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Brazzaville: les populations de la périphérie nord se plaignent de la pénurie d’eau

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Depuis près d’une semaine, les quartiers de Mikalou II, Nkombo-Matari, Massengo, Soprogi, Makabandilou sont privés d’eau courante. Les habitants sont obligés de recourir aux forages réalisés par des particuliers pour s'approvisionner.

Chaque nuit, on assiste à la même bousculade de brouettes et de chariots autour des points d’eau où la population est obligée de s’approvisionner.

Selon les quartiers, le bidon de 25 litres est vendu de 50 à 150 FCFA. Sur les avenues et ruelles, les bidons alignés devant le domicile des particuliers disposant de puits empêchent parfois la circulation des véhicules et des personnes.

« On ne peut pas se passer d’eau. Depuis 3 heures du matin, je suis ici, au forage, pour m’approvisionner: à 11 heures, mes bidons sont encore vides. Cette pénurie m’empêche d’accomplir certaines tâches », déplore une habitante du quartier Nkombo-Matari.

« Je n’arrive pas à comprendre que Brazzaville, qui a la chance de bénéficier d’un fleuve aussi puissant que le Congo, d’un affluent, le Djoué, et même d’une rivière, la Djiri, soit incapable de fournir de l’eau en abondance à sa population. Notre fameuse Société nationale de distribution d’eau [SNDE] explique la pénurie par les multiples travaux qui se font dans la ville, mais elle n’oublie pas de nous envoyer les quittances tous les deux mois, même quand l’eau ne sort pas du robinet. Ne pouvait-elle pas mettre en place une stratégie quelconque pour satisfaire ses abonnés en cas de dysfonctionnement ? », s’indigne un jeune étudiant.

« Cette pénurie d’eau m’embête énormément : il m’est arrivé de me laver à l’eau minérale parce que j’avais des cours à l’école. S’approvisionner au forage est très contraignant : nous devons faire la queue, nous sommes soumis aux heures d’ouverture et de fermeture du forage ainsi qu’aux caprices du vendeur », explique un autre.

La SNDE s’explique

La direction de la SNDE explique la situation par le brusque arrêt des électropompes de l’unité compacte de potabilisation de l’eau de Djiri (potabloc Djiri), avec comme conséquence des pénuries d’eau dans les quartiers de Makabandilou, Soprogi, Massengo, Kombo, Bikaroua jusqu’au pont de Mikalou.

La possibilité de réalimenter les quartiers touchés à partir de la branche nord du complexe de Djiri, actuellement en phase de rinçage des canalisations primaires et de tests d’étanchéité des réservoirs, est étudiée.

Une opération de désinfection au chlore de cette partie des ouvrages de Djiri 2 est d'ialleurs prévue du 21 au 22 février. Elle permettra de connecter les réservoirs métalliques de la Soprogi (1 500 mètres cubes) qui reçoivent habituellement l’eau du potabloc Djiri. Si les tests sont concluants, la direction générale de la SNDE envisage un retour à la normale sans préciser de date.

Une panne entraînant des dégâts considérables

Concernant la panne, la fiche technique de la SNDE indique un arrêt brusque des électropompes le matin du 15 février, qui a provoqué un phénomène appelé « coup de bélier ».

En moins de dix minutes, l’onde de choc s’est propagée à travers la conduite de refoulement en fonte d’un diamètre de 500 mm, provoquant, avant l’arrêt des installations par le personnel, un cratère de plus de 3 mètres de diamètre et de 2 mètres de profondeur et la cassure brusque du coude du collecteur des trois électropompes.

Le constat des dégâts relève la noyade et l’ensablement de la chambre de pompage d’eau traitée avec l’ensemble des électropompes de refoulement. Le transformateur, le disjoncteur et les armoires de commande ont aussi pris une lame d’eau et du sable.

Face à cette situation, la SNDE a engagé plusieurs actions d’urgence. Deux tentatives de soudure du coude par une société spécialisée ont échoué.

Concernant le nettoyage des électropompes, il est indiqué que des mesures d’isolement ont été effectuées avant étuvage, deux électropompes donnant des valeurs prometteuses et une étant en défaut.

Les pièces endommagées n’étant pas disponibles au Congo et dans la sous-région, des démarches ont été entreprises auprès des fournisseurs. Les délais d’acheminement sont estimés à dix jours.

Outre les quartiers cités par la SNDE, d’autres quartiers de la ville à l’instar de Moukondo, la Base, le Plateau des 15-Ans, connaissent un problème persistant d’approvisionnement en eau sur lequel la SNDE ne s’exprime pas.

Nancy France Loutoumba et Lydie Gisèle Oko

Source Adiac


 

Commentaires  

 
0 #1 YAKADIAMAMA 21-02-2014 18:20
Pauvre Congo,chaque trimestre les Congolais payent la facture d'eau à cette société de non distribution d'eau.
Scandaleux
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