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Violents affrontements entre policiers et partisans de l’opposition à Libreville.

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Une manifestation de l’opposition gabonaise appelant au départ du président Ali Bongo a dégénéré, mercredi, en de violents affrontements entre policiers et partisans du dissident André Mba Obame dans la capitale du pays, Libreville.

 

AFP - Au moins dix personnes ont été blessées et une dizaine interpellées mercredi lors de violents affrontements à Libreville entre policiers et partisans du dissident André Mba Obame qui réclamaient le départ du président Ali Bongo.

La police a procédé à une dizaine d’interpellations lors de ces heurts, les plus violents depuis les violences post-électorales de 2009.

L’Union nationale (UN, parti dissous) d’André Mba Obame avait appelé à une manifestation à 15h00 (14h00 GMT) dans le centre de Libreville pour réclamer une « conférence nationale souveraine » en vue d’obtenir une nouvelle Constitution et des élections législatives et présidentielle. Mais ce rassemblement n’a pas été autorisé par les autorités.

Des affrontements entre opposants, forces de l’ordre et groupuscules ont alors éclaté, avant l’heure prévue de la manifestation, et se sont prolongés jusqu’en début de soirée.

Au même moment, entre 2.000 et 3.000 manifestants, qui s’étaient réunis au siège de l’UN se sont dirigés vers le quartier populaire et très pauvre Cocotiers.

Ils scandaient des slogans « AMO (Andre Mba obame), le vrai président » ainsi que « Ali Ben dégage ».

Ils ont été été violemment dispersés par les policiers. Armés de gourdins, des jeunes ont jeté des cailloux et des bouteilles vides en direction des policiers qui ont fait usage de de matraques et de gaz lacrymogène, procédant parfois à des tirs tendus.

Lors des assauts, les jeunes se réfugiaient régulièrement dans le dédale des ruelles et des passages étroits du quartier.

Les manifestants ont dressé des barricades, brûlé des poubelles et au moins une voiture. Ils ont également partiellement détruit au moins une dizaine d’autres véhicules et saccagé une station essence, selon le décompte de l’AFP.

« Actes de vandalisme »

Des manifestants ont commis « des actes de vandalisme. Les forces de l’ordre ont essayé de les dissuader avec notamment des gaz lacrymogène. Ils ont aussi encerclé le commissariat de Nkembo, la direction de la sûreté urbaine caillassant les policiers et les véhicules », a affirmé à l’AFP par téléphone la Procureur de la République de Libreville, Sidonie-Flore Ouwé.

« Ils ont aussi vandalisé une quinzaine de véhicules, pour la plupart des véhicules à usage commercial. Pour le moment, d’après les informations en ma possession il y a eu sept interpellations (..) on ne m’a pas fait état de blessés », a-t-elle dit, ajoutant que les forces de l’ordre restaient « vigilantes ».

La police avait déjà dispersé mercredi à l’aube une quarantaine de personnes qui préparaient le meeting. Selon un membre de l’UN, deux personnes ont été arrêtées.

« Vers 6 heures du matin, des policiers nous ont dit que la manifestation était interdite. On a dit qu’on restait. Quelques minutes plus tard, six camions de policiers sont arrivés. Ils ont lancé des grenades lacrymogènes et frappé les gens », a affirmé sous couvert de l’anonymat un sympathisant de l’UN.

« L’ancien ministre de l’Intérieur (M. Mba Obame) sait qu’il faut demander une autorisation. Ils ne l’ont pas demandé. La manifestation n’est donc pas autorisée », avait indiqué le porte-parole du ministère de l’Intérieur Jean Eric Nziengui Mangala sans confirmer ces deux arrestations.

De retour samedi, après 14 mois d’absence en raison de problèmes de santé, M. Mba Obame, ancien baron du régime passé dans l’opposition à la mort du président Omar Bongo en 2009, avait contesté la victoire à la présidentielle d’Ali Bongo, le fils de l’ancien président.

Il s’était autoproclamé président de la République en 2011, avant de se réfugier plus d’un mois dans une agence onusienne de Libreville.

L’immunité parlementaire de M. Mba Obame a été levée et il est poursuivi pour « trouble à l’ordre public ». Il risque de deux mois à un an de prison, selon son avocat.

L’émetteur de la chaîne de l’opposant André Mba Obame vandalisé.

L’émetteur de TV+, la télévision qui appartient au principal opposant gabonais, a été incendié la nuit dernière. L’incident intervient alors que des affrontements violents ont opposé les partisans d’André Mba Obame à la police, mercredi.

AFP - L’émetteur de TV+, télévision du principal opposant gabonais André Mba Obame, a été incendié par des hommes armés dans la nuit de mercredi à jeudi et la chaîne n’émet plus, a affirmé à l’AFP son directeur.

Cet incident intervient au lendemain des violents affrontements lors d’une manifestation du parti interdit de M. Obame, l’Union nationale (UN). L’opposition fait état de trois morts, bilan vigoureusement démenti par les autorités qui réfutent tout décès et parlent de « déclaration politico-polticienne ».

« Un commando d’une quinzaine de personnes avec des cagoules et des armés ont maîtrisé les cinq vigiles et mis le feu aux émetteurs » situé au 3e étage d’un immeuble du quartier populaire de Nkembo, a déclaré Frank Nguema jeudi matin.

« Ils ont forcé la grille d’entrée avec un pied de biche et fait s’allonger les gardiens. Ils avaient une bouteille avec de l’essence et ils ont mis le feu aux émetteurs », a poursuivi M. Nguema.

M. Nguema a aussi affirmé que TV+ avait subi une coupure d’électricité de 10H00 à 18H00 le mercredi ce qui l’avait empêché de diffuser des reportages sur la manifestation de l’opposition.

« Cet énième sabotage et cet acharnement du pouvoir contre TV+ confirment l’absence de liberté d’expression et de la presse au Gabon », a estimé M. Nguema, soulignant que les autorités ont mis sous séquestre depuis les troubles postélectoraux de la présidentielle 2009 une partie du matériel de la chaîne lui interdisant ainsi une diffusion satellitaire au niveau national et international.

En 2009, un mystérieux commando avait aussi mitraillé en pleine nuit l’émetteur de la chaîne de télévision panafricaine Go Africa.

L’UN, dissous par les autorités en 2011, avait appelé mercredi à une manifestation pour réclamer une « conférence nationale souveraine » en vue d’obtenir une nouvelle Constitution et des élections. Ce rassemblement n’a pas été autorisé par les autorités.


source : AFP

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