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***** Le Congo dans le rouge : Le pays s’est ré-endetté à hauteur de 2.700 milliards FCFA en 2015 . *******

Mise au point d'Eric Patrick MAMPOUYA: Les journalistes alimentaires

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MauvaisTrès bien 

J’ai été victime d’un journaliste alimentaire que je croyais être des nôtres, un crève-la-faim qui écume les rassemblements de ceux qui veulent d’un autre Congo pour soutirer de quoi aller monnayer quelques billets de banque chez ceux qui veulent abattre les opposants.

 

Après avoir désigné mon domicile et mon bureau à ses maîtres, cette vermine que j’ai malheureusement nourrit avec mon argent, avait monté avec son officier traitant une véritable cabale contre ma personne.
Jeudi 16 octobre 2014, 5H00 du matin, des grands coups sont frappés à la porte de mon domicile, encore abruti par le sommeil je me retrouve nez à nez avec 4 gaillards en civil lourdement armé qui se disent être de la police et qui me tendent un ordre de mission pour perquisitionner mon domicile d’abord puis mon bureau.

J’essaye de déchiffrer le nom du signataire de l’ordre de mission sans succès, ce qui est certain c’est que ce n’est pas un juge qui a ordonné les perquisitions (dans ce pays pas comme les autres, un officier de police peut demander une perquisition, juger et faire exécuter la peine qui lui semble bonne sans que la hiérarchie ne soit choquée).

A la recherche de je ne sais quoi, mon domicile est mis dans tous les sens, mes documents sont retournés, mes pochettes de cartes de visite sont emportés c’est vraiment le bordel, j’ai juste le temps d’enfiler un jeans, de mettre des sandales et nous voilà partis vers mon bureau qu’on perquisitionne rapidement, direction le commissariat central de Brazzaville.

Au commissariat on me prend mon téléphone portable, ma ceinture et on me confie à la garde de la principale geôle du commissariat, jusque là je ne sais rien de ce qu’on me reproche.

Mauvaise odeur, cri, bruit, saleté, c’est assis par terre dans la salle commune de la geôle que j’attends qu’on vienne enfin me dire ce qu’on me reproche.

Il faut attendre 11H00 pour qu’un inspecteur puisse enfin me dire qu’on me reprochait de ne pas avoir restituer un colis qu’on m’avait confié lors de mon séjour en France à destination de la vermine affamée qui leur sert d’indicateur auprès des opposants.

Je suis abasourdi et j’éclate de rire.

Pour ne pas avoir restituer à leur indicateur un colis contenant un vieux costume taille 36 d’une valeur de 29 euros et d’un élargisseur de pénis, l’officier traitant de notre indicateur de service qui se fait passer pour le journaliste le plus craint de la république à ordonner une perquisition à mon domicile et à mon bureau (nous sommes vraiment dans un pays pas comme les autres).

Je suis triste et malheureux de m’être fait avoir par un minable assoiffé d’argent que j’ai soutenu financièrement dans le passé au nom de la cause. Pendant que j’étais dans la geôle du commissariat central de Brazzaville, notre vermine jouait l’intéressant en se pavanant dans les bureaux des inspecteurs et du commissaire tout en distribuant ça et là le fruit de vente des titres des journaux qui ne lui appartiennent même pas. C’était son heure de gloire, le torse bombé, la tête haute, il buvait du petit lait en répétant à qui voulait l’entendre qu’il avait pu terrassé Patrick Eric Mampouya.

De mon coté, j’étais déterminé à passé tout le temps qu’il fallait en prison et ne pas restituer le colis à cette enflure première classe, mais c’était sans compter avec la peur de mon petit frère.

Sous la pression des inspecteurs, pris de panique, mon petit frère part chez moi, prend le costume élimé et l’élargisseur de pénis pour le ramener chez les inspecteurs.

Je suis libéré à 17H30.

Un grand merci à Ghys Fortuné Ndombé du Journal Talassa qui a perdu toute la journée du 16 octobre 2014 pour me sortir encore une fois de ce piège.


Que d’émotion, que d’émotion....

PEM

Commentaires  

 
0 #3 Silvère IDOURAH 26-10-2014 12:39
Bonjour Monsieur Patrick Eric MAMPOUYA,
Ce qui vous est arrivé est très triste, mais pas surprenant dans la jungle imposée aux congolais. Dieu soit loué, vous en êtes sorti vivant et déterminé à combattre l'arbitraire et la dictature au Congo!
Sauf qu'en ne donnant pas le nom de ce "journaliste alimentaire griot du régime en place", que vous jugez responsable de votre drame, vous ne rendez aucun service à vos compatriotes, futurs victimes de ce mafiosi qu'ils ne pourront pas identifier. Si nous voulons changer ce pays, l faut commencer aussi à exposer au rejet populaire ceux qui persécutent les autres en toute impunité. Bon courage pour la suite!i
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0 #2 ibili 18-10-2014 15:34
mon cher Patrick une seule phrase de ton propos résume à elle la situation: " dans ce pays pas comme les autres " et oui le Congo notre cher pays donne l'impression d'être gouverné par des apatrides, c'est une façon de masquer leur indigence culturelle et la vacuité de leur politique, souviens toi de: ébonga ébonga té toujours meilleur........c'est aussi simple que ça
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+1 #1 KIBITI 17-10-2014 13:14
Je suis satisfait et soulagé de ta libération Reste très vigilent car ils sont capables de t'inventer d'autres scénarios à la hollywoodienne . Surtout que tu ne partages pas les mêmes valeurs démocratiques et républicaines avec qu'eux
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