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***** Le Congo dans le rouge : Le pays s’est ré-endetté à hauteur de 2.700 milliards FCFA en 2015 . *******

Quand l’opération de « Mbata ya Bakolo » tourne au règlement de compte

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Comme il fallait s’y attendre l’opération « Mbata ya Bakolo » n’en finit pas de faire couler l’encre entre les deux capitales les plus rapprochés du monde. Chacun y va de son interprétation et surtout de son application pour tirer profit. Le problème ayant largement dépassé le cadre diplomatique est devenu un phénomène sociétal ou les règlements de compte virent à des scènes irréalistes.

Hormis les appels à la vengeance souvent diffusés par des chaines de TV des deux rives dont chacune se campant son bon droit a poussé certaines personnes à commettre des actes totalement incompréhensibles.

En effet, le mercredi 14 Mai dernier, une scène irréaliste a tenu en haleine la population congolaise de Brazzaville. Une petite fille de 8 ans nommée Eureka KINGA, vivant dans la rue Likouala à Poto-poto a été kidnappé par une kinoise, locataire pendant 8 ans des parents de le petite Eureka. La congolaise de la RDC désemparée, démunie et surtout déboussolée par cette situation imprévisible qui lui tombait sur la tête s’est orientée vers ses logeurs pour réclamer ses frais avancés de caution qui lui est logiquement dû et restituable a son départ. Seulement, les choses ne se sont pas déroulées comme prévu. Pour un loyer de 25.000 FR CFA, cette dernière avait du verser une caution de quatre mois soit 100.000 f CFA, mais n’a pu obtenir de la part de son logeur que la somme de 65.000 f CFA. Craignant d’être expulsée manu militari par les éléments de la police nationale réclamait la totalité de son dû. Connaissant la situation aussi drastique de beaucoup de foyers congolais, il n’était pas évident pour cette famille de sortir d’un coup les 100.000 f CFA. Elle a demandé a la congolaise de RDC d’attendre pour que le reste de son argent lui soit versé.

Mécontente et dans un élan de colère et de peur, la jeune femme du la RDC a franchi la ligne rouge. Elle avertit une voisine de ses intentions d’enlèvement de la fille de son logeur en guise de monnaie d’échange contre ses 35 .000 f Cfa restant.

Le soir en rentrant de leur activité quotidienne, les parents de la petite EUREKA ne trouve pas cette dernière à leur domicile. Inquiets, ils interrogent la voisine qui leur annonce crument que « X (la dame de la RDC) est partie avec votre fille à Kiné dans le bateau des expulsés, si elle n'a pas le reste de son argent, vous n'aurez et ne reverrez plus votre fille" Voilà comment la société transforme, conditionne nos comportements en les modelant tantôt en agneau tantôt en loup.

Les parents paniqués ont alerté la police et le voisinage. Et s’en est suivi l’interpellation des deux ambassadeurs des deux pays et la mise en branle des deux généraux Célestin KANIAMBA de la RDC et Jean François NDENGEUT du Congo-Brazzaville.

Les efforts conjugués des deux polices ont porté leur fruit, puisque la petite a été retrouvée saine et sauve le lundi 19 Mai. Grande fut la joie des parents de la petite qui n’ont cessé de remercier toutes les personnes qui se investit dans cette opération.
Seulement cette situation soulève beaucoup d’interrogation de part et d’autres. La jeune femme Kinoise revendiquerait toujours ses « 200.000 FCFA » soutenu par une presse kinoise incitatrice à des actes répréhensibles qui mériterait la fermeture de ces chaines de TV qui verserait plus dans l’apologie de la haine que dans l’information. Certainement il se trouve que la dame prise de panique face à l’ampleur que prenait l'affaire s’est rendu compte de sa grave erreur.

Du côté de Brazza, ce n’est pas mieux non plus on accuserait la femme kinoise d’une adepte de Boko arem et qu’elle mériterait d’être traduit a la CPI. Pire les supputations les plus inimaginables circulent dans Brazza sur lesquelles la petite aurait été victime des actes de « sorcellerie » pour en faire une « chégué ou phaseur ». Pour la petite histoire, a Kinshasa, les enfants de la rue sont en fait la conséquence des abandons répètes des familles désœuvrées n’ayant plus d’autres solutions que d’accusées leurs enfants de « sorciers ». Soutenus par certaines églises et autres personnes de mauvaise foi utilisant ces enfants à des fins mystiques.

Aussi, plus de 200 étudiants refoulés de la RDC, n’ont pas pu récupérer leurs cautions, parfois d’un an à Kin, ont-ils kidnappés 200 enfants ?

Le traumatisme de cette histoire est tellement patent que les congolais de Brazza voient maintenant en leur frère de la RDC des potentiels sorciers et kidnappeurs d’enfants.

Personne ne songe à faire examiner la petite EUREKA s’elle n’a pas été abusée ni encore on lui aurait fait avaler des « potions magiques » avant de se lancer dans des conclusions fallacieuses.

Nous sommes constamment manipuler par une presse a sensation qui tire la couverture de son côté a chaque fois que la situation dégénère.

Les congolais (des deux côtés) ont-ils perdu leur sens d’humanité ?

A qui profite la situation de psychose permanente installée depuis le début du mois d’Avril à Brazza ?

Est-il normal que les logeurs imposent des cautions de 4 a 5 mois aux locataires et ceci sans garantis de remboursement de frais avancés? D’autant plus que ces contrats ne sont régis par aucune réglementation ?

Certaines familles hésitent d’aller au travail tant que la sécurité de leur enfant n’est assurée.

Et pour en finir, la presse ne cesse de remuer la boue avec des mensonges, des injures, des vidéos montées de toutes pièces, la vérité se mélangeant au mensonge ne fait qu’accroître le climat de panique et de psychose. Bien que certaines ont font leur filon d’audience avec des scénarios humoristique frisant parfois l’indécence humaine. Ignorant que les infâmes insultes, les salissures et les baveurs qu’ils se projettent réciproquement les poursuivront de générations en générations. Comme on entend de l’autre coté de la rive ou les kinois on baptisé "mbata ya bakolo" en "nzala ya bakolo ». Mais la vérité ce n’est pas cet échange d’invective nauséabond, cette litanie d’insulte entre deux peuples frères, la vérité c’est se regarder en face et de se dire qu’on a fait une grosse connerie. "

TSIONO Florence


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