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***** Le Congo dans le rouge : Le pays s’est ré-endetté à hauteur de 2.700 milliards FCFA en 2015 . *******

La fronde des militaires des FAC monte

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Ce qui était inimaginable, insoupçonnable devient aujourd’hui une question envisageable même nécessaire pour la survie de l’armée congolaise. Ce 4 mars 2012, aurait marqué une nouvelle étape dans la prise de conscience des militaires congolais dans la gestion de leur métier.

Officiellement, il y aurait un peu plus de 200 morts recensés par les autorités de Brazzaville.

Le manque d’une éthique réelle de la gestion des FAC

Aux dires des soldats et officiers qui nous font parvenir des dizaines de témoignages, ces chiffres refléteraient les victimes civiles qui résidaient proches du lieu de l’épicentre de la tragédie. Parmi les victimes militaires, il y aurait environ 28 officiers d’encadrement, des techniciens de maintenance et plus de 500 jeunes recrues et soldats stagiaires qui seraient portés disparus. Le haut Commandement des FAC refuse de communiquer sur les pertes de nos compagnons d’armes. Les victimes militaires seraient-elles les laisser pour compte de cette erreur commise par des généreux véreux qui ont sacrifié des soldats sur l’autel de l’affairisme du pouvoir? Notre statut nous interdisant d’exprimer publiquement notre colère, votre espace est notre seul salut pour dire au peuple congolais notre indignation à l’endroit de notre chef suprême et de tout le haut Commandement militaire des FAC.

On nous a longtemps fait croire que notre « sécurité intérieure était menacée par des éléments réactionnaires à la paix nationale ». Il fallait préserver la sécurité en excluant une partie de notre propre population par des méthodes totalement sectaires dont les ordres venaient directement du haut Commandement. Les compagnons d’armes qui aujourd’hui pleurent leurs parents et des collègues militaires sont surpris de voir que « les potentiels ennemis de la nation présentés comme tels » sont ceux-là même qui nous ont accueilli à bras ouverts, hébergé et qui prennent de leur temps pour nous apporter une assistance digne des enfants d’une même nation, sur les sites où le haut commandement nous a parqué, comme des immigrants dans notre propre pays.

Une étude datant de fin 2009, élaborée par les experts militaires des FAC à la demande du Chef suprême des FAC fut transmise à ce dernier. Les conclusions de celle-ci stipulaient clairement le déplacement de la caserne des blindés et de la réserve dite « urgente » hors des zones urbaines. Un budget de 400 milliards a été débloqué pour engager les travaux qui devraient prendre fin courant 2011. Or depuis plus de trois ans une autre équipe des experts militaires des FAC effectuait de façon récurrente des séjours en Chine, Malaisie, Russie, Cuba et Corée du Nord pour s’approvisionner en armes de guerres, munitions et autres engins de destructions massives. Ces armes de guerres, munitions et autres engins ont été, à notre grand étonnement, réacheminés et stockés dans la caserne en cause dans l’explosion du 04 mars 2012 sans pouvoir respecter les règles élémentaires de stockage et de conservation des matières dangereuses (munitions, obus, mines anti-chars, mines anti-personnelles, roquettes, missiles sol sol, missiles sol air et autres bombes). Deux grosses aberrations qui mettent en porte à faux la chaîne de commandement des FAC.

Après les larmes de crocodile, Sassou Nguesso se fait livrer des armes par l’Angola

Non seulement nos officiers supérieurs, en l’occurrence quelques généraux et Colonels, dont les noms sont connus, ont détourné l’argent destiné au déplacement de l’actuel site mais surtout ont commis la grave erreur de stocker ces engins destructeurs sur un site vétuste dont la sécurité faisait gravement défaut.

Ces armes ont aujourd’hui tué nos frères et compagnons d’armes, la responsabilité en incombe au Chef suprême des FAC qui a fait commettre à l’armée un grave dysfonctionnement ayant causé la mort de plusieurs centaines de nos frères d’armes. Le Chef suprême qui a dévoyé l’armée en la détournant de son objectif doit porter entière responsabilité aux yeux du peuple. Car les ennemis désignés n’étaient pas les vraies cibles de la république, le sectarisme régnant au sommet du commandement des FAC en opposant les congolais entre eux est une faute que nous, soldats de la nation, tout en assumant notre part de défaillance réclamons une justice digne.

Au moment où, nous essayons de concilier les congolais entre eux, le Chef suprême des FAC a ordonné une mission spéciale à ce même haut commandement défaillant d’aller s’approvisionner rapidement en arme de pointe chez nos frères angolais. Alors même que pendant qu’on estime les premières indemnisations des civils à hauteur de 3.000.000 millions, les victimes militaires sont ignorées. Les enfants et familles de certains généraux et officiers proches du pouvoir, victimes de l’explosion sont pris en charge et soignés dans les hôpitaux de Paris. Nos frères et compagnons d’armes sont abandonnés à leur triste sort, sans une reconnaissance militaire honorant leur sacrifice.

Le délitement du Haut Commandement militaire est très avancé et le moral de la troupe est sous les godasses. Dans cette guerre prévisible avec le haut commandement, nous soldats des FAC, comptons sur la confiance du peuple. Nous avons toujours obéi et suivi à la lettre les recommandations de notre haut Commandement, mais dès lors que celui-ci conduit à la désintégration de notre armée en portant atteinte à la vie de nos concitoyens, l’honneur exige que le NON, STOP soit notre seul mot d’ordre.

C’est ainsi que, nous soldats de la République :

. Réitérons notre engagement à préserver la paix et l’unité nationale,

. Exigeons un moratoire pour réorganiser le haut commandement des FAC,

. Exigeons la fin de la prédominance clanique du commandement de l’armée,

. Exigeons la mise en retraite militaire du chef suprême actuel jusqu'à la fin de son mandat,

. Exigeons la mise en place d’un nouveau Commandement des FAC pour garantir la confiance de la troupe et du peuple,

. Exigeons la publication des noms de tous nos frères et compagnons d’armes tombés sur le site de Mpila,

. Demandons que soient alignés sur le même principe que ceux réservés aux civils les dédommagements des familles de tous les compagnons d’armes disparus.

. Réclamons une enquête impartiale pour établir la vérité et traduire devant une cour martiale les généraux et autres officiers responsables de cette odieuse tragédie.

Melh Mayanga

Propos recueillis à travers les témoignages de certains militaires des FAC (Forces Armées Congolaises)

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Anarchie militaire

Selon La Lettre du Continent (15/3), après la catastrophe de Mpila, Sassou a " soudainement pris conscience du délitement de la chaîne de commandement militaire ".

Il aurait confié au président Béninois Yaya Boni avoir affecté 400 milliards de FCFA (plus de 600 millions d'euros, sauf erreur)dans le projet de délocalisation du camp de Mpila mais il " reste à savoir où sont passés les fonds "...

Pour notre confrère, les explosions traduisent l'anarchie qui règne dans le commandement militaire. Claude Mopita, directeur central des armements et munitions est plus préoccupé par la gestion de sa société Yannis, " adjudicataire des marchés publics de l'armée ". Le colonel Sahous, qui dirige le bataillon des chars légers, est un homme d'affaires...

Explosions dévastatrices à Brazzaville le 04 Mars 2012

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Des corps des victimes des explosions de Mpila ont disparu à la morgue municipale

Une famille a voulu procéder à l’inhumation, mardi 13 mars 2012, d’un des siens, décédé dans les explosions meurtrières du camp du régiment blindé, le 4 mars dernier. Mais, arrivée à la morgue municipale, grande a été la surprise de cette famille de ne pas retrouver le corps du parent décédé, alors que la veille, l’identification a, bel et bien, été faite et un jeton remis au chef de famille. Harcelés, les agents des pompes funèbres ont fini par lâcher qu’un officier colonel, non identifié, malheureusement, serait passé pour, semble-t-il, l’inhumation de ce corps. Trois autres familles ont constaté, également, la disparition des corps qu’elles voulaient enterrer, le même jour. Y aurait-il un réseau de trafiquants de cadavres, à la morgue municipale, pour bénéficier de l’indemnisation que le gouvernement accorde pour l’enterrement des victimes de la catastrophe de Mpila? Les responsables des pompes funèbres doivent mettre de l’ordre dans leurs affaires et assumer leurs responsabilités, pour le cas des corps non retrouvés.

Des familles sont toujours sans nouvelles des leurs

Les explosions du camp du régiment blindé de Mpila, à Brazzaville, ont fait de nombreuses victimes et jeté dans la rue des centaines de personnes, recueillies dans différents sites des sinistrés. Cependant, il ne faut pas feindre d’ignorer que cette catastrophe a généré, également, des disparus. Des familles n’ayant pas toujours des nouvelles des leurs, plus d’une semaine après le drame, ont défilé dans les hôpitaux et les sites des sinistrés, à leur recherche. Il y en a qui ont eu la chance et qui ont fini par retrouver leurs enfants ou autres membres de famille. D’autres, par contre, ne retrouvent pas encore trace de leurs membres et aucune autorité ne leur donne, pour l’instant, une réponse satisfaisante. Elles sont obligées, parfois, de publier des communiqués dans la  presse, pour tenter de retrouver les leurs. Y aura-t-il, après l’association des familles des disparus du beach, une association des familles des disparus du drame de Mpila?

Lorsqu’un journaliste barricade le bureau de son directeur à Télé-Pointe-Noire

Il y avait du remue-ménage, à Télé-Pointe-Noire, la chaîne départementale publique, le mercredi 14 mars 2012. Un journaliste, pigiste pendant huit ans, intégré, récemment, dans la fonction publique, a eu sa note d’affectation au journal «La Nouvelle République». Mécontent de cette affectation, il n’a pas eu d’autres moyens que d’exprimer sa colère en barricadant le bureau de son directeur, alors que celui-ci se trouvait à l’intérieur. C’était le remue-ménage. La police, sans doute appelée, est arrivée sur les lieux et a délivré le directeur de la chaîne départementale de télévision. Six journalistes, dont l’auteur de la barricade et le directeur ont été emmenés au commissariat central de police, où les deux personnes concernées, notamment le directeur et le journaliste ayant barricadé la porte de son bureau, ont été entendus sur procès-verbal, avant que tous ne soient remis en liberté. C’est pour la deuxième fois que des journalistes de cette télévision se retrouvent entre les mains de la  police. Le travail a repris, mais six journalistes sont interdits de mettre les pieds à la télévision, jusqu’à nouvel ordre. Le climat est tel que le syndicat appelle à une concertation avec le ministre de la communication.

© La Semaine Africaine du 17 mars 2012

Commentaires  

 
0 #11 Guy Alain Guié 16-03-2012 23:30
Sur ce point crucial, le ministre de la Défense, Charles-Zacharie Bowao, tout comme son collègue des Finances, Gilbert Ondongo, ainsi que le chef d'état-major général des armées, Charles-Richard Mondjo, ont sans doute des réponses intéressantes (et, l'on espère, convaincantes) à fournir. Même si rien ne prouve pour l'instant que l'enquête ouverte sur les circonstances de l'explosion de la caserne de Mpila porte aussi sur ce point, pourtant crucial. JA
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-1 #10 Guy Alain Guié 16-03-2012 23:29
Des obus au cœur de la ville
Un demi-siècle après l'indépendance, Brazzaville ne s'est jamais départi du schéma d'urbanisme tracé par le colonisateur français, avec aéroport et casernes militaires en plein quartiers populaires - deux aberrations en termes de sécurité civile. Après un premier incident de ce type (mais de bien moindre ampleur) en avril 2009, le président Sassou Nguesso avait ordonné la délocalisation des principales unités stationnées dans la capitale, dont le régiment blindé de Mpila, épicentre du drame du 4 mars. Le financement a été débloqué mais, trois ans plus tard, l'exécution n'a manifestement pas suivi. Pourquoi ? Qui a géré les fonds et comment ?
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+2 #9 Botoka charles 16-03-2012 20:59
Pour ce faire, le moment est sans doute venu pour M. SASSOU NGUESSO, sa progéniture et tout son clan de faire preuve de sacrifice et de patriotisme en rapatriant, de toute urgence, tout l’argent pillé et placé à travers le monde, notamment dans divers paradis fiscaux avec l’aide très active des banques françaises.
La vente de tout le patrimoine immobilier du clan acquis à l’étranger avec l’argent pillé dans les caisses de l’Etat congolais, entre autres, ne peut-elle pas être envisagée ? Comme le dit un adage, à quelque chose malheur est bon, car aujourd’hui, le pouvoir diabolique de M. SASSOU NGUESSO est mis à nu.
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0 #8 Botoka charles 16-03-2012 20:59
Il est bien évident et logique que M. SASSOU NGUESSO indemnise nos compatriotes sinistrés suite à cette catastrophe sans précédent qui a soufflé et détruit plus du tiers de la ville de Brazzaville, mais que fera-t-on pour les précédents drames malheureux survenus dans notre pays, comme cela se dit un peu partout ailleurs ? Est-ce toujours la politique de deux poids et deux mesures qui sera appliquée.
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+1 #7 Solange Ota 16-03-2012 20:57
M. SASSOU bien que n’étant pas le seul responsable dans cette catastrophe, cependant il devrait rectifier le tir question d’éviter le pire demain. Car, à ce jour plusieurs officiers supérieurs boudent le fonctionnement parallèle des organes des FAC.
Il y a eu plusieurs milliers de morts, sans compter des charniers non répertoriés jusqu’à nos jours. Or ce qui vient de se passer à Brazzaville, le 4 mars 2012, dans les quartiers nord de Brazzaville, est une preuve de la folie meurtrière qui a toujours nourri le pouvoir de SASSOU.
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+1 #6 Solange Ota 16-03-2012 20:55
Prélude d’y revenir dans nos prochaines éditions, il sied de dire haut et fort, que de plus en plus on parle du colonel INGANI qui gérait et gardait les clés des locaux qui ont explosés.
De même, le commandant PEA et le général AVOUKOU seraient cités dans l’achat de ces armes et munitions qui ont créé la désolation des Congolais. Le général Blaise ADOUA par ailleurs, serait loin de cette affaire à cause de son absence prolongée au Congo pour cas de maladie. Jean Dominique OKEMBA par ailleurs, est constamment cité par plus d’un média notamment "La Lettre du Continent" dans l’achat des armes.
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0 #5 Kanga Benjamin 16-03-2012 20:40
Quelle précaution était prise pour le stockage de ces munitions dangereux ? Qu’a-t-on fait des débris et des corps déchiquetés de ce sinistre ? Où enterre-t-on les corps déchiquetés ?
D’après les informations mises à notre disposition, les hauts officiers supérieurs nommés à des postes de responsabilité pour la garde et la surveillance des stocks d’armements de guerre que dispose notre pays, ont été écartés dans leur gestion. Même le chef d’état-major général des FAC de notre pays et plusieurs hauts cadres militaires compétents n’étaient que des simples figurants en la matière. Cela peut-il justifier le statu quo dont a fait montre le pouvoir vis-à-vis de la commission défense et sécurité du Parlement et tous les élus du peuple qui ont toujours fermé les yeux et ignoré délibérément la vérité sur ces armes ?
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+1 #4 congolais 16-03-2012 02:05
https://www.facebook.com/events/190582494386348/

Contact et confirmation : 06 18 40 35 55 //

Ensemble, Congolais, amis du Congo et tous les humanistes de France, libérons le 1er territoire du Congo. Envoyons un signal clair à Denis Sassou NGUESSO ! Sassou démission !


Amis du Congo, Congolais, brisons le silence et l'indifférence qui couvrent les assassins
Trop d'exactions, Sassou doit partir !
Aidez nous à libérer le Congo !
NOUS SOMMES LE CONGO LIBRE
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+1 #3 Clément Ibovi 15-03-2012 22:53
En fait, Denis Sassou Nguesso sait qu'il doit ce dernier malheur à Jean-Dominique Okemba qui aurait empoisonné Blaise Adoua pour éviter qu'il ne lui fasse de l'ombre car l'homme est un vrai soldat sorti de Saint-Cyr qui avait la mission de pérenniser le pouvoir de Sassou. Le Spécial redoutait qu'à la chute du grand éléphant qu'Adoua prenne trop de lumière, toute la lumière... N'est-il à la bonne école spéciale auprès du grand spécialiste du poison et de l'assiette roumaine.
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0 #2 Clément Ibovi 15-03-2012 22:52
C'est vrai que des proches disent que Sassou Nguesso a perdu le sommeil car cette affaire l'ayant encore un peu plus affaibli, n'est pas terminée. Il faudra du temps pour déminer le bunker du régiment blindé de Mpila car les bombes n'ont pas toutes explosé...

Denis Sassou Nguesso a raison d'être troublé : il a perdu 30 milliards d'euros lors de la mort de Kadhafi avec qui il était en affaires - bien qu'il lui reste encore des milliards, et, Hojeij bloque tous les comptes du Congo à l'étranger. L'explosion de son bunker du régiment tombe mal.
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