenir réel du Congo ne peut se construire qu’avec le courage et la combativité de ses fils. C’est aux congolais et à eux seuls à créer l’espoir et à bâtir dans l’unité et  la réconciliation leur avenir.

Nous vous remercions vivement, Monsieur le Président du FPOC  de nous avoir accordé toute votre attention, et d’avoir bien voulu répondre à nos questions.
………………………..
Propos recueillis par DAC PRESSE le 7 janvier 2012

Rigobert NGOUOLALI fut :

(1) *1er Vice-président de l’Union des forces démocratiques de Charles GANAO
•    Ministre des eaux et forêt et de la pèche, sous le Président Lissouba
•    L’initiateur de la forêt de l’unité nationale, forêt plantée par tous les participants à la conférence Nationale souveraine de 1991
•    Secrétaire Adjoint de l’Organisation africaine du Bois (OAB) regroupant 14 pays africain
•    Député de Talangaï de 1993 à 1997
•    Conseiller Municipal de 2002 à 2008

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