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Explosions de Mpila: le procès a démarré

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A Brazzaville, la capitale congolaise, s'est ouvert ce mardi 6 août dans la matinée le très attendu procès de l'affaire des explosions d'un dépôt de munitions du camp de Mpila. C'était le 4 mars 2012. Près de 300 personnes avaient été tuées, 2 300 autres blessées et 17 000 Congolais s'étaient retrouvés sans abri. La première audience s'est clôturée en fin d'après-midi.

Cinq heures, c'est le temps qu'aura duré la première audience publique de la session de la cour criminelle. Une session qui va examiner pendant un mois plusieurs affaires. Mais celle des explosions de mars 2012 est sans nul doute la principale.

Vingt-trois militaires et policiers inculpés ont comparu, tout comme cinq civils. Deux autres civils ont manqué à l'appel. Ils n'étaient pas informés de la tenue du procès, selon leur avocat.

Le greffier en chef de la cour a notifié à chaque accusé les charges retenues contre lui. Dans l'acte d'accusation, il a relevé que l'incendie à l'origine des explosions de Mpila n'était pas dû à un court-circuit. Une thèse soutenue par les autorités juste après le drame.

Pour le greffier en chef, le feu aurait été mis volontairement par Blood Kakome Kouvack, un caporal-chef des forces armées congolaises. Ce principal accusé, jadis déporté dans une prison du nord où son avocat n'a pas pu le joindre.

Toutes les parties prenantes au procès souhaitent qu'il se déroule en toute impartialité. Organisé sous haute surveillance policière, la première audience de l'affaire des explosions s'est déroulée sans incident.

Par RFI

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Drame du 4 mars 2012 à Brazzaville : Le procès s’ouvre ce mardi 6 août 2013!

La session criminelle de la Cour d’appel de Brazzaville s’ouvre ce mardi 6 août 2013, au palais de justice et parmi les affaires jugées, il y a celle relative aux explosions du dépôt de munitions de l’ex-camp du régiment blindé, au quartier Mpila, le 4 mars 2012, explosions qui avaient fait près de trois cents morts, plus d’un millier de blessés, d’immenses dégâts matériels, dont la destruction des maisons, des édifices publics, etc., et le déplacement de plus de 250 mille personnes.

Plus de 25 personnes, écrouées à la maison d’arrêt, dans le cadre d’une enquête sur cette affaire, dont des officiers subalternes et supérieurs des F.a.c (Forces armées congolaises), vont défiler devant la barre.

Vendredi 2 août dernier, au terme d’une audience de tirage au sort des jurés, présidée par Mathurin Bayi, premier président de la Cour d’appel de Brazzaville, dix jurés ont été choisis et sont appelés à suivre «attentivement et impartialement» les débats.

Cette audience, consacrée à la prestation de serment et à l’installation des dix jurés, était très attendue. Il y avait un grand monde dans la cour du palais de justice. Les dix membres du jury, choisis par tirage au sort, dont sept hommes et trois femmes qui sont en fait des non professionnels du droit, vont se joindre aux juges de la Chambre criminelle, pour examiner les affaires en débat lors de la session criminelle. Ils se sont succédé à la barre pour prêter serment, la main droite levée et ont juré, devant Dieu et les hommes, d’accomplir, avec impartialité, la tâche qui les attend, à savoir: celle d’examiner, avec l’attention la plus scrupuleuse, les affaires qui leur seront soumises, de n’écouter ni la haine, ni la méchanceté, de ne décider que d’après les charges, les moyens de défense et les dispositions des lois suivant leur intime conviction, avec l’impartialité et la fermeté qui conviennent à un homme probe et libre, de conserver le secret des délibérations, même après la cessation de leurs fonctions.

Après la prestation de serment de ces jurés, il a été demandé aux accusés de se manifester, si parmi les jurés présentés, il y en a à qui il est reproché un certain comportement, pour qu’il soit retiré du nombre. A ce sujet, aucun accusé ne s’est prononcé. Mais le colonel Marcel Tsourou, un des officiers poursuivis, a émis une inquiétude: «Nous avons fait la guerre dans ce pays, il y a des gens qui ont subi des dommages, qui ont perdu des parents, qui ont perdu des effets, nous l’avons conduite. Si, parmi les jurés, il y en a qui ont subi des dommages, perdu des parents, des maisons, je préfère qu’ils dégagent; parce qu’à ce moment-là, ils ont un certain sentiment contre nous».

Répondant à cette préoccupation du colonel Tsourou, le procureur général près la Cour d’appel, Corneille Moukala-Moukoko, a dit: «Je crois que si on va sur cette base, on risque d’avoir des suspicions globales». Malgré tout, le colonel Tsourou est revenu à la charge: «Je vous demande de leur demander s’il y a quelqu’un qui est dans ce cas, il vaut mieux, par conscience, qu’il se retire, c’est à vous de demander. Parce qu’on connait tous les Congolais, j’en fais un problème spécifique: s’il y a quelqu’un, parmi les jurés, qui est dans ce cas, qu’il se retire».

Le procureur général a, effectivement, demandé à ces jurés s’il y avait quelqu’un qui se reconnaît dans la préoccupation du colonel Tsourou. Mais, personne ne s’est prononcé. Ayant constaté que personne ne s’est prononcé, Corneille Moukala-Moukoko a saisi alors cette opportunité pour rappeler aux jurés leurs devoirs: «Rien ne doit vous échapper de ce qui doit être dit. Vous ne mettrez aucun grief préalable sur le visage de qui que ce soit,  vous viendrez avec un esprit vierge, vous devez nettoyer votre mémoire, votre conscience de tout ce que vous avez lu depuis le 4 mars 2012, jusqu’aujourd’hui, de tout ce que vous avez entendu dans vos bureaux, dans les bus, dans les médias. Vous devez vous départir de tout cela. Comme certains disent,  vous devez naître de nouveau».

En ce qui concerne les incompatibilités, un juré ne doit pas être membre du gouvernement ou du parlement; ne pas être secrétaire général du gouvernement, directeur dans un Ministère, magistrat, préfet, sous-préfet, officier ministériel, commissaire de police ou militaire en activité. Le jour de l’ouverture de la session, la Cour prend séance, le greffier procède à l’appel des jurés non au sort; le juré non présent peut être condamné à une amende de 2000 francs Cfa, tout comme le juré qui se retire avant la fin de la session sans excuse légitime.

Pascal-Azad DOKO

Par la Semaine Africaine


 

Commentaires  

 
0 #1 TONTON BASOLO 08-08-2013 15:50
Tous les inculpés seront entendue au barreau et reprendront aux chefs d’accusation qui sont lès leurs, suite à cela la court criminelle tranchera de façon impartiale afin que si ses derniers sont tous innocentés, qu’ils recouvrent leur liberté mais s’ils y a de ceux qui, de prêt ou de loin y sont mêler, j’espère qu’on le leurs ferra payer de la manière la plus sévère qui puisse exister.
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