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Arrestations des Maîtres MALONGA et HOMBESSA : Un affront à la justice

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Les visages de l’injustice et d’atteinte aux libertés fondamentales sont multiples au Congo Brazzaville. Depuis le 04 Mars 2012, un nouveau palier a été franchi dans l’horreur et la déshumanisation des citoyens.

Les situations les plus abusives et les plus indécentes s’aggravent quotidiennement ne pouvant laisser aujourd’hui indifférent tout citoyen du monde qui aspire davantage à plus de liberté et de justice.

Les récents événements faisant état d’arrestations et séquestrations des avocats congolais dans le cadre de l’exercice de leur fonction sonnent-ils le glas de la fin du droit à un procès équitable au Congo ? Ce droit qui est l’expression d’un choix fondamental en faveur de la dignité individuelle devient-il prohibé ? Vouloir assurer une meilleure représentation légale à une personne accusée à tort ou à raison constitue t-il aujourd’hui un délit ?

Ou encore doit-on laisser s’exercer en toute illégalité, dans une nation ayant signé la charte des nations-Unies une parodie de justice qui déshumanise l’être humain ?

Manifestement nous sommes en présence d’un État qui bafoue les droits les plus élémentaires des citoyens. Le gouvernement congolais en organisant ce simulacre de procès prouve par la même occasion la volonté manifeste de M. SASSOU de bâillonner la démocratie.

Les insupportables images de transfèrement vers la maison d’arrêt des Maîtres MALONGA et HOMBESSA traduisent clairement que le gouvernement congolais foule aux pieds les
Principes de base relatifs au rôle du barreau du Haut commissariat des Nations-Unies au droits de l’homme en son article 16 qui stipule :

« Les pouvoirs publics veillent à ce que les avocats a) puissent s'acquitter de toutes leurs fonctions professionnelles sans entrave, intimidation, harcèlement ni ingérence indue; b) puissent voyager et consulter leurs clients librement, dans le pays comme à l'étranger; et c) ne fassent pas l'objet, ni ne soient menacés de poursuites ou de sanctions économiques ou autres pour toutes mesures prises conformément à leurs obligations et normes professionnelles reconnues et à leur déontologie. »

Il est urgent : Que tous les congolais se mobilisent et se mettent du côté des peuples pour manifester notre attachement aux idéaux du développement, de paix, de démocratie, de justice et de liberté. Que les congolais dénoncent les violations massives  des droits de l’homme, les arrestations arbitraires, les intimidations, les tortures. Cet affront à notre institution judiciaire est inacceptable pour tous congolais, citoyens du monde qui œuvrent pour une justice équitable.

Libérez Maîtres MALONGA et HOMBESSA.


Jean-Claude BERI, Cette adresse e-mail est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.

 

- Ecouter le récit de Me Malonga

 


 

 


Commentaires  

 
0 #5 PM 17-04-2012 07:54
Quel est le vrais problème dans l'arrestation de Me Malonga? ça ne sert a rien de jouer le jeux de SASSOU. Je commencerai par demander la libération de Mme Malonga sans aucune condition. L'arrestation de Mme Malonga dévoile l'enfermement de la justice dans le système SASSOU et par le Clan.
TSOUROU en prison c'est une bonne chose car c'est un valet de SASSOU. c'est leurs problème qu'il se fasse bon semble. Mais le vrais problème c'est Comment un pays peut brusquement perdre ses enfants, ses bien sans un bon matin? Qui est responsable comment reparer, comment soigner et prévenir des tels dégats.
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0 #4 Bito Clément 14-04-2012 23:52
On passe des menottes aux avocats qui défendent leurs clients. Même dans les séries les plus noires des romans policiers américains on n’aurait pas envisagé un tel scénario. Nous excellons vraiment en ils ne défendent même pas leurs droits, mais les droits de leurs clients. Si l'on doit menotter les avocats de la défense pourquoi diable ne ferme-t-on simplement pas ce simulacre de parquet ou palais de justice. Comme ça, toutes les causes seraient entendues au domicile du Président Sassou ou de Jean-François Denguet et Jean-Dominique Okemba. Ils ont de somptueuses villas pouvant abriter un palais de justice made in Oyomatière d'originalité. Bravo le Congo!
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0 #3 Yves Lanterne 14-04-2012 23:41
Sassou dictateur et assassin :
http://www.youtube.com/watch?v=tYGE0-Mrz8I
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0 #2 blaise Anatole 14-04-2012 23:10
L’arrestation (fut-elle administrative) du colonel Ntsourou soulève un nombre important de questions de bon sens dont celles-ci : comment a-t-on su que le public de la conférence serait totalement téké alors que la conférence n’avait pas encore eu lieu ? Que reproche-t-on exactement au colonel Ntsourou, un fidèle du Président Sassou ? S’il s’agit de son éventuelle implication dans les explosions de la caserne de Mpila, pourquoi arrête-t-on cet homme puisque, selon l’explication donnée par le Chef des armées (en l’occurrence le Président de la République) le drame de Mpila était dû à un court-circuit ?
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0 #1 blaise Anatole 14-04-2012 23:09
a question est la suivante : où réside Ntsourou ? De toute manière (cf ; Conférence de presse de Me Malonga sur Zenga Mambu) Marcel Ntsourou réside avenue de La Maison d’Arrêt.

Dans une lettre adressée à ses chefs militaires, selon la famille Ntsourou (voir site Zenga Mambu), celui-ci possederait plusieurs domiciles et que ceux-ci auraient tous été perquisitionnés par la police. Rien donc n’indique dans lequel des nombreux domiciles brazzavillois du colonel Ntsourou a failli se tenir ladite conférence de presse. Et pourquoi n’a-t-on pas laissé cette conférence se tenir à l’hôtel Saphyr puisque les casernes, selon la loi, sont des lieux aussi inviolables qu’un Tabernacle ?
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