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***** Le Congo dans le rouge : Le pays s’est ré-endetté à hauteur de 2.700 milliards FCFA en 2015 . *******

Congo-Brazzaville, l’opposition dénonce un état de siège

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Barrages de police partout, patrouilles de policiers et militaires nuit et jour, le Congo vit en état de siège selon un groupement de partis d’opposition qui s’est réuni en assemblée générale. L’enquête sur les explosions qui ont fait près de 300 morts début mars 2012 piétine.


L'Alliance pour la république et la démocratie (ARD) était réunie en assemblée générale. Dans une déclaration lue par son président, Mathias Dzon, cette plateforme d'une dizaine de partis d'opposition estime que le Congo est en état de siège depuis les explosions du 4 mars.

« Le pays vit une situation d'état de siège qui ne dit pas son nom. Les barrages de la force publique sont érigés ça et là, à l'intérieur et à l'extérieur de Brazzaville. Des patrouilles militaires et policières, à bord d'engins anti-émeutes, sillonnent nuit et jour les artères de Brazzaville. Les écoutes téléphoniques deviennent systématiques », a ainsi énuméré Mathias Dzon.

Au sujet de l'enquête initiée par les autorités pour déterminer les circonstances du drame, l'opposition rejoint l'Observatoire congolais des droits de l'homme en affirmant qu'elle se déroule dans l'opacité. Elle réclame une commission d'enquête regroupant toutes les sensibilités. Toutes les accusations des opposants sont rejetées par le porte-parole du gouvernement, Bienvenu Okièmy, qui les juge non fondées.

« L'état de siège repose sur un certain nombre de critères objectifs et ensuite sur la prise d'un texte juridique. Aujourd'hui, au Congo-Brazzaville, ces critères objectifs n'existent pas et aucun texte juridique n'a été pris pour sanctionner ce que l'ARD appelle "un état de siège", rétorque Bienvenu Okièmy. Cela dit, que les forces de sécurité aient pu, éventuellement, augmenter leur présence sur le terrain, quelles difficultés cela pose-t-il ? L'enquête est menée selon les règles de l'art ».

Pour le gouvernement, les résultats de l'enquête seront obligatoirement rendus publics.

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ALLIANCE POUR LA REPUBLIQUE

ET LA DEMOCRATIE

(A.R.D)

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CONFERENCE DES PRESIDENTS

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La Conférence des présidents de l’Alliance pour la République et la Démocratie (ARD) s’est réunie le 19 avril 2012 de 15 heures à 18 heures au siège du groupement. Avant l’examen de son ordre du jour, elle a renouvelé sa compassion et sa solidarité avec les victimes de la catastrophe du 04 mars 2012. L’ARD s’incline à nouveau devant la mémoire des disparus.

...... Sur le plan national, le 04 mars 2012, la population de Brazzaville a été réveillée par les explosions d’obus et autres munitions qui ont rasé les camps militaires de Mpila, les quartiers de Yoro, Mpila, Kanga Mbandzi, une partie de Talangaï et Ouenzé, faisant de nombreuses victimes.

L’ARD, dans son message de condoléances du 06 mars 2012 aux familles éprouvées, a demandé avec insistance qu’une enquête rigoureuse et transparente soit immédiatement ouverte pour déterminer, avec précision, les causes du désastre et situer les responsabilités en vue des sanctions à prendre. Depuis cette date, le gouvernement, de façon ténébreuse, a mis en place une commission d’enquête composée uniquement d’éléments de la Direction Générale de la Surveillance du Territoire (DGST). Les résultats de cette enquête que le gouvernement avait promis dans un délai de quinze jours, sont toujours attendus.

La Conférence des Présidents de l’ARD constate que depuis cette catastrophe, le gouvernement entretient une nébuleuse autour de cette hécatombe du 04 mars 2012 et s’interroge :

1- Le ministre d’Etat, ministre de la justice a fait deux sorties spectaculaires en déclarant en subsistance que : (…) la mise en place d’une commission d’enquête avec pour but essentiel d’éclairer les circonstances de la catastrophe, de déterminer si les causes en sont accidentelles ou criminelles et dans le dernier cas, d’en rechercher les auteurs, pour une traduction éventuelle devant les juridictions nationales civiles ou militaires, conformément au code de procédure pénal (…) sic.

Il tente ainsi d’apaiser les attentes des Congolais sur :

- La nature et l’origine des engins de destruction massive qui ont explosé ;

- l’état des lieux où ces engins ont été stockés ;

- les causes « accidentelles ou criminelles » de ces explosions ;

- l’ampleur des dégâts (nombre de morts, de blessés, de sinistrés, d’habitations détruites dans les quartiers) ;

- les conclusions des rapports des experts venus pour la dépollution et le déminage des lieux.

2- Au sujet de l’enquête, la Conférence des Présidents de l’ARD observe le caractère opaque de cette enquête que l’opinion nationale et l’opinion internationale ont bien voulu transparente, indépendante, objective, ouverte aux autres composantes de la société congolaise, incluant des experts internationaux.

3- La Conférence des Présidents de l’ARD constate également que cette enquête ouverte depuis plus d’un mois, sur les explosions de Mpila, sujet spécifiquement militaire, non seulement piétine mais est délibérément orientée vers des préoccupations politiques. Les résultats de cette enquête se font toujours attendre pendant que les Congolais sont impatients de connaitre la vérité.

La Lettre du Continent n°632 du 29 mars 2012 indique qu’une deuxième commission d’enquête aurait été constituée dans les couloirs de la présidence de la République, ce qui ajoute à la confusion et au caractère ténébreux de l’enquête. Si les informations de la Lettre du Continent sont vérifiées, quels objectifs le gouvernement poursuit-il, en multipliant les commissions ? Cette confusion est d’autant grave que le pouvoir pose des actes en violation flagrante des règles élémentaires du droit :

- Interdiction faite aux auxiliaires de justice de faire leur travail ;

- Arrestations arbitraires ;

- Garde à vue dans les geôles de police au-delà du délai légal de 72 heures ;

- Exclusion du pouvoir judiciaire dans la conduite des enquêtes, etc.

Pour l’ARD, la seule commission qui vaille, c’est une commission indépendante, ouverte à toutes les sensibilités nationales dont la société civile et à la communauté internationale.

L’ARD constate par ailleurs que le pays vit une situation d’état de siège qui ne dit pas son nom. Des barrages de la force publique sont érigés çà et là à l’intérieur et à l’extérieur de Brazzaville, des patrouilles militaires et policières à bord d’engins anti-émeutes sillonnent nuits et jours les artères de Brazzaville, les écoutes téléphoniques deviennent systématiques, des arrestations et des enlèvements se multiplient, les attroupements de plus de quatre personnes sont interdits, comme pour justifier cette situation d’état d siège.

Le gouvernement ne gère plus le pays.

Les sinistrés dans les sites de fortune ne cessent de crier leur colère du fait de la mégestion dans les sites. L’allocation de soutien aux sinistrés est versée dans un cafouillage inouï, moyennant paiement de pots de vin. Et que dire de l’indigence et de la déficience de la prise en charge médicale des blessés dans les centres hospitaliers de Brazzaville ? N’eût été l’aide médicale des pays amis, le Congo serait plongé dans une catastrophe sanitaire sans précédent. Que fait-on alors d’énormes revenus pétroliers pour être aussi démuni ? C’est ici l’occasion pour l’ARD de remercier et féliciter l’élan de solidarité nationale et internationale.

Face à cette situation, l’ARD exige du gouvernement :

- la constitution d’une commission d’enquête ouverte aux associations de la société civile et aux experts internationaux ;

- l’interpellation sans discrimination des militaires concernés par la catastrophe de Mpila ;

- l’audition des ministres en charge des questions de défense et de sécurité ;

- l’audition des principaux responsables des services de renseignements et des personnalités impliquées dans la délocalisation des camps militaires ;

- la publication immédiate des premiers éléments de l’enquête ;

- la mise en œuvre d’une meilleure politique de gestion de la crise et de ses suites, notamment l’identification réelle des victimes, l’indemnisation de ces mêmes victimes, le relogement rapide des sinistrés ;

La situation du pays est très grave et de plus en plus préoccupante. La catastrophe de Mpila, s’ajoutant au blocage du pays du fait de l’absence d’un dialogue politique ouvert à toutes les forces vives de la Nation, le moment est venu de faire preuve d’intelligence politique et de sagesse dans la recherche des solutions permettant de sortir de cette grave crise. L’inquisition, l’arbitraire et l’état de siège de fait, ne peuvent qu’exacerber la crise et plonger le pays dans le chaos.

L’ARD exige du gouvernement le respect sans faille des libertés individuelles et collectives, sérieusement mises en cause depuis le 04 mars 2012.

Fait à Brazzaville, le 20 avril 2012

La Conférence des Présidents

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Si loin de l’enquête promise: Après Marcel Ntsourou, Okombi Salissa, Dzon, Mierassa, Lefouaba… bientôt aux arrêts ?

Depuis le drame du 4 mars dernier, Brazzaville vit au ralenti. Dès 18h, l'essentiel de ses habitants se replient chacun chez soi. Signes qu'il y règne une atmosphère lourde chargée de supputations et autres ragots relayées par une industrie d'intoxications bien en verve ces derniers temps-ci dans la capitale congolaise. Comment ne pas accorder une oreille attentive à ces historiettes, tant un kilo de mensonge contient généralement cent grammes de vérité au Congo ?

Marcel Ntsourou

Une situation rendue d'autant plus tendue par l'arrestation du colonel Marcel Ntsourou, secrétaire général adjoint du conseil national de sécurité. 24h avant la tragédie du 4 mars 2012, ce dernier avait fêté en grande pompe son 56eme anniversaire à son domicile situé à un jet de pierre du palais de Justice à Brazzaville. Des cadres tékés y avaient pris part. Selon des informations recueillies auprès de quelques invités qui ont requis l'anonymat par mesure de sécurité, le colonel Marcel Ntsourou, vindicatif depuis que Sassou lui refuse le grade de général, aurait été entouré par deux hommes politiques : Clément Miérassa et Grégoire Léfouoba. A priori rien d’anormal que des hommes en treillis répondent à l’invitation de leur parent ou ami. Manifestement présent à ses côtés, Jean Noël Ngoulou, cadet du maître des lieux et cadre de la direction générale du Trésor public. Une réception grandeur nature au cours de laquelle le directeur général adjoint du CNS aurait déclaré sans faux fuyants : « je ne dois rien à Sassou... ». Le lendemain, dès 8h 30mn la poudrière de Mpila distribuait la mort à des congolais. Le fait que le président de la République se trouvait à sa résidence privée a fini par donner matière à réflexion aux services de sécurité qui y voient une main noire dans le drame du 4 mars 2012.

La piste téké ?

Okombi Salissa

okombisalissa2S'il est évident que le colonel Ntsourou soit réputé infatué et arrogant, il n'en demeure pas moins vrai que ses propos récriminatoires à l'endroit des princes qui gouvernent le Congo sont connus de tous. En coulisse, il se dit que le directeur général adjoint du CNS a joué un rôle important dans l'efficacité du service de renseignement que dirige Jean Dominique Okemba, neveu du Chef de l'Etat congolais : « Okemba c'est un nul ! », confie-t-il souvent en privé à des proches. En guise de remerciement pour services rendus à Sassou lors de l'assaut final de la guerre du 5 juin 1997 à Pointe-Noire, où il aurait joué un rôle de premier plan pour anéantir la capacité de réaction des pro-Iissouba, Marcel Ntsourou aurait exigé du Chef de l'Etat le grade de général. Malheureusement, le boss n'y est pas de cette oreille. C'est le début du divorce entre les deux hommes. Dans les milieux proches de la présidence de la République, l'on reproche à Ntsourou d’avoir fait main basse sur des milliards de francs CFA entreposés au siège de la Banque Centrale à Pointe-Noire que dirigeait l’ex-ministre des Finances Pacifique Issoïbeka. Comme si cela n’avait pas suffi, il s’est autoproclamé gouverneur civil et militaire de Pointe-Noire. Une fonction qui a permis à Marcel Ntsourou de s'offrir un trésor de guerre. Fort de cette prérogative, le gouverneur civil et militaire s'est mis à nommer des cadres à la tête des structures d'Etat. C'est notamment le cas de Ahmed Yala (Isidore Yala, nom chrétien) qu'il propulse à la tête de la congolaise de gestion de loterie (COGELO). Le duo fonctionne à merveille au point de soutirer plus de 400 millions de francs CFA appartenant à la COGELO domiciliés dans les comptes des banques à Pointe-Noire au moment de la fin de la guerre du 5 juin 1997... Ce qui fait dire aux hommes liges de Sassou que : « Ntsourou est un bandit ! ». Mieux, ces derniers estiment que Ntsourou bénéficie à satiété du pouvoir : « son petit frère Ngoulou n'est-il pas l'un des grands truands du trésor public qui s'est enrichi à une vitesse vertigineuse, sans qu'il soit interpellé par les ser¬vices pour abus de biens sociaux »?

Une affaire des dividendes pétrolières et de postes de responsabilité ?

Clément Miéressa

mierassa2Ainsi qu'on le constate, Ntsourou et le pouvoir entretiennent des relations conflictuelles basées sur la redistribution des dividendes pétrolières et de postes de responsabilité. Ces conflits peuvent-ils être à la base d'une déstabilisation d’un régime au vu et au de tout le monde ? Pas au cours d’une réception comme celle qu’a donné le Colonel Marcel Ntsourou à ses frères téké, le 3 mars dernier à son domicile du centre-ville. N’est-ce pas une méthode de chantage qu’a voulu utiliser Ntsourou pour se donner des gants et exercer une pression sur le régime ? S’interrogent des analystes politiques qui ont requis l’anonymat.

Est-ce cette piste de la célébration à grands frais du 56ème anniversaire de Marcel Ntsourou, 24h avant les explosions de Mpila, qui aurait conduit les enquêteurs à établir une corrélation entre le toast prononcé ce jour par le maître des lieux et le drame du 4 mars dernier ? A ce qu'il paraît, les perquisitions effectuées aux domiciles de Ntsourou et de son cadet Ngoulou, aussi bien à Brazzaville qu'à Lékana, auraient permis de mettre la main sur d'importantes sommes financières et quelques armes. Dans un pays qui a connu des guerres, existe-t-il un colonel qui a été proche du théâtre des opérations militaires qui soit dépourvu d'armes de guerre ? S'est interrogé une source militaire qui a requis l'anonymat. Quant à l'argent trouvé chez Ngoulou au Plateau des 15 ans, il n'est un secret pour personne dans le cadre de la lutte du blanchiment de l'argent en vigueur depuis les attentats du 11 septembre aux Etats-Unis, tous les voleurs et pilleurs de la République thésaurisent l'argent chez eux. Homme à tout faire du TPG Albert Ngondo, Jean Noël Ngoulou a-t- gardé cet argent pour lui tout seul ou pour le compte de son boss Ngondo ?

Okombi Salissa, Mathias Dzon, Clément Miérassa, Grégoire Léfouoba aux portes de l'enfer

Le péché mignon de Clément Mierasa et de Grégoire Léfouoba, c'est d'avoir pris part à cette soirée « tékénisée » au cours de laquelle le colonel Marc Ntsourou aurait prononcé un discours brûlot à la limite tribaliste, sans qu'ils lèvent le petit doigt pour désapprouver le caractère belliqueux de leur frère. Qui ne dit mot consent. Ce à quoi il pourrait être amené à y répondre devant la commission d’enquête.

Mathias Dzon

dzon1Quant à Mathias Dzon, il lui serait reproché de s’accommoder au discours vindicatif de son jeune frère Ntsourou. Pire, des fréquentations nocturnes seraient entretenues entre les deux personnages, spécule-t-on dans certains salons huppés de Brazzaville. Infos ou intox ? Ne voudrait-on pas noyer son chien en l'accusant de rage ? Le président du CADD-MJ André Okombi Salissa essuie depuis un certain temps une volée de bois vert de la part de ses adversaires politiques qui se recrutent dans le parti congolais du travail. Son obstination à faire cavalier seul est plutôt perçue par les « faiseurs de fiches » du Palais du Peuple comme l'œuvre d'un renégat qui veut renverser l'ordre établi. La tragédie du 4 mars dernier n'offre-t-elle pas aux détracteurs d’Okombi Salissa la meilleure possibilité de l’inculper pour le mettre sous l’éteignoir ? S’interrogent les exégètes du landerneau politique congolais. Il est vrai que l’homme jouit d’une salle réputation d'orgueilleux et de « boukouteur » en chef, propriétaire des immobilisations qu'il a bâties aussi bien au Congo qu'à l'étranger et dont la valeur patrimoniale serait évaluée, selon les fins limiers des finances, en milliards de francs CFA. Un gangstérisme économique qui lui vaut aujourd'hui des inimitiés les plus effroyables. Son premier vice-président Marcellin Elenga aurait, selon certaines indiscrétions, bénéficié d'un bon pactole pour saborder la base du CADD-MJ. Vrai ou faux ? Toujours est-il que les accointances d'André Okombi Salissa avec Marcel Ntsourou et Mathias Dzon sont désormais présentées comme une affaire de « complot téké ». Comme quoi en politique tous les moyens sont bons à utiliser pour muscler les plus actifs, affirme-t-on dans les milieux proches d’Okombi Salissa. Se sentant traqué, le président du CADD-MJ est désormais gardé par ses hommes liges, en tenue militaire et armée jusqu’aux dents. A son passage, les Brazzavillois croient voir l’escorte du chef d’état-major des FAC.

© La Voix du peuple
N° 14 - 12 Avril 2012


Commentaires  

 
+1 #4 Boumedienne 23-04-2012 19:37
Pendant l’état de siège, il y a un transfert de pouvoirs des autorités civiles aux autorités militaires, mais dans le cas de Brazzaville, ce n'est pas ce qui se passe donc on ne peut pas parler d’état de siège tout juste pour faire peur a la population.
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0 #3 Boumedienne 23-04-2012 19:36
Je ne pense pas qu'une augmentation des agents de polices dans les rues de Brazzaville doit être dénoncée comme un état de siège comme l'opposition le dénonce aujourd'hui au Congo. A mon âme et conscience, je sais qu'un état de siège est un dispositif législatif qui est dans la constitution Congolaise bien encadre dans un article. Cet état de siège est aussi bien codifie dans le code de la défense des Forces Armées Congolaises. Il permet le transfert de pouvoirs de police de l’autorité civile a l’autorité militaire, la création de juridictions militaires et l'extension des pouvoirs de police dans les rues de la ville et il ne peut être mis en œuvre que sur une partie du territoire, après délibération du Conseil des ministres et avec signature présidentielle lorsqu'il y a péril imminent du fait d'une insurrection armée ou d'une guerre.
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+1 #2 Bon Estelll 23-04-2012 16:14
L’ARD exige également l’audition des ministres en charge des questions de défense et de sécurité ainsi que celle des principaux responsables des services de renseignements et des personnalités impliquées dans la délocalisation des camps militaires.
Pour elle, l’État devrait interpeller tous les militaires concernés par cette catastrophe sans discrimination.
L’autre exigence de cette plateforme politique porte sur le
respect sans faille des libertés individuelles et collectives sérieusement mises en cause depuis le 4 mars. « La confusion est d’autant que le pouvoir
pose des actes en violation flagrante des règles élémentaires du droit : l’interdiction faite
aux auxiliaires de justice de faire leur travail ; arrestations
arbitraires ; garde à vue dans les geôles de police au-delà du
délai légal de 72 heures ; exclusion du pouvoir judiciaire
dans la conduite des enquêtes »
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+1 #1 Serge Abolo 23-04-2012 15:52
D’après l’alliance, cette enquête en cours depuis a dépassé le délai de quinze jours devant aboutir à la publication des premiers résultats comme l’aurait promis le gouvernement. L’ARD exige, par conséquent, « la publication immédiate des premiers éléments de l’enquête » et se dit préoccupée de
« constater l’érection des barrages de la force publique à l’intérieur et à l’extérieur de Brazzaville ».
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