18/08/2017

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***** Le Congo dans le rouge : Le pays s’est ré-endetté à hauteur de 2.700 milliards FCFA en 2015 . *******

Le déplacement de l’aéroport de Maya- Maya s’impose

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LE GOUVERNEMENT FACE A CES RESPONSABILITÉS

 

Notre pays n'en finit pas avec les catastrophes.

Ces derniers temps sur tout l'étendue du territoire il y a, pluies diluviennes par- ci, inondations et parfois érosions par- là, occasionnant mort d’hommes, désolation et tristesse.

Brazzaville et Pointe-Noire nos principales villes qui ont connu il y a quelques années la soit disant municipalisation accélérée ont vécu et continuent de vivre des moments très difficiles.

Une attention particulière doit être faite au crash aérien qui s'est produit au quartier Makazou de l'arrondissement de 7 Mfilou à proximité de l'aéroport Maya - Maya. Un cargo de type Iliouchine 76 s'est écrasé en plein quartier populaire.

Bilan

Le bilan est lourd :

- nombreuses pertes en vies humaines

- plusieurs blessés ;

- des habitations ont été détruites ;

- des importants dégâts matériels.

Enquête

Le gouvernement promet d'assumer ses responsabilités et l'ouverture d'une enquête pour déterminer les responsabilités de ce crash. Beaucoup de Congolais sont sceptiques sur cette démarche. Il semble que ces enquêtes n’aboutissent jamais au Congo et elles demeurent sans suite. Sous certains cieux, le Ministre en charge de ce département aurait démissionné. Au Congo démissionner, ne fait partie du vocable des dirigeants.

A ce propos, les Congolais ont encore en mémoire le drame du 04 mars 2012. Une Commission d’enquête avait été mise en place pour établir les responsabilités administratives. Neuf (9) mois après, le rapport de cette commission n’a jamais été rendu public et les responsabilités administratives n’ont jamais été établies. A tel enseigne que la FECODHO a dénoncé l’illégalité en ce qui concerne la durée de détention préventive des personnes incarcérées dans l’affaire de. cette catastrophe.

Des informations troublantes

Les internautes ont découvert dans plusieurs sites des informations troublantes sur ce crash. Celle-ci relèvent que :

- l’avion a été immatriculé en Arménie ;

- celui-ci a été exploité illégalement depuis quatre (4) ans et au Congo depuis seize (16) mois ;

l’avion et son équipage n’étaient pas assurés et que celui-ci ne pouvait pas voler sans l’assurance de son équipage ;

l’avion n’a jamais été soumis à un contrôle technique ;

- la durée de vie de ce cargo était dépassée et que celui-ci était enregistré sous une fausse identité. Bref, il ne s’agissait là que d’un cercueil volant..

Selon la chaîne Al Jazeera, l’avion appartenait à la compagnie arménienne Airways Rich.

Si tout cela s’avère vrai, il ne s’agit ni plus, ni moins que d’un véritable scandale pour lequel les responsabilités doivent être établies et des sanctions prises. Il faut mettre fin à l’impunité surtout lorsqu’il s’agit de la vie de nos concitoyens qui ne demandent qu’à vivre en paix dans leur pays..

Les premiers coupables dans cet autre drame sont ceux qui ont autorisé qu’un appareil qui ne remplissait les conditions pour sa mise en circulation fût autorisé à voler dans notre espace aérien au grand mépris de la sécurité de la population. Tel que l’on a décrit, cet avion aurait pu s’écraser n’ importe où et peut être faire plus de victimes ; déjà que le bilan qui nous a été annoncé par la voie des ondes est très lourd.

De la nécessité et de l’urgence de trouver une solution sur l’existence et le déplacement obligatoire de l’aéroport de Maya Maya à cet endroit.

La sécurité des populations doit être au centre des préoccupations de la classe politique en général et de celles des dirigeants en particulier. Avec le 04 mars 2012, les Congolais se sont rendus compte de choses extrêmement graves.

Parmi celle-ci, on peut noter qu’en octobre 1980 le Général Denis SASSOU NGUESSO, alors Président du Comité Central du PCT, Chef de l’Etat, avait fait adopter au cours réunion du Bureau Politique élargi au Gouvernement, le Schéma directeur d’urbanisme de la ville de Brazzaville qui prévoyait entr’autres :

- à court et moyen terme la délocalisation des casernes ;

- le déplacement à partir de l’an 2000 de l’aéroport de Pointe-Noire et de 2010 de l’aéroport international de Maya Maya, dont les sites entourés de quartiers résidentiels, ne répondraient plus à ce moment aux normes de sécurité des populations.

L’on peut également rappeler que le Gouvernement du Président Pascal LISSOUBA avait entrepris plusieurs actions dans ce cadre et avait déjà choisi un site qui devait abriter le nouvel aéroport. Malheureusement dans ce cas, le principe de la continuité de l’Etat n’a pas été respecté.

Il est bon de souligner avec force que gouverner c’est prévoir. Malheureusement, le constat fait 32 ans après est très amer.

Malgré plusieurs alertes, rien n’a été fait. Pire, le Gouvernement a aggravé la situation en réalisant d’importants investissements tant à Brazzaville qu’à Pointe –Noire. Ceci, en faisant fi des aspects de sécurité des Populations.

Cette situation est à la fois grave, préoccupante et troublante.

Les derniers événements de Mpila et de Makazou et les bilans qui s’en sont suivis, interpellent les populations, la classe politique et les dirigeants de notre pays.

Après le drame de Mpila, tout le monde a été surpris d’apprendre que toutes les dispositions avaient été prises en 2009 pour délocaliser les casernes. Personne n’a jamais compris pourquoi celles-ci n’ont pas été effectives.

Un collectif budgétaire a été fait en 2012. Celui –ci semblait prendre en compte l’aspect de la délocalisation des casernes. Les congolais attendent toujours.

Le bon fonctionnement des Institutions

Il semble que le Congo se distingue pour certains par le bon fonctionnement de ses Institutions. Hier, beaucoup de congolais n’ont pas compris qu’après le drame du 04 mars, le Parlement dont l’une des missions essentielles est de contrôler l’action du Gouvernement n’ait pas daigné interpeller celui-ci. Comment expliquer un tel comportement des Représentants du peuple après une catastrophe de cette ampleur ?

Si cela avait été fait, on ne vivrait peut-être pas aujourd’hui l’imbroglio polico-judiciaire de ce drame.

Il y a fort à parier qu’à la suite du crash aérien du 30 novembre , que l’on observe le silence et le mutisme habituels de ce Parlement. Ce qui du reste pour beaucoup ne serait pas surprenant.

Doit-on considérer cela pour une indifférence, un mépris devant des situations aussi graves, catastrophiques et dramatiques ou plutôt pour de l’insensibilité à l’égard des êtres humains ?

Après tout, les Congolais connaissent la réponse : Le pays n’est pas en crise et tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes.

Conclusion

C’est pour cela, qu’après les nombreuses alertes données ici et là, il apparaît plus qu’évident, urgent et nécessaire d’arrêter les travaux actuellement effectués à l’aéroport de Maya - Maya, et de prendre dès à présent des dispositions pour déplacer cet aéroport.

Par ailleurs, toute complaisance ne doit plus être tolérée en ce qui concerne la qualité des avions qui doivent voler dans notre espace aérien. Pour cela, il faut ne pas privilégier quelques petits égoïsmes de ceux qui veulent s’enrichir en sacrifiant la sécurité des populations congolaises. Il est urgent d’arrêter avec beaucoup de rigueur le survol de notre espace aérien par des cercueils volants.

Le Gouvernement est placé devant ses responsabilités.

Clément MIERASSA


Commentaires  

 
0 #2 Alain Nzobo 30-12-2012 15:28
Et que penser de ce chef d'Etat qui s'empresse de chercher à résoudre les problèmes des autres quand il ne parvient pas à solutionner ceux de son propre pays ? Croit-il qu'il ne réussit pas parce que ses ministres sont sous-payés ? D'ailleurs, Sassou échoue partout : échec dans sa mission en RDC, échec en Centrafrique où il ne parvient pas à tirer d'affaire son disciple François Bozizé, échec dans sa tentative de médiation au Mali. En fait, la seule réussite de Sassou est de s'enrichir et d'enrichir ses obligés...
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0 #1 Alain Nzobo 30-12-2012 15:28
Les Congolais ont eu une année 2012 difficile : drame du 4 mars 2012, accidents aériens, accidents ferroviaires, inondations polluant les nappes phréatiques provoquant la résurgence des pandémies comme le choléra, une poussée de la malnutrition et de la mortalité infantile, le coût de la vie qui a pris une vitesse exponentielle, des élections truquées, et j'en passe. Pendant ce temps, sans qu'ils aient fait la preuve d'avoir résolu les problèmes du peuple, les ministres se voient augmenter leur salaire comme si en le faisant, cela permettrait de mieux résoudre les épineux problèmes que Denis Sassou Nguesso traîne derrière lui depuis quinze ans déjà.
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