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***** Le Congo dans le rouge : Le pays s’est ré-endetté à hauteur de 2.700 milliards FCFA en 2015 . *******

Route nationale n°1 Tronçon Pointe-Noire/Dolisie : Le transport n’est plus chose aisée

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La livraison du tronçon de la route nationale N°1, Pointe-Noire-Dolisie, long de 163 Km, le 22 décembre 2011, par le chef de l’Etat Denis Sassou Nguesso, était un soulagement pour la population qui en avait marre des tracasseries du C.f.c.o (Chemin de fer Congo Océan) et de la cherté du billet d’avion. Sur ce tronçon, en deux heures et demie de circulation, on arrivait à l’une ou l’autre extrémité de la voie, sans problème.

Mais, en moins de trois ans, à compter de la date de son inauguration, rouler sur cette voie, aujourd’hui, devient un véritable casse-tête chinois. Et pour cause? La voie, en certains endroits, s’est complètement affaissée, à cause des camions gros porteurs. Les travaux de réfection qui ont commencé, depuis février 2014, se poursuivent normalement avec le revêtement total de la première couche de bitume et le compactage des zones endommagées. Le pont mal monté, construit sur la rivière Loubomo, non loin de l’usine du ciment Forspark, fait aussi l’objet d’une réfection. Les usagers passent par une déviation aménagée pour la circonstance. Les travaux sont, certes, sans conséquence pour les usagers, mais emprunter cette route, aujourd’hui, est synonyme de perdre tout espoir d’arriver à temps, car il y a trop de barrages liées aux travaux de réfection. On y passe des dizaines de minutes, voire, parfois, une demi-heure, avant de continuer la route.


Le racket par des agents de l’ordre et de la gendarmerie continue.

A cela s’ajoutent les multiples arrêts occasionnés par les barrières des agents de police et de la gendarmerie aussi bien de Pointe-Noire que de Dolisie, rançonnant, à ciel ouvert, et empochant des faramineuses sommes d’argent au détriment de l’Etat.

Le commun des mortels se demande si ce n’est un grand réseau partant des chefs hiérarchiques de la police ou de la gendarmerie jusqu’au plus petit gradé. Car, ce comportement mafieux des agents de l’ordre et de la gendarmerie étonne plus d’une personne. Que vous ayez votre permis en bonne et due forme et le dossier complet de votre véhicule ou non, vous devez débourser de l’argent. Le montant variant, selon l’humeur de l’agent.

Jean Massembo, transporteur sur cette route, pense que les rançonneurs sont de mèche avec leurs chefs. «Je transporte les marchandises entre Pointe-Noire et Loutété, avant même le bitumage de cette route. A l’époque, il n’y avait ni policiers ni  gendarmes. Mais, depuis la fin des travaux tout au moins dans la première partie de cette route, les gendarmes et policiers de Pointe-Noire et de Dolisie ont pris d’assaut cette route non pas pour faire le contrôle d’usage, mais pour nous gratter les poches. Le directeur général de la police nationale, Jean François Ndengué, avait, d’abord, mis un terme à ce comportement mafieux de ces agents. Hélas! Cela n’avait duré que le temps d’une rose, puisqu’ils sont revenus avec force. Malgré nos cris du cœur, leurs chefs, qui certainement sont de mèche avec eux, bouchent les oreilles, ferment la bouche et les yeux.

Hier, j’ai fait la route, en dépensant, au total, 52.000 Francs Cfa. Je peux vous donner les détails: les policiers qui se placent au sortir de Pointe-Noire, vers le péage, prélèvent 10.000 F.Cfa. A Hinda, la police m’a pris 5.000 F.Cfa, et les gendarmes, 10.000 F.Cfa. Les gendarmes qui se postent non loin du marché du centre d’instruction de Makola m’ont pris 5.000 F.Cfa. A Mvouti, ils m’ont simplement demandé 5.000 F.Cfa.

Dans le Niari, les gendarmes qui se placent sous l’arbre de De Brazza m’ont pris 12.000 F.Cfa, les policiers postés vers l’école normale des instituteurs, eux, m’ont rançonné à hauteur de 5.000 F.Cfa. Motif constaté par tous: j’avais des passagers à bord de mon véhicule, alors qu’il ne devrait y avoir que de la marchandise. Vous voyez comment les agents dits de l’ordre nous font souffrir sur cette route qui est devenue leur véritable vache à lait», a-t-il expliqué.


Et pourtant, en maillant d’infrastructures routières modernes le pays, du Nord au Sud, de l’Est à l’Ouest, le président de la République, par l’entremise du Ministère à la présidence de la République, chargé de l’aménagement du territoire et de la Délégation générale aux grands travaux, entend changer l’ordinaire de la population congolaise, en l’occurrence celui des paysans. Malheureusement, la concussion et la corruption de certains agents de l’Etat font, maintenant, de ces routes un calvaire. Que faire?

Equateur Denis NGUIMBI

Source La Semaine Africaine, vendredi 08/08/2014


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