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Les propagateurs du VIH-SIDA en action

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Le syndrome d’immunodéficience acquise (SIDA) n'est ni un mythe, ni une invention de la médecine destinée à décourager les amoureux, mais plutôt une réalité, une maladie, une pandémie qui tue. Bien qu’après plus de deux décennies d'existence,

qui ont fait connaître au monde entier ses méfaits et son mode opératoire, certains Congolais croient dur comme fer que le SIDA n'existe pas et continuent de mener une vie sexuelle débridée.

A ceux-là se greffe une catégorie d'hommes et de femmes séropositifs déclarés qui, en guise de vengeance entretiennent des relations sexuelles non protégées avec des êtres bien portants en vue de les contaminer.

En effet, un adage populaire dit que «tout ce qui brille n'est pas or». Cette maxime trouve sa stricte application dans la vie pratique des humains. Entre la pandémie du SIDA d'un côté, couplée à la recherche du plaisir sexuel et la protection de la santé de l'autre, certaines personnes n'ont pas de temps à perdre pour choisir «le corps à corps». Elles se comportent comme si cette maladie dont on parle si abondamment n'était que du vent. Ces personnes se contentent d'une simple appréciation physique du ou (de la) partenaire pour décider du type de rapports sexuels, c'est-à-dire protégés ou non. Les femmes d'une manière générale se fient au gabarit de l'homme et au contenu de sa poche; de leur côté, les hommes fondent leurs jugements sur les rondeurs de la femme. Ces deux êtres n'ont jamais pris soin de demander avant de passer à l'acte sexuel, le statut sérologique du conjoint ou de la conjointe ou encore d’exiger l'usage du préservatif. Le constat empirique suffit.

Au cas où l'un des conjoints présente un aspect maigrichon, aux allures d'un malade, le refus est très souvent immédiat pour ceux qui ont horreur des préservatifs. Encore faut-il que le partenaire soit animé de bon sens pour ne pas brutaliser la fugitive qu'il a parfois conquise au prix d'une longue et coûteuse période de convoitise. Si rien n'est apparemment visible, susceptible de les dissuader, ils se laissent aller sans autre forme de procès à leurs risques et périls. Pourtant, chacun sait qu'avec l'avènement des antirétroviraux, les malades ne présentent plus de signes extérieurs apparents. Sous l'effet de ces produits, les personnes atteintes du Sida sont aussi luisantes, dodues et pleines de charmes comme tout autre être humain valide et jouissant d'un parfait état de santé. C'est pourquoi, le proverbe selon lequel, tout ce qui brille n'est pas or doit servir de leçon à tous ceux qui aiment la vie et le sexe.

Illustrations de ces commerçants du VIH-SIDA

A côté de certaines personnes qui continuent à mener leur vie sexuelle désordonnée, il y a d'autres qui se distinguent par leur caractère perfide et inhumain. Bien que séropositifs, ils pratiquent des rapports sexuels non protégés, profitant de la naïveté et de l'ignorance de leurs différentes partenaires. Ils sont dans les administrations civiles et militaires, les ministères, à l'université, au C.H.U de Brazzaville et dans bien d'autres entités publiques ou privées. Plusieurs cas illustrent cette dérive à l'instar de ce jeune Congolais, militaire de son état qui fait des va-et-vient entre Dolisie et Brazzaville à la recherche de jeunes filles avec lesquelles il finit par établir une liaison amoureuse malgré son statut de séropositivité. Ce qui étonne plus d'un voisin, c'est la liberté avec laquelle ce jeune homme se livre à une telle débauche dans le domicile de son père. Il multiplie les partenaires sans que les parents n'osent lever le petit doigt. Ainsi, bénéficiant du mutisme coupable de ses parents et notamment de celui de son père, ce jeune militaire distribue sans sourciller le VIH-SIDA aux jeunes filles prises au piège de ses attraits trompeurs. La marâtre de ce malfrat qui ne pouvait plus supporter le comportement inhumain de son fils adoptif en a fait les frais, lorsqu'elle a fait des remontrances à son mari. Ce dernier lui aura répondu sèchement et cyniquement que son fils a raison de se comporter ainsi, car c'est de cette manière qu'il a contracté ce redoutable virus.

On comprend aisément que c'est par vengeance que ce militaire se comporte ainsi. Comme si cela ne suffisait pas, après un bref séjour à Dolisie, ce garçon qui venait de congédier une de ses nombreuses compagnes, a regagné le toit paternel avec une nouvelle compagne, sans que cela ne choque le père ou l'interpelle. Un autre écervelé du même accabit venait d'être abattu froidement à Makélékélé par un élu du peuple qui n'a pas voulu cautionner un tel comportement dans sa circonscription. A en croire ce justicier du peuple, cet homme qui se savait séropositif avait violé sept femmes qui se sont toutes révélées séropositives au terme de plusieurs tests de sérologie. L'acte est condamnable certes, mais le meurtrier peut bénéficier de circonstances atténuantes eu égard au comportement irresponsable et cruel du violeur. En le laissant agir pendant longtemps, il aurait dû contaminer une bonne partie des femmes, partant la population de Makélékélé. Nous osons croire que le jeune militaire mérite également un châtiment exemplaire, d'autant qu'il agit en toute responsabilité et avec préméditation. Il y a manifestement volonté de nuire, d'élargir le cercle des séropositifs au Congo pour se donner certainement bonne conscience. Ces personnages lugubres sont certainement nombreux et écument sous une peau d'agneau, les avenues et ruelles de la capitale ainsi que d'autres grandes agglomérations de notre pays, tels des prédateurs affamés à la recherche de proies faciles.

En tout cas, tout ce qui brille n'est pas or. Dans la situation actuelle, cet adage populaire vaut son pesant d'or. Devant ces comportements teintés de cruauté certaine, les pouvoirs publics sont instamment interpellés pour attirer l'attention des uns et des autres afin d'endiguer ce phénomène qui prend corps dans notre société. La baisse du taux de prévalence du VIH au Congo en est intimement liée.

© Patrick Yandza – Le Patriote



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