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***** Le Congo dans le rouge : Le pays s’est ré-endetté à hauteur de 2.700 milliards FCFA en 2015 . *******

Congo-Brazzaville: Faut-il avoir peur de la prolifération des églises de réveil ?

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« Les chrétiens doivent avoir le courage de la vérité contre l’hypocrisie et le langage socialement éduqué, car l’hypocrisie est le langage de la corruption. Le chrétien doit se faire porte-parole de la vérité de l’Evangile avec la même transparence que celle des enfants. » Le Pape François, Vatican, le 04 juin 2013.

Répondant à une forte demande des internautes et des lecteurs de DAC PRESSE estimant que nous n’avons pas traité complètement le problème du danger des extrémistes religieux au Congo, dans notre précédent article « Faut-il avoir peur de la montée de l’Islam au Congo-Brazzaville ? » nous avons abordé le cas de l’Islam, qu’en est-il des églises de réveil ?

Bien qu’ayant partiellement abordé le sujet, il est important d’en faire un article au même titre que celui fait sur l’Islam. Car notre démarche ne vise pas à incriminer l’Islam ou les églises de réveil mais à montrer les dérives susceptibles de conduire les populations vers des situations d’extrémistes que nous récusons.

Au Congo-Brazzaville, le nombre des églises de réveil et leurs membres est malaisé à établir, cela tient notamment du fait qu’un homme qui se décrète «pasteur ou Homme de Dieu» ne retient ses fidèles que grâce à son charisme, à son éloquence, et à ses capacités de leadership. De sorte que le croyant, s’il n’est plus satisfait des prédications, des prophéties ou des capacités de son pasteur à manifester la puissance divine de manière efficace, peut décider à tout moment de changer de chapelle, voire de créer la sienne, sans pour autant renier ses croyances antérieures.

Le foisonnement et la plasticité des églises de réveil ont un contour difficile à cerner car agissant sur un modèle de «protestantisme de l’émotion» à travers une personnalisation de la religion en surfant sur la précarité, la pauvreté et la misère sociale des Congolais.

La pauvreté et la misère sociale sont l’apanage et le nid du foisonnement des églises de réveil au Congo

L’avènement de ces églises dites de réveil vient juste après la libéralisation des cultes coïncidant avec l’esprit de la Conférence nationale souveraine de février 1991. Avec la baisse du pouvoir d’achat des Congolais, le nombre des églises de réveil s’est accru spectaculairement, souvent chacune d’elles avec ses fidèles, ses propres enseignements et sa particulière manière d’interpréter la bible.

A ce jour, point n’est besoin de le rappeler, toutes les localités du Congo-Brazzaville sont envahies par ces églises qui poussent comme des champignons et impressionnent notamment par le nombre élevé de pasteurs, prophètes, docteurs, évangélistes, frères en Christ, etc…

Bref, un véritable endoctrinement de toutes les couches de la société congolaise. Sans doute, de l’avis de maints observateurs, il y a de quoi se demander sur la motivation d’une telle éclosion de «serviteurs de Christ, Hommes de Dieu» ou «missionnaires visionnaires».

Contrairement à ce que notre pays a toujours connu, les églises de réveil sont une ramification et association des mouvements religieux à tendances pentecôtistes, évangélistes, néo-pentecôtistes, charismatiques, ou encore prophétiques.

A l’opposé des églises catholiques, protestantes, etc… dont les prêtres ou les pasteurs sont soumis à une formation religieuse approfondie de plusieurs années, ceux des églises de réveil peuvent s’autoproclamer «pasteurs» sans avoir l’obligation d’une connaissance approfondie ou une référence attestant de leur capacité reconnue par une autorité religieuse. La conséquence de cette conception marque véritablement une séparation idéologique et doctrinale par rapport aux églises dites «traditionnelles», à savoir l’église catholique, protestante, kimbanguiste et pourquoi pas musulmane. Ceci leur octroie (par imposition) une forme de liberté d’agissement plus conquérante et «une visibilité sociale importante grâce à l’occupation régulière et remarquée de l’espace public physique et à une percée médiatique à la faveur des campagnes d’évangélisation et de grandes manifestations publiques, et à une volonté d’être plus présentes dans le champ musical, lieu d’intimité spirituelle par excellence.» (1)

A partir de là, ces églises pensent se substituer à l’état s’estimant apporter les vraies réponses à la misère et à l’injustice sociale, à la survie de milliers d’âmes pris dans l’engrenage de l’adversité et de la précarité socio-économico-politique, et au déficit spirituel laissé par les églises traditionnelles. De même, ces églises s’érigent le droit de diligenter la vie quotidienne, familiale, spirituelle allant jusqu'à déterminer à l’instant T la prospérité familiale ou matérielle de ses membres. Et pour mieux ficeler cet «endoctrinement aveugle et stupide», ces églises abusent de leurs membres par des stratagèmes théologiques absurdes poussant ces derniers à dépenser de fortes sommes d’argent en divers matériels de propagande moderne: stations de radio, chaînes de télévision et location des plages des émissions de télévision, dotations impressionnantes…

Les tenants de ces églises disent évangéliser pour sauver les captifs, les âmes perdues, produire des miracles de guérison, de délivrance que les autres ignorent. Ils pensent que les grâces d’un pasteur ne sont pas nécessairement celles d’un autre.Tel gagne les âmes, tel autre opère d’autres miracles. Et chaque église à sa mission: prophétiser, évangéliser, etc...

Au final, ces mêmes membres sont encore plus pauvres, plus déprimés, plus malades, moins nantis qu’en entrant. C’est une déshumanisation spirituelle appauvrissant ses ouailles et enrichissant ces pasteurs véreux et malhonnêtes.

Dans de nombreuses églises de réveil, des «pasteurs» ou «hommes de Dieu» pratiquent ouvertement le fétichisme* en le faisant passer d’exorcisme*.

Les églises de réveil sont un business que la faiblesse de l’État laisse prospérer

La prolifération des églises de réveil au Congo-Brazzaville devient un fait saillant au cœur de la société congolaise. Les églises de réveil naissent presque tous les jours en République du Congo. Cette prolifération a pour corollaire l’enrichissement des pasteurs et l’appauvrissement des croyants. Dans ces églises de réveil, l’on se base sur la foi, la croyance en un Dieu proche, capable de résoudre les besoins les plus immédiats de l’homme. L’attrait vers ces églises est le fruit de nombreux «miracles» qui s’y opèrent.

Vu leur prolifération, il serait évident d’affirmer que ces groupuscules religieux deviennent une affaire lucrative dans laquelle les autoproclamés «Hommes de Dieu» se remplissent les poches.

Les pasteurs, qui s’autoproclament «missionnaires» ou «Hommes de Dieu» s’illustrent par des abus et s’enrichissent de la dîme, des offrandes, offrandes du prophète, transport, loyer, etc… que des adeptes crédules, séduits par leurs enseignements erronés et de leurs pseudo-miracles, leur donnent. Ces autoproclamés «Hommes de Dieu», bons éloquents, manipulent avec tact la bible et la ruse des «visions» pour séduire leurs fidèles en leur contraignant de «semer» qui consiste à donner au pasteur ce qu’on a de plus important en espérant une restitution au centuple de la part de Dieu.

Conséquence ? Beaucoup des femmes et des hommes se laissent séduire par ces fameux charlatans avec leur «évangile de la prospérité» qui les enrichit et appauvrit les fidèles.

Ils font croire avec conviction à l’assistance: «On ne vient pas dans la maison de Dieu les mains vides», martèlent-ils. Cependant, l’attitude du peuple de Dieu assoiffé de miracles et de bénédictions fait craindre qu’il ne soit livré à tout vent des doctrines radicales.

Vu que les pasteurs se font facilement fortune à moindre coût sans frais au détriment de leurs fidèles, beaucoup des gens s’autoproclament aussi «Homme de Dieu» et se lancent aussi à corps perdu dans cette affaire qui semble extrêmement lucrative en vue de rouler sur l’or à leur tour, d’où la prolifération des églises de réveil dans notre pays ne cesse d’accroître.

La structure familiale congolaise est dépecée chaque jour par les messages destructeurs de ces églises de réveil consistant à créer une famille parallèle. Les frères et sœurs ne sont plus identifiés par les liens de sang mais bien par leur appartenance à ce que certains qualifient de «confréries de la honte et du mensonge» subtilement baptisées «églises de réveil» qui s’érigent parfois le droit d’imposer un partenaire de vie à ses membres. Est-ce cela les us et coutumes de notre pays ?

Les espaces verts de divertissement populaire, les stades et terrains de jeux et loisirs ainsi que les salles de cinéma d’hier (Rio, Vogue, Abc, Star, Luxe, Ebina, Duo, Rex…) sont devenus des lieux de culte au grand bonheur des «pasteurs» ou «Hommes de Dieu».

La faiblesse de l’État à endiguer la prolifération des églises de réveil contribue au délitement de notre société

La multiplication des églises de réveil contribue à une régression de l’épanouissement des consciences, traduit la faiblesse de l’Etat et est une entrave pour le développement du Congo-Brazzaville.

Le gouvernement trouve cyniquement son compte à travers la prolifération des églises de réveil car le peuple se désintéresse au problème réel de développement de la cité et ne trouve son espace d’expression qu’à l’intérieur de ces églises.

Pire les tentacules de cette nébuleuse spirituelle se sont faufilées même dans les sphères de l’administration de l’Etat. Comment comprendre ce qui n’est plus au moins qu’une secte (n’ayant pas peur des mots) baptisée par les congolais, «église de Mama Olangui» occupée une partie de terrain appartenant à l’aéroport de Maya-Maya (du côté du nouveau salon présidentiel et de l’aéroclub) et intimide l’Etat congolais pour récupérer son terrain afin de finaliser le projet de construction des services rattachés à l’aéroport. Cela ne peut étonner puisque nous connaissons les ministres, des cadres et officiers supérieurs qui prêchent dans cette secte.

Un autre cas d’abêtissement de la population congolaise: Le gouvernement interdit aux partis de l’opposition de se réunir dans les salles ou stades publiques (cas du palais des congrès de Brazzaville et Stade A. Massamba-débat) alors que les églises de réveil s’y produisent régulièrement et y ont accès facilement moyennant une contre-partie financière.

Voilà où conduit la dérive d’une secte ayant des connexions dangereuses avec le pouvoir. Les pratiques soupçonnées douteuses et perverses souvent signalées par les ex-adeptes de cette secte sont suivies d’aucun effet. Les pouvoirs fermant les yeux devant cette dépravation, aliénation, déconstruction de la société par une poignée de charlatans qui sont des «faux faiseurs de bonheur.»

L’état devrait s’intéresser à certains égarements des prédications de ces pasteurs autoproclamés qui proclament guérir certaines pathologies uniquement par la force de la prière, profitant du délabrement sanitaire du Congo.

Comment admettre l’autorisation de ces églises qui distillent, de jour et de nuit, la pollution et les nuisances sonores à proximité des écoles, des hôpitaux au nom de la liberté de culte et de conscience?

A-t-on pensé au réveil psychologique de nos enfants ou à la tranquillité des malades?

Nous ne dirons jamais assez que l’Etat congolais est le premier responsable de cette hémorragie qui touche les populations. Pourquoi la responsabilité de l’était serait-elle engagée?

Voici l’illustration par un exemple assez édifiante.

Après une interruption d’électricité de quatre jours, le rétablissement brusque intervient dans un contexte dangereux causant l’incendie de sa maison, une dame perd son mari et son fils. Abattue et désemparée cette dernière se tourne vers une église de réveil pour consoler sa peine et retrouver la paix. Seulement on oublie trop vite que si l’Etat avait pris ses responsabilités en fournissant un service adéquate cette dame n’aurait probablement pas perdu sa famille, ni encore moins intégrée une église de réveil où l’on exploite sa détresse.

Comment admettre l’hypothèse que ces églises de réveil joueraient un rôle important dans l’encadrement de la jeunesse désœuvrée livrée au vol, à l’alcoolisme, au viol et à la dépravation des mœurs? Ce sont pourtant ces mêmes églises se substituant en psychologue distillent des diagnostics farfelus à des enfants malades en sorciers et les livrant à la vindicte populaire d’où l’une des origines du phénomène «enfants de la rue». Car la plus part des enfants qui traînent dans la rue ont été accusés de sorcellerie par ces «Hommes de Dieu» et ensuite expulsés de leurs familles. Ne serait-il pas juste d’admettre qu’être médecin est loin d’être un aventurier de DIEU?

N’est-il pas plus porteur de penser à mettre en place une politique éducative partant de la maternelle jusqu'à l’université?

Cela fonctionnait bien dans les années 60, 70 et 80 où le taux d’alphabétisation au Congo atteignait les 80%. Parce qu’il existait un suivi, une politique alliant les émulations récompensant les meilleurs élèves, des compétitions inter-scolaires qui poussaient les élèves à pratiquer un sport et aussi à déceler les talents sportifs. L’abandon de l’enseignement civique et de l’école publique est sans doute aussi préjudiciable que l’est également l’injustice sociale qui sévit au Congo-Brazzaville.

Certaines églises de réveil sont passées maîtres dans l’art du fétichisme et du mysticisme tout en prônant la gloire du christ. Fréquentées souvent par les membres du gouvernement, les hommes d’affaires, les hommes et femmes riches mais seuls, les commerçants, les étudiants… qui vont soumettre leurs doléances pour demeurer «éternellement» au gouvernement, «conserver continuellement» les hautes fonctions pour plus s’inscrire dans la politique du ventre, le «boukoutage», avoir plus d’affaires, trouver une âme sœur, vendre plus que son voisin, obtenir un diplôme. Mais ce qu’on ne nous dit pas, c’est comment ces pseudo-pasteurs œuvrent pour apporter satisfaction à tous ces adeptes demandeurs. On n’est pas surpris de voir la recrudescence des pratiques occultes et crimes rituels. Ou encore des ramifications les plus subtiles apparaissent accusant un lien étroit entre le pouvoir central et ces églises dites de réveil comme l’affirme cette assertion : « Cet événement est lu comme un moment de délivrance et d’exorcisme des pouvoirs sataniques que détiendrait D. Sassou Nguesso, que les rumeurs présentent comme un homme amoral: pour les chrétiens: un païen fétichiste, pour les adeptes des religions traditionnelles: un sorcier. » (3)

Comme pour l’Islam, ces églises de réveil ont aussi leurs lots de déviance. Sorties de leur contexte purement religieux, elles sont capables d’engendrer des foules d’intégristes prêchant la bonne parole le jour mais s’adonnant aux viols et meurtres la nuit.

Il ne s’agit pas de lancer une « fatwa* » envers les musulmans et les adeptes des églises de réveil du Congo mais de tirer la sonnette d’alarme sur l’islamisme et les déviances des églises de réveil qui prêchent un fanatisme religieux pervers, intégriste, discriminatoire, malsain et radical.

Sans pouvoir porter atteinte à la liberté de culte et de conscience, nous devons dénoncer les accointances actuelles entre certains politiques et les églises de réveil.

Le Congo-Brazzaville demeure un pays laïc, ouvert dans le monde où la tolérance et le vivre ensemble sont des moteurs qui ont toujours guidé notre belle nation. Toutes les religions auront leur place dans le processus de l’épanouissement spirituel des congolais, en respectant les us et coutumes de notre pays aucune religion ne saurait être indexée. Mais toutes formes d’extrémismes seront dénoncées, combattues et bannies.

Le Congo n’a point besoin d’un extrémisme qui sert les intérêts contraires du peuple congolais.

De façon générale, la société congolaise est à repenser car il est inacceptable de voir naître des terrasses, des boîtes de nuit, des veillées de prière, des «radios matanga» qui ne respectent aucune législation de la république.

De même, l’insalubrité, la pollution, le cadre de vie des congolais sont autant d’épineux problèmes dont des solutions urgentes tardent à venir.

Chris ABELA, Cette adresse e-mail est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.

(1,2) - Les églises de réveil en Afrique centrale et leurs impacts sur l’équilibre du pouvoir et la stabilité des États : les cas du Cameroun, du Gabon et de la République du Congo.

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*Fétichisme / fétichiste

Le fétichisme est un ensemble de pratiques et de comportements magiques et religieux de certains peuples qualifiés de primitifs. Il est lié à l'animisme et à une conception magique du monde. Le fétichisme se manifeste par un culte et un attachement morbide et exclusif à certains objets ayant souvent une signification sexuelle. Il est induit par le besoin de protection face aux éléments de la nature et aux événements de la vie.

*Exorcisme

L'exorcisme est un rituel religieux destiné à expulser une entité spirituelle maléfique qui se serait emparée d'un être animé (humain ou animal) et, plus rarement, inanimé (objet).

Cette pratique est probablement universelle : elle est supposée en Mésopotamie dès le IIe millénaire av. J.‑C. et attestée dès le Ier millénaire av. J.‑C., et probablement d'origine sémitique ; on la retrouve rarement dans l'Ancien Testament : bouc émissaire chargé des fautes des Israélites et envoyé dans le désert (Lv XVI,20-22) ; en revanche Jésus le pratique à plusieurs reprises, ainsi que ses disciples qui « chassent les démons » en son nom. («guérison du possédé», Mt VIII,28-34; Mt IX,32-34; Mt XII,22-24; Mt XV,21-28; Mc I,23-28; Mc V,1-20; Lc IV,33-36; Lc VIII,26-39; Lc -3; Lc XIII,10-17 etc.

On retrouve également la pratique de l'exorcisme dans les sociétés primitives pour lesquelles il constitue une réponse à la possession par le(s) démon(s), voire plus simplement à la maladie.

On le retrouve sous cette forme dans le chamanisme caucasien, les rituels africains et le vaudou.

Il sera institutionnalisé dans le christianisme catholique, particulièrement au Moyen Âge ou luthérien et il continue à être pratiqué à l'heure actuelle, soit au niveau symbolique et sacramentel (baptême), soit au niveau pratique (prêtres exorcistes). Dans l'islam, le Coran a en lui-même une valeur exorcistique ainsi qu'il en est de la Bible dans le christianisme.

Le mot provient du grec ancien: exorkismós: «action de faire prêter serment», de ex-orkizein : «faire prêter serment, faire jurer à quelqu'un par le Seigneur» ; il passera directement en latin: exorcismus, exorcizare.

*Fatwa

De l'arabe fatwa, avis juridique.

Dans la religion musulmane, la fatwa est un jugement légal, un avis juridique émis par un dignitaire spécialiste de loi religieuse sur une question particulière. En règle générale, une fatwa est émise à la demande d'un individu ou d'un juge pour régler un problème juridique ou théologique où la jurisprudence islamique n'est pas claire. Elle a force d'orientation légale, sans être elle-même une loi.


 

Commentaires  

 
0 #31 Narcisse PIKA 26-01-2017 07:30
Je relis à nouveau cet article et je tiens à faire toute mes ovations à l'auteur pour ce travail méticuleux. Je voudrais en revanche relever quelque chose, c'est l'orientation du contenu.
Parmi les églises dites de réveil il y en a bien qui se démarquent par la sincérité de leur leader ainsi que celle des fidèles, mais aussi par leur impact au sein de la société, car je crois que c'est là la vraie question. Quel est l'impact de l'église dans la société
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0 #30 auto transport 12-01-2017 09:11
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0 #28 tchinda willy gael 19-11-2016 10:22
Trés interessant votre article sur l'impact des eglises de Reveil au congo Brazzaville. Mais au dela de tut ce que vous venez de dire a propos de ces groupuscules religieux que devons nous faire en tant que africain et je vous invite à lire l'article de jean Marc Ela qui vous ouvrira d'autres pistes de reflexion . Cet article se trouve dans cahier d'un enfant, africain de Erick kueté et le titre est la jeunesse africaine pris au piége par les eglises de reveils . bonne lecture et surtout restons en contact pour d'eventuels echanges
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+1 #27 infidelité 27-08-2016 18:22
Que dire de + ? Vous avez tout résumé sur cette
page. Extrêmement enrichissant
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0 #26 Boris Louemba 18-02-2014 18:12
Ah, s’il était encore là, cet administrateur-maire de Lumumba qui, en son temps, avait pourtant, courageusement, entrepris un laborieux travail de fermeture pure et simple des églises n’ayant pas de statut juridique conforme aux normes de la République! Si les autorités compétentes pouvaient y mettre un peu d’ordre, surtout pour arrêter l’abus notoire dans l’attribution des appellations. Pire, à Foucks, l’adjectif universel parlant de Jésus-Christ le définit carrément au féminin.
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0 #25 Boris Louemba 18-02-2014 18:11
Et si on remettait un peu d’ordre sur les noms des églises à Pointe-Noire!
La liberté de croyances dans notre pays se confond, parfois, dangereusement, avec la libéralisation des églises, qui naissent chaque jour, çà et là, aux côtés des Eglises traditionnelles , notamment celles d’obédience au christianisme. A Pointe-Noire, notamment, les appellations attribuées à ces églises sont, presque, sans comparaison. Tenez! «Jésus Christ est le Seigneur universelle», au quartier Foucks, dans les locaux de l’ex-bar «la Cabane» (arrondissement 3 Tié-Tié); «Tabernacle du message du temps de la fin», au quartier Tchimbamba (arrondissement 1 Lumumba); «Les yeux du jugement tabernacle», au quartier Siafoumou (arrondissement 4 Loandjili).
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0 #24 Alain Mbemba 17-02-2014 23:08
En effet pour ne pas devoir à rendre des comptes au peuple congolais, la retraite de celui-ci ne peut être paisible que s'il arrivait à plonger ce pays dans un chaos absolu.

Madame Eva Joly qui, pour avoir instruit le dossier politico-financier d’ELF, connait bien le Président congolais ne disait-elle pas, je la cite: " Denis Sassou Nguesso s’est assurer une invulnérabilité en maintenant son peuple cyniquement dans la misère et l'ignorance."

Mettre ce peuple dans un état de tension chronique serait le cerise sur le gâteau.
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0 #23 Alain Mbemba 17-02-2014 23:07
Pourquoi c'est important
Voisin de la Centrafrique, le Congo Brazzaville est chrétien et animiste à 98%.
Troisième producteur de pétrole de l'Afrique subsaharienne, les 3/4 des congolais, l'ONU dit 70%, vivent avec moins d'un dollar par jour.
La stabilité de ce pays, voire de cette zone d'Afrique, passe par une meilleure répartition des richesses et non par des édifices qui viendront amplifier le trouble dans un pays qui a déjà connu des guerres ethniques.
En acceptant la construction au Congo de la plus grande mosquée d'Afrique par le Qatar, le Président congolais, Denis Sassou Nguesso, qui après avoir amasser des milliards d'euros durant ses 30 années de dictature, n'envisage t-il pas d'émietter ce qu'il a déjà réussi à diviser en exploitant la fibre ethnique?
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0 #22 Alain Mbemba 17-02-2014 23:03
Quand Sassou Nguesso appelle les églises de réveil à prier pour le Congo !
Allez comprendre, cet homme dictateur sème la terreur dans son Pays, il arrête, emprisonne, torture et tue en prison et le Congo est en deuil permanent, de son fait. le voilà amuser et divertir les Congolais, en organisant avec les églises de réveil , une grande séance de prière pour le Congo.
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