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Une incitation à la haine qui passe mal

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Imaginons un seul instant la presse congolaise titrant  « Mort aux Zaïrois » !

Il est certainement imprudent de se lancer dans un décorticage de cette phrase polémique qui tourne en boucle sur les réseaux sociaux. Une phrase prononcée par Jean François Ndenguet, le directeur général de la police du Congo-Brazzaville. Autant Ndenguet est un officier qui affectionne les sorties tonitruantes et barbouzardes  pour se faire entendre, autant il serait inacceptable dans un pays de droit, qu’un officier de son rang se laisse aller à des propos xénophobes, incitation à la haine de l’autre alors même que son commandeur en chef Denis Sassou Nguesso caresse le rêve  de devenir médiateur de la crise interne qui secoue  ce pays voisin (RDC).

Il est vrai que des milliers de Congolais  clandestins de la RDC vivent de la mendicité, s’adonnent au trafic de drogue, à la prostitution, au vol avec violence et à tout genre de banditisme. D'où le phénomène " KULUNA" qui sévit dans certains quartiers de Brazzaville et Pointe-Noire.  Ils posent un problème humain et sécuritaire pour le pays. Un problème qui dans d’autres cieux se règle par un renforcement sécuritaire, l’arrestation des individus indésirables et leur renvoi vers leur pays d’origine, mais certainement pas par la stigmatisation de toute une communauté congolaise de la RDC. Ils font l’objet de racisme et de xénophobie. Ce qui est grave.

Plusieurs accusations sont portées à l’endroit des ressortissants de la RDC qui ne seraient portant pas d’être les seuls responsables de la dégradation sécuritaire de la ville de Brazzaville. Ces « petits malfrats » appelés « KULUNA » sont aussi identifiés parmi les populations disparates africaines et qui souvent exploitées par des patrons véreux. Qui utilisent ces délinquants comme main d’œuvre bon marché ? Qui peut dire avec certitude que ces délinquants ne sont pas  des tchadiens, des congolais, des béninois, etc  ?

Ce raccourci trop facile fait par le directeur général de la police du Congo-Brazzaville montre l’ampleur de son incompétence à exercer son rôle dans les règles de l’art. Qu’arriverait-il si les nombreux congolais qui sont en Angola, en Côte d’Ivoire, au Bénin, au Ghana, etc sont traités de la même manière que vienne de le faire le directeur général de la police du Congo-Brazzaville ?  On est prêt à faire rentrer des prostituées qui vivent et sévissent dans des soirées fines organisées par certains dignitaires de la place,  cela est tolérable et digne pour l’autorité policière congolaise.  Curieusement, on devient regardant et sévère  sur les dérives des "KULUNA".  Une police qui pratique la politique de deux poids deux mesures est inacceptable. Le problème sécuritaire de la capitale du Congo-Brazzaville est un phénomène qu'il faut aborder dans son ensemble pour prétendre esquisser un début de résolution. Ces petites mesurettes destinées à satisfaire certains fanatiques de la xénophobie est loin de correspondre à cette notion de "terre de paix et d’asile " qu'est le Congo-Brazzaville.

Une police désœuvrée, plongée dans une dérive mafieuse à forte échelle et surtout au service d’un responsable aux méthodes barbouzardes, discriminatoires et xénophobes ne peut conduire qu’aux amalgames indécents, honteux et déviationnistes.

DAC

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Note de DAC PRESSE: Le rôle de la Police Nationale au Congo-Brazzaville

La déclaration universelle des Droits de L’Homme du 10 décembre 1948, la Charte Africaine des droits de L’Homme et des peuples du 26 juin 1981, la Charte de L’Unité Nationale et la Charte des Droits et Libertés adoptées par la Conférence Nationale Souveraine le 29 mai 1991 et les principes fondamentaux proclamés et des droits de l'homme et du citoyen de 1789, inscrites dans le préambule de constitution congolaise du 20 janvier 2002, définissent la philosophie de l'action policière. Il est affirmé que "la sûreté fait partie des droits inaliénables et imprescriptibles de l'homme" et que "la garantie des droits de l'homme et du citoyen nécessite une force publique instituée pour l'avantage de tous et non pour l'utilité particulière de ceux auxquels elle est confiée" (Titre XV, art. 170 et 171).

Dans cet esprit républicain, la loi énonce les missions prioritaires de la police nationale, à savoir :

* La sécurité et la paix publiques, consistant à veiller à l'exécution des lois, à assurer la protection des personnes et des biens, à prévenir les troubles à l'ordre public et à la tranquillité publique ainsi que la délinquance;

* La police judiciaire, ayant pour objet, sous la direction, le contrôle et la surveillance de l'autorité judiciaire, de rechercher et de constater les infractions pénales, d'en rassembler les preuves, d'en rechercher les auteurs et leurs complices, de les arrêter et de les déférer aux autorités judiciaires compétentes;

* Le renseignement et l'information, permettant d'assurer l'information des autorités gouvernementales, de déceler et de prévenir toute menace susceptible de porter atteinte à l'ordre public, aux institutions, aux intérêts fondamentaux de la Nation ou à la souveraineté nationale.

Les missions assignées à la police nationale mettent en œuvre l'ensemble de ses composantes. Aucune n'est l'apanage d'une direction et toutes les directions sont concernées, à titre principal ou accessoire, au premier chef ou en soutien, par les trois missions.

Les synergies doivent se concentrer selon cinq axes :

* Assurer la sécurité des personnes, des biens et des institutions.

* Maîtriser les flux migratoires et lutter contre l'immigration illégale.

* Lutter contre la criminalité organisée, la grande délinquance et la drogue.

* Protéger le pays contre la menace extérieure et le terrorisme.

* Maintenir l'ordre public.

 

 

Commentaires  

 
0 #4 Serge Mbiasso 28-07-2013 15:01
Jean-François Ndenguet peut arrêter les kuluna en 48 heures ou 72 heures s'il met les moyens humains, techniques et opérationnels à la disposition de l'ensemble des services de police. Brazzaville n'est pas aussi vaste que Kinshasa. Encore faille-t-il mettre en place un vrai plan et surtout exercer un puissant contrôle d'identité en évitant de laisser entrer n'importe qui au Congo - surtout sans invitation. Les choses doivent d'abord être tentées au lieu de se contenter de simples imprécations pour exciter la population...
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0 #3 Serge Mbiasso 28-07-2013 14:57
Les "kuluna" ne sont pas des milliers mais des gangs de quelques individus qui doivent demeurer quelque part dans nos grandes villes et utiliser un réseau pour revendre les produits volés. Ils doivent bien vivre quelque part à Brazzaville, voir louer chez des Congolais ! Avec des filatures par des policiers en civil bien postés à des endroits stratégiques et en interrogeant la population, on peut facilement les épingler dans leur sommeil. Sassou a toujours fonctionné avec un système de renseignement puissant et nous nous étonnons qu’il ne demande pas à Jean Dominique Okemba d’aider Ndenguet : c’est une question d’ordre national sur le plan sécuritaire, non ?
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0 #2 Jerome 28-07-2013 08:38
Il veux quoi ton parent Ndenguet ????

à cause de ces déclarations tonitruantes contre les kulunas de la rdc à bzv , ceux ci viennent de battre à mort un brazzavillois à kin ce matin ....( info à vérifier ...)
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0 #1 MINANGOU 27-07-2013 23:34
Honteux et dégueulasse !!
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