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***** Le Congo dans le rouge : Le pays s’est ré-endetté à hauteur de 2.700 milliards FCFA en 2015 . *******
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Le directeur général Emile MOKOKO WONGOLO a-t-il agi de mèche avec son ministre de tutelle Henri OSSEBI ? Les Congolais ont le droit de savoir.

Pour rendre l’eau potable, on lui applique des traitements variés qui obéissent tous au même principe : éliminer les éléments de matière contenus dans l’eau par étapes successives, jusqu’aux organismes microscopiques comme les virus et les microbes. Tout cela se fait dans une usine d’eau potable.

En effet, qu’il s’agisse des eaux de surface (cours d'eau, lacs, étangs), alimentées par le ruissellement des eaux de pluie ou des eaux souterraines provenant de l'infiltration des eaux de pluie dans une couche de terrain perméable (nappe aquifère), l’eau brute captée en milieu naturel n'est pas toujours potable. Elle doit alors être acheminée par des canalisations jusqu'à une usine spécialisée dans le traitement de l'eau, qui la rend "potable" c'est à dire consommable sans risque.

L'eau qui coule au robinet subit donc plusieurs traitements :

Le dégrillage et le tamisage, qui consistent à faire passer l'eau brute dans des grilles plus ou moins fines, afin d'éliminer les gros déchets solides;

La clarification, qui permet de rendre l'eau limpide en la débarrassant des petites matières en suspension qu'elle contient. On injecte dans l'eau un coagulant (réactif chimique) qui provoque le regroupement (coagulation) des particules. Celles-ci s'agglomèrent les unes aux autres et forment des «flocons» ; c'est ce qu’on appelle la floculation. Sous l'effet de leur poids, ces flocons se déposent au fond des bassins de décantation.

La filtration sur lit de sable, qui permet d’éliminer les derniers flocons. Cette ultime étape consiste à faire passer l'eau à travers une épaisse couche de sable fin ou une membrane. Les particules encore présentes dans l'eau sont alors retenues au fil de leur cheminement dans le filtre (nettoyé régulièrement par envoi d'eau et d'air à contre-courant pour permettre aux flocons de se détacher des grains de sable).

La désinfection de l'eau, c'est l’ultime étape. Elle permet d’éliminer tous les micro-organismes qui pourraient être dangereux pour la santé. Cette désinfection finale est effectuée à l'ozone ou au chlore. L'eau est, à ce stade du traitement, potable. Afin d'éviter toute prolifération bactérienne, on maintient un léger résidu de chlore pendant le voyage dans le réseau de distribution, jusqu'au robinet.

Pour arriver dans les robinets, l'eau potable est acheminée à travers un réseau souterrain de tuyaux, vers les réservoirs puis de ces derniers jusqu'aux robinets.

En sortie d'usine, des pompes acheminent l'eau potable dans le haut du château d'eau où elle est stockée. Son élévation assure une pression suffisante dans tout le réseau et permet ainsi d'avoir «l'eau courante». Les réservoirs représentent aussi une réserve d'eau potable pour les heures de grande consommation.

La distribution de l'eau potable se fait au moyen d'un réseau de canalisations qui relient le lieu de production aux points de stockage et d'utilisation. Ces réseaux demandent un entretien constant, car on estime que 30% du volume d’eau transporté est perdu (fuites, etc...). Voir le schéma ci-dessous :

Comme chacun peut le voir, tout au long du processus (prélèvement, traitement et distribution), l’eau exige une surveillance permanente. C’est question de santé publique. En France par exemple, les contrôles conjugués des pouvoirs publics et des professionnels font de l'eau potable l'un des produits alimentaires les mieux surveillés.

Mais seulement voilà, au Congo de notre inusable dictateur sanguinaire, corrompu et corrupteur, Denis Sassou N’Guesso, où la seule règle d’or demeure « on part on part, é bonga é bonga té toujours meilleur », il n’existe aucun contrôle même sur cette question vitale et très sensible. Et pour cause ! Ce manque de contrôle et surtout l’impunité dont bénéficient les chantres du chemin d’avenir ont permis récemment à Monsieur Emile MOKOKO WONGOLO, Directeur général de la S.N.D.E. de détourner plusieurs millions de petro-CFA qui étaient destinés à l’achat des produits de traitement de l’eau. Comme il est coutume de se remplir les poches dans les opérations d’achats pour le compte de l’Etat ou d’entreprises d’Etat, il a sciemment choisi d’acheter des produits périmés et donc moins chers pour empocher la différence. Mais le plus grave dans tout cela c’est que ces produits périmés ont bel et bien été utilisés dans le traitement de l’eau à Brazzaville. Pire, son ministre de tutelle, le ministre de l'énergie et de l'hydraulique, Henri Ossébi et les cadres de la S.N.D.E étaient bien au courant et ont laissé faire. D’où cette question que nous posons : Emile MOKOKO WONGOLO a-t-il agi de mèche avec son ministre de tutelle Henri Ossébi ?

Quoi qu’il en soit, nous disons que pour éviter ce type de comportement criminel et diabolique, la qualité de l'eau doit désormais être soumise à un double contrôle:

Le contrôle des pouvoirs publics, par le biais de la Direction générale des Affaires Sanitaires et Sociales, placée sous l'autorité conjointe des ministres de la santé et des affaires sociales, à partir de prélèvements réalisés sur tous les réseaux. Le but de ces contrôles est de vérifier la qualité de l'eau, avant et après traitement, et aux points de distribution. Les résultats de ces analyses doivent être communiqués aux responsables de la qualité de l'eau (ce qui implique la création d’une Direction de la qualité de l’eau au sein du ministère de l'énergie et de l'hydraulique) ;

Le contrôle de la S.N.D.E : cette société est tenue de contrôler en permanence la qualité de l'eau qu'elle distribue, en s’appuyant évidemment sur des techniques très rigoureuses et des outils très élaborés pour effectuer ses contrôles tout au long du parcours de l'eau, et vérifier qu'elle correspond aux critères légaux.

En en sa qualité de gestionnaire et de responsable de la distribution d’eau potable, la S.N.D.E assure en effet l'exploitation des usines de production d'eau potable, organise la relève des compteurs et est tenue d’entretenir en permanence le réseau et effectuer des contrôles de qualité réguliers.

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S.G du Mouvement pour l’Unité et le Développement du Congo – M.U.D.C.


 

Commentaires  

 
0 #2 le fils du pays 30-05-2013 13:36
Le Pct,une matrice genitrice de tous les partis dits politiquesSatel lites) qui polluent le Congo.Marien Ngouabi son fondateur s'est rendu compte tardivement qu'il venait de creer el diablo.Un groupe des criminels,une veritable machine a destruction et un tremplin pour se faire une place au soleil.Tous ses corruptibles et corrompus seront tous executes.Pas de clemence pour ces criminels qui tuent les Congolais et tirent le pays vers le bas depuis juillet 1968.
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0 #1 TIBISI 28-05-2013 10:59
Très éloquent comme article, mais seulement très squelettique, car en manque d’élément pertinent pour faire peser cette thèse. Tous sommes plus ou moins informés sur la vétusté des canalisations servant de relai entre les usines et le consommateur final, qui sont encours de changement.
Je doute beaucoup de l'authenticité de se fait dont vous nous relatés ici sur l’état des produits utilisés, mais je ne vais pas faire comme vous qui écrivez avec des suppositions, moi je vais m'informer puis vous revenir donc à bientôt.
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