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Brazzaville : Une affaire de trafic d’armes qui pourrait provoquer un séisme politique

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A Brazzaville, la surprise était grande, mercredi 8 mai dernier, d’entendre, sur les antennes de R.f.i (Radio France internationale), l’ancien garde des sceaux, aujourd’hui président de la Commission nationale des droits de l’homme, Jean-Martin Mbemba, se plaindre de l’irruption de «six policiers lourdement armés», à l’entrée de sa résidence.(1)

Le lendemain, le directeur central de la police judiciaire, le colonel Jean-Roger Kouni-Okogna, a apporté la précision, toujours sur les ondes de la même radio, que les policiers étaient à la recherche d’un gendarme faisant partie de la garde de l’ancien ministre, qui détiendrait des armes de guerre et qui serait caché dans la résidence de l’ancien ministre. De quoi retourne cette affaire qui a jailli brusquement dans un média international ?

La question est dans les commentaires des milieux avertis, dans la capitale congolaise. La semaine dernière, Jean-Martin Mbemba, autorité nationale, surprenait l’opinion publique congolaise, par sa réaction sur R.f.i. «J’étais dans mes appartements. J’ai entendu un bruit dehors. Quand je sors, c’est ma garde qui est en train de repousser six policiers lourdement armés. J’ai servi quelques mots à ces policiers: ce n’est pas possible qu’on vienne à la résidence d’une autorité; je suis président de la Commission nationale des droits de l’homme, ancien garde des sceaux, ancien ministre d’Etat, avocat et ma résidence sert également de siège de la Commission nationale des droits de l’homme. A 19h30, on entre (…). On se met à faire la pagaille… Toute la nuit, il y avait une vingtaine de véhicules bâchés et lourdement armés, lourdement équipés, qui empêchaient les gens d’entrer et de sortir; et, jusqu’à présent,  ils sont à  cinquante mètres de chez moi, donc c’est moi qu’ils viennent chercher!», déclarait-il.
Le lendemain, le colonel Jean-Roger Kouni-Okogna apportait la précision que la police agissait dans le cadre d’un mandat d’amener délivré par le procureur de la République à l’encontre d’un gendarme répondant au nom de Mbia et qui fait partie de la sécurité du président de la Commission nationale des droits de l’homme. Le président Jean-Martin Mbemba aurait promis, alors, de le présenter au procureur de la République, en compagnie d’un avocat.
De source crédible, le gendarme Mbia serait recherché par la police, dans une affaire de détention d’armes de guerre, sur laquelle les services de renseignements sont tombés, en enquêtant sur un braquage qui s’était déroulé à Kinsoundi, un quartier du premier arrondissement de Brazzaville. La Semaine Africaine avait, d’ailleurs, parlé de ce braquage, dans sa rubrique «Coup d’œil en biais» de l’édition du vendredi 22 mars 2013, en ces termes: «Cinq bandits armés ont fait irruption, dans la nuit du samedi 16 au dimanche 17 mars 2013, dans un domicile situé en face de l’usine de traitement d’eau, à Kinsoundi, un quartier de Makélékélé, le premier arrondissement de la capitale congolaise. Ils n’y ont trouvé que l’épouse et la fille aînée du propriétaire. C’est, donc, profitant de cette occasion-là, que les agresseurs, très rapidement, ont pris le contrôle de la situation, en se mettant à fouiller toute la maison, en tenant en respect les deux femmes, à l’aide de leurs armes. Ils n’ont rien trouvé d’intéressant à emporter. C’est, plutôt, dans la maison annexe où vit la fille aînée qu’ils ont découvert la somme de 900.000 francs Cfa. Il ne leur restait plus qu’à prendre la poudre d’escampette, en emportant le magot...».
En dehors de la somme d’argent, les braqueurs avaient emporté des téléphones portables. Ils seront, finalement, rattrapés par la police. C’est durant leur interrogatoire qu’ils vont citer le nom d’un huissier de justice, membre de l’U.p, comme étant la personne qui les aurait aidés à avoir les armes de guerre qui leur ont servi pour le braquage. C’est en interrogeant ce dernier, après l’avoir interpellé, que les policiers vont tomber sur une affaire de trafic d’armes, dont le magasinier serait le gendarme Mbia, un élément de la garde du président de la Commission nationale des droits de l’homme. C’est lui que les policiers voulaient interpeler, le mercredi 8 mai dernier.
Toujours dans le cadre de cette affaire d’armes, le directeur départemental de la police au Pool, le colonel Jean-Claude Bango, a été interpellé, samedi 11 mai et transféré à Brazzaville. Il est parmi les personnes citées dans cette affaire d’armes qui, suivant les investigations de la police, pourrait provoquer un séisme politique dans le pays.

Joël NSONI
© Copyright La Semaine Africaine

(1) - Maître Jean Martin Mbemba serait-il dans le collimateur de SASSOU ?

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LES ENNUIS DE MARTIN MBEMBA CONTINUENT...


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