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Commune de Ouesso (département de la Sangha): Le maire, Siméon Mobondé, arrêté dans l’affaire Kata-Kata

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Une enquête de police, dans l’affaire Kata-Kata (assassinats suivis de mutilations), à Ouesso (département de la Sangha), a permis d’interpeller au moins six personnes, dont des autochtones, à Ouesso et le maire, Siméon Mobondé,qui a été interpellé, mercredi 22 mai dernier, à Pointe-Noire, transféré, le lendemain, à Brazzaville, et placé en garde à vue.

Une perquisition a eu lieu à ses domiciles de Ouesso et de Brazzaville, et à la mairie de Ouesso. L’affaire Kata-Kata, qui a terrorisé les populations du chef-lieu de la Sangha, a commencé, sans doute, à livrer ses secrets.

Les lecteurs se souviennent que, dans sa livraison du mardi 30 avril 2013, La Semaine Africaine, sous la plume de Victor Guembela, évoquait le phénomène Kata-Kata qui a créé un climat de terreur à Ouesso, à cause des assassinats en série perpétrés par un réseau de bandits appelés Kata-Kata, à partir de 2011. Les assassinats visaient, particulièrement, les femmes allant seules au champ. Les populations étaient en colère contre les autorités locales, accusées de laxisme devant ce phénomène de criminalité, à l’origine d’un climat d’insécurité dans le district. Conséquence: les femmes ne s’aventuraient plus seules, au champ ou même en dehors de la commune. La nuit, il fallait éviter d’être seul. On compte au moins une dizaine de victimes, dont trois grièvement blessés, ayant échappé à leurs agresseurs.

C’est dans un contexte social tendu, à Ouesso, que la direction générale de la police a pris l’affaire en main. Jusqu’à l’enquête de police qui a permis l’arrestation de cinq personnes, à Ouesso, dont un jeune autochtone considéré comme le principal présumé auteur des crimes, grièvement blessé au bras, par balle, lors de son interpellation. Les cinq prévenus ont été transférés à Brazzaville, et le blessé admis à l’hôpital militaire Pierre Mobengo. Les renseignements tirés des personnes interpellées ont permis aux enquêteurs de remonter le fil jusqu’au maire de la commune de Ouesso, Siméon Mobondé, membre du P.c.t (Parti congolais du travail). Ce dernier a été interpellé à Pointe-Noire, où il séjournait, et transféré dans la capitale, Brazzaville.

De source proche de l’enquête, les assassinats rentraient dans le cadre de crimes rituels. Ils étaient commandités par des Bantous et perpétrés par un réseau de bandits comptant des Bantous et des Autochtones. Il fallait livrer au féticheur autochtone, du vin rouge, de la chair et du sang humains, etc.

Si les crimes rituels attribués à des minorités font, souvent, parties des légendes, à Ouesso, c’est bien une triste réalité que les populations ont vécue avec le phénomène Kata-Kata. Comme ce phénomène de criminalité implique des Autochtones, le gouvernement devra, sans doute, veiller à ce que les populations ne nourrissent pas un instinct de vengeance ou des ressentiments contre les peuples autochtones.

L’arrestation du maire de Ouesso semble indiquer que les acteurs politiques ne sont pas, totalement, étrangers à ces pratiques macabres de sacrifice humain pour assouvir leurs ambitions. A Ouesso, les populations soupçonnaient, depuis des mois, des décideurs publics d’être derrière ce phénomène, au regard de leur laxisme à l’éradiquer. En tout cas, l’enquête de police, menée depuis Brazzaville, ne leur a pas donné tort. D’autres personnalités sont même citées. Pour l’instant, l’enquête suit son cours.

Joël NSONI

© Copyright La Semaine Africaine


 

Commentaires  

 
0 #2 Serge MOUBENGA 26-05-2013 01:00
Les premières manifestations du phénomène « kata-kata » (couper à la machette) ont été enregistrées dans la cité forestière de Pokola en 2009, puis à Ouesso l'année suivante. À ce jour, une vingtaine de femmes ont trouvé la mort dans la Sangha du fait de ce phénomène. Après leur forfait, les agresseurs prélèvent les parties génitales de leurs victimes et recueillent un peu de leur sang qu'ils remettent ensuite à leurs commanditaires, d'après des témoignages. Chacun reçoit en moyenne 500 000 FCFA de gage pour chaque victime.Le 16 mai dernier, deux paysannes originaires de la Cuvette-Ouest ont été agressées dans leurs champs de plantations à Ouesso. L'une d'elles est morte sur place. Sa collègue, évacuée à Brazzaville au CH..tue pour ...des soins, est décédée par la suite. La dernière agression en date d'une autre femme a été perpétrée le 23 mai.Les personnes interpellées ont déclaré recevoir des ordres du maire PCT de la ville, Simémon Mobondé.
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0 #1 le fils du pays 25-05-2013 09:31
Tous ces criminels du Pct doivent etre fusilles.On affame la population,on l'appauvrit et au finsih on la sacrifie pour les rituels afin de garder son poste de criminel au sein du Pct
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