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Sécurité publique : «Mbata ya ba kolo», une opération de police contre le grand banditisme

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La police nationale a décidé d’éradiquer le phénomène de banditisme armé qui sévit dans certains quartiers périphériques de la capitale, Brazzaville, et dans certains quartiers de Pointe-Noire, la capitale économique, en lançant une opération de sécurité publique dénommée: «Mbata ya ba kolo».

 

Il s’agit plus précisément de lutter contre le phénomène «Kuluna» et contre l’immigration irrégulière qui a pris de l’ampleur dans le pays, ces derniers temps.

La cérémonie de lancement de cette opération a eu lieu, vendredi 4 avril 2014, à l’esplanade du C.n.r.t.v (Centre national de radio et de télévision), à Brazzaville, sous le patronage du général de police de deuxième classe Jean-François Ndengué, directeur général de la police.

Dans son mot d’usage, le général Jean François Ndengué a, d’abord, circonscrit l’événement, en rappelant le bien-fondé de l’opération «Mbata ya ba kolo»«La police lance des actions exceptionnelles, des opérations spéciales pour éradiquer toutes formes de criminalité et de délinquance qui, à travers des actes spectaculaires de cruauté, installent, dans nos cités, un climat de psychose. Nous traversons, en ce moment, une situation de perte de tranquillité diffuse, dans certains de nos quartiers, situation décriée par nos paisibles compatriotes. Le directeur général de la police, qui est à l’écoute des populations dont la tranquillité est menacée, prend, aujourd’hui, la décision de mener une action radicale dont le but est de mettre hors d’état de nuire les auteurs de cette montée de la violence insupportable et inacceptable», a-t-il expliqué.

Selon le général Ndengué, «le phénomène «Kuluna», source d’insécurité dans nos grandes villes, est un défi à la force publique. Et l’opération «Mbata ya ba kolo», lancée ce jour, vise l’éradication de ce phénomène. Elle va en guerre contre les bandits qui sèment la terreur dans des quartiers de Brazzaville et Pointe-Noire, comme Ngamakosso, Massengo, Jacques Opangault, La Bled, etc. Les auteurs des crimes qui opèrent à l’arme blanche sont des Congolais de Brazzaville et des étrangers en situation irrégulière. Ils sont, souvent, sans domiciles fixes et se réfugient, parfois, dans des églises, baraques et hangars de fortune. Chassés de Kinshasa, après des opérations de police, nombreux sont venus s’installer à Brazzaville.

Ainsi, la force publique a déclaré la guerre aux «Kuluna». Pour ce faire, le général Ndengué a rappelé aux populations que la sécurité et la lutte contre l’insécurité engagent la responsabilité de tous: «Les chefs de quartiers doivent précéder et accompagner les efforts de la force publique. Il est anormal que nos responsables de quartiers, blocs et zones laissent des étrangers en situation irrégulière, occuper des hangars bâtis à la va-vite, de bric et de broc, de vieilles planches. C’est le repère idéal des Kuluna».

De même, il a rappelé aux chefs de quartiers, de blocs et de zones, leur responsabilité de veiller à ce que les étrangers en situation irrégulière n’habitent pas clandestinement leurs territoires de compétence. Cette instruction s’adresse, également, à toutes les populations des zones, blocs et quartiers. «Désormais, populations, vous devrez signaler, à la police, la présence des étrangers en situation irrégulière près de chez vous. Les étrangers entrant dans vos quartiers, blocs et zones doivent obtenir, rapidement, auprès des commissariats de police, un certificat de résidence. Il vous est demandé de contrôler l’obtention de ce certificat par les étrangers qui s’installent autour de vous. Et je précise que les contrevenants à cette instruction seront sévèrement sanctionnés», a-t-il prévenu.

Aux agents de police qui participent à l’opération, le général Ndengué a donné des instructions fermes: «Cette opération doit se dérouler selon les règles de l’art, aucun dérapage ne sera toléré. Que le commandement de la police attend d’eux la nécessaire efficacité, celle qui produit des résultats».

Pour conclure, il a rassuré que la police de la République a le devoir sacré de garantir, à tous, la tranquillité, la sécurité et la paix. Et, malgré certaines mauvaises langues, elle travaille: «Je vous instruis de marquer, grâce à l’opération Mbata ya ba kolo, une montée en puissance de notre police dans la confirmation de ses grandes réussites dans la préservation de la paix et la sécurité».

Notons que la cérémonie de lancement de cette opération était rehaussée de la présence des administrateurs-maires de Talangaï, Privat Frédéric Ndeké et Djiri, Ida Victorine Ngampolo, des chefs de quartiers, blocs et zones relevant de ses arrondissements, des officiers de police, ainsi que ceux d’autres corps de la Force publique.

Alain Patrick MASSAMBA

Source La Semaine Africaine, du 11 avril 2014

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