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Congo, législatives de 2012 : l’U.PA.D.S. et le casse-tête des nominations à la députation

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Parce que la société civile est si désorganisée, les élites écartées du pouvoir n’ont pas un projet politique unitaire et que le parti est sclérosé, nous voici avec des candidats investis à un scrutin que l’on sait d’emblée non sincère.

Les certitudes de l’histoire, les imperfections de la loi électorale et les réflexes de confiscation du pouvoir par monsieur Sassou sont là pour nous raconter le scénario écrit à l’avance : une victoire écrasante du PCT et apparentés.

En effet, plus que jamais, Sassou a besoin d’un parlement aux ordres pour échapper à la limite d’âge fixée à 70 ans, et à la limite du nombre de mandats : deux, fixés par une constitution pourtant taillée sur mesure. Sans révision constitutionnelle, le général-président ne peut rempiler en 2016 pour une troisième fois et dépasser 31 années à la tête du Congo. Aussi, pour l’essentiel, seront députés ceux des candidats dont le pouvoir espère positivement une allégeance active sinon, au minimum, de la mollesse ou un silence complice. C’est un truisme.

Quel sens politique donner alors à notre participation à ce qu’il convient de qualifier de procédure de "sélection-nomination" des députés qui devront se prononcer sur le projet de révision de la constitution qui viendra tôt ou tard à l’ordre du jour ? Comment obtenir un groupe parlementaire à l’assemblée à l’issue de ces élections qui ne sont ni libres ni transparentes, sans nous compromettre, sans vendre notre âme ?

Le seul moyen de prouver la justesse de notre participation et de démontrer au passage l’erreur stratégique des forces de l’opposition qui ont choisi la politique de la chaise vide est de politiser à l’extrême la campagne électorale. C’est au parti, notre parti, de donner le la. C’est notre devoir de clarifier les enjeux, de donner un sens pratique au scrutin, d’imposer des thèmes et des objectifs à tous nos candidats.

Quel est l’intérêt pour un citoyen résigné, de participer au vote quand l’impression générale est que rien ne va changer demain au quotidien, quels que soient les résultats ? Qu’est-ce-que le peuple peut espérer gagner à ce que l’U.PA.D.S., parti de gouvernement, ait à nouveau un groupe parlementaire ? Quel gage de crédibilité l'actuel groupe a-t-il donné lors de la dernière législature ? Quelle garantie de probité morale offrent nos candidats et en quoi leur élection est de bon augure pour le changement tant espéré ? Telles sont les questions pratiques auxquelles il nous faut apporter des réponses simples, claires.

Structurer le discours autour du projet caché de révision de la constitution, marteler la nécessité de faire échouer ce projet : voilà la trame de l’effort de mobilisation de notre électorat. De même, la dénonciation des maux qui alimentent la déchéance sociale et la prise en compte des préoccupations du quotidien, sont autant de concepts que nos candidats pourront reprendre en chœur. Cela suppose un saillant mot d’ordre du parti que tous nos candidats devront reprendre.

Et dans cet esprit, nos candidats doivent éviter au moins deux écueils. D’une part, faire des législatives autant de scrutins locaux, où ne compte que la victoire personnelle et d’autre part, résumer la campagne électorale en une succession d’actions humanitaires, sans contenu politique véritable, où chacun se complairait à faire de l’assistanat social. Une stratégie à courte vue où nos adversaires ont une année-lumière d’avance, ne serait ce que parce qu’ils ont les moyens de l’Etat, et les utilisent sans scrupule et à mauvais escient.

Agir ainsi, est aussi une manière de jeter les jalons qui permettront d’orienter le parti vers la recherche de solutions efficaces et de donner de la substance à l’élan unitaire qui doit conduire au congrès. Car les résultats électoraux même bidouillés, auront nécessairement un impact sur les débats à venir.

Paris, le 30 juin 2012.

Cercle d’Initiatives pour la Rénovation de l’U.PA.D.S.

 

Florent BISSINGOU - Martial K. BOULOUD – Marcellin DECKOUS – BAVIBIDILA MADIELA - Romuald MAHONZA - Didier MAHOUELE ma MAKITA - Yves MBAMA NGANKOUA - Théo TATHYS

 

 

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