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***** Le Congo dans le rouge : Le pays s’est ré-endetté à hauteur de 2.700 milliards FCFA en 2015 . *******

A.R.D (Alliance pour la République et la démocratie ) : Mathias Dzon dresse un bilan catastrophique de la gestion du pays par le pouvoir actuel

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Mathias Dzon, président de l'U.p.r.n (Union patriotique pour le renouveau national) et président de la conférence des présidents de l'A.r.d (Alliance pour la République et la démocratie),

une plateforme de l'opposition, a saisi l'opportunité des vœux à la presse nationale, le 31 janvier 2012, au siège de ladite plate-forme, à Ouenzé, dans le 5ème arrondissement, pour développer une vive critique sur le bilan du président Denis Sassou Nguesso à la tête du pays. Selon lui, le président de la République a cherché à apparaître, dans son discours de fin d'année 2011, comme «un homme neuf, alors qu'il est au pouvoir depuis 27 ans. Pourquoi n'a-t-il pas fait, au cours de ces 27 ans, ce qu'il prétend faire aujourd'hui, alors que depuis 2003, il en a les moyens?», s'est-il interrogé.

Pour Mathias Dzon, la rencontre avec les chevaliers de la plume et du micro est une reconnaissance de leur travail au service de la démocratie. Toutefois, il les a exhortés à ne pas être des propagandistes du pouvoir politique, d'un parti ou d'un groupement de partis. Selon lui, il y a, au Congo, l'émergence d'un certain esprit partisan. «Certains organes de presse se complaisent, très souvent, à célébrer le culte de la personnalité des responsables politiques et à servir d'instrument de propagande nauséabonde du pouvoir», a-t-il dit.

Faisant le bilan de l'année 2011, le président de l'A.r.d a fait savoir que celui-ci est très désastreux. Pour lui, 2011 est marquée, sur le plan politique, par des violations permanentes de la constitution, des lois et règlements de la République, les atteintes aux libertés fondamentales, aux droits humains, à la sécurité et à l'intégrité physique des Congolais. A titre d'exemple, il a rappelé l'article 98 de la constitution du 20 janvier 2002, qui stipule que tout député ou tout sénateur élu sous la bannière d'un parti ou d'un groupement de partis et qui démissionne de ce parti ou de ce groupement de partis, perd, automatiquement, son mandat de député ou de sénateur. «Plusieurs parlementaires qui ont, soit individuellement, soit collectivement abandonné leurs partis mandants et intégré le P.c.t, continuent de siéger, en toute impunité, au parlement, et cela, comme députés ou sénateurs du P.c.t, sous l'œil et à la barbe de la Cour constitutionnelle qui a déclaré irrecevable la requête en annulation du mandat de ces parlementaires coupables de vagabondage politique, requête que j'ai introduite auprès d'elle», a-t-il affirmé.

De même, il a indiqué que le président de la République devrait choisir entre, d'une part, rester à la tête de l'Etat, et d'autre part, président du comité central du P.c.t, «contrairement aux dispositions de l'article 72 de la constitution».

Par ailleurs, Mathias Dzon s'est indigné du fait que certains partis de l’opposition obtiennent des refus de délivrance de nouveaux récépissés de reconnaissance. Le leader de l'A.r.d a, également, fait état des interdictions illégales de réunions publiques, les atteintes à la liberté, à la sécurité et à l'intégrité physique des responsables et militants de la «vraie opposition».

Sur le plan social et économique, l'orateur a indiqué que le pouvoir s'est illustré par des effets d'annonce, de promesses et un mépris hautain pour les problèmes des Congolais. «…A Brazzaville, le pouvoir, qui avait annoncé, avec beaucoup de solennité et de publicité, que la construction de la centrale thermique de Mpila allait améliorer, de manière significative, l'alimentation de la capitale, ne souffle plus le moindre mot sur le sujet».

Au regard du coût élevé de la vie  des Congolais, le président de l'A.r.d a précisé que l'augmentation du Smig de l'ordre de 6000 F.Cfa est plutôt ridicule. «En effet, aujourd'hui, les prix des aliments de base ont flambé… Pour les ménages modestes, faire un marché devient une gageure», a-t-il fait savoir.

S'agissant des excédents budgétaires, il a, simplement, invité le ministre Gilbert Ondongo à dire aux Congolais, dans quels comptes et dans quelle banque et dans quels pays, ces excédents sont-ils logés, depuis 2003, car, «ils ne sont ni au trésor public congolais, ni à la B.e.a.c, ni dans aucune banque installée au Congo. Aujourd’hui, 70% des Congolais vivent en dessous du seuil de pauvreté. Comment, dans ces conditions, le gouvernement peut-il prétendre garder de l'argent pour des générations futures?».

Pour Mathias Dzon, le président de la République a cherché à apparaître, dans son discours de fin d'année 2011, comme «un homme neuf, alors qu'il est au pouvoir depuis 27 ans. Pourquoi n'a-t-il pas fait, au cours de ces 27 ans, ce qu'il prétend faire aujourd'hui, alors que depuis 2003, il en a les moyens? Comme à son habitude, il est resté dans l'autosatisfaction, l'incantation, les effets d'annonce, les coups de bluff. Il a pratiqué comme d'habitude la politique de l'autruche. La gouvernance du président Denis Sassou Nguesso est marquée par un divorce permanent entre les mots et la réalité, entre les discours et les actes. Denis Sassou Nguesso promet beaucoup. En théorie, il tient un discours généreux, entretient l'espoir dans la pratique, il réalise très peu de ce qu'il dit et, très souvent, il fait le contraire de ce qu'il déclare dans ses discours», a signifié le président de l'A.r.d, qui a appelé les patriotes et les démocrates sincères à se rassembler et se mobiliser, massivement, pour ramener le pouvoir à la raison et exiger de lui qu'il mette en place les véritables conditions permissives d'élections libres, transparentes et équitables.

Cyr Armel YABBAT-NGO – La Semaine Africaine


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