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Le Congo doit réactiver l'intérêt de la vaccination préventive

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Depuis le 10 Octobre dernier, des indices alarmants décrivant la présence d’une infection à la   poliomyélite avaient  été signalés par plusieurs patients qui avaient  pu se rendre dans les centres médicaux de la ville de Pointe-Noire,

comme le rapporte Madame ODILE  B. résidente du quartier la base « Dans la nuit du Vendredi 8 au samedi 9 Octobre, je me suis présentée précipitamment a l’Hôpital A. SICE ayant constaté que mon fils de 11 ans avait du mal à marcher et vomissait beaucoup. Il avait une forte fièvre. La dame qui a consulté mon fils a diagnostiqué qu’il s’agissait d’une atteinte au paludisme. Cette dernière,  nous a prescrit une ordonnance d’usage.  Le Mercredi 14 Octobre au matin mon fils est mort… » . Pourtant l’alerte nationale à la paralysie flasque aiguë n’a été déclenchée que le 31 Octobre 2010 par le Directeur Départemental de la Santé, Mr J.D.D. BALENDE.

Voici un peu plus de 15 ans , en suspendant la politique de vaccination sanitaire contre la polio, la tuberculose… qui s’effectuait  dès la maternelle jusqu'à la fin du cycle primaire, le Congo-Brazzaville s’est laissé entrainer dans une spirale dangereuse de contamination qui ouvre aujourd’hui la voie à plusieurs infections destructrices qui frappent de façons récurrentes les populations. Accentué par les déficits en eau potable et autres conseils préventifs prodigués par les centres médico-sociaux, (aujourd’hui totalement disparus),  qui servaient de veille sanitaire ont augmenté le risque d’infection. Cela a également  induit un changement de comportement dangereux qui favorise aujourd’hui la prolifération des maladies. Il n’est pas surprenant aujourd’hui de constater les agissements anti- hygiéniques dans les endroits dits « d’exposition à la contamination », tels que dans les marchés, les aliments sont vendus à même le sol. L’insalubrité notoire de ces lieux de vente des aliments y contribue grandement ainsi que l’absence des toilettes publiques dans les marchés. Dans grand nombre de domiciles, on dénote l’absence des toilettes modernes ainsi que le manque d’eau potable. Il en est de même dans les établissements scolaires, les lieux publics (restaurants et bars) et les administrations. Ces endroits régulièrement fréquentés par les congolais sont aujourd’hui transformés en des « boites à contamination » à grandes échelles. De même, cette opération  «  honteusement » IR (intervention rapide)  déjà dénoncée dans notre publication intitulée : Congo-Brazzaville : A quand la prise de conscience,   consistant à rejeter sur les voies publiques les matières fécales est de nature à aggraver les risques de contamination et de prolifération des infections constatées actuellement.

Au delà de la nécessité de prendre conscience que notre propre vie dépend de notre capacité à respecter les règles élémentaires d’hygiène, il est aussi inacceptable de constater l’abandon de toute politique de vaccination préventive qui prévalait avant 1997. Le gouvernement doit nécessairement se remettre en cause devant le bilan aujourd’hui  de plus de 156 décès et de 380 cas enregistrés dont la plus part sont répertoriés dans la capitale économique d’après les sources officielles du gouvernement congolais. (Il  se trouve que d’autres sources annoncent plus de 200 morts, la publication des statistiques   au Congo demeure  un secret d’état) et de plus 500 cas enregistrés dont la plus part sont répertoriés dans la capitale économique. Comme le stipule  ce rapport de l’OMS « Le virus, qui frappe plus généralement les enfants de moins de cinq ans, a également frappé plus de 200 malades atteints de paralysies. La plupart des cas concernent de jeunes adultes âgés de quinze à 29 ans. Ceci illustre le fait que des populations sont menacées parce qu'elles n'ont pas bénéficié d'une totale immunisation. Cette épidémie, concentrée principalement autour de la ville portuaire de Pointe-Noire, Mvouti, Dolisie et dans la Bouenza à Kayes, est un nouveau revers pour la campagne internationale de vaccination contre la polio engagée il y a plus de vingt ans maintenant »

Les campagnes de vaccination entreprises ce 12 Novembre doivent s’inscrire dans la durée et faire l’objet d’un examen approfondi en vue d’une réactivation de la politique globale de vaccination préventive.

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