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***** Le Congo dans le rouge : Le pays s’est ré-endetté à hauteur de 2.700 milliards FCFA en 2015 . *******

« Vous voulez la guerre, on va vous la donner ! », dixit Jean François Ndenguet

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Le Général Jean François Ndenguet, impliqué à fond dans le dossier des disparus du Beach, s’est illustré par des propos malveillants à l’égard des populations des quartiers sud de Brazzaville lors des pillages qui ont été occasionnés par l’élimination des Diables Rouges lors de la CAN. Les faits que nous allons relatés ici, se sont déroulés sous le regard des reporters de ¨La Voix du Peuple¨ que le Général a bien reconnu et auxquels il s’est adressé.

Reconnu épidermique, impulsif et arrogant, il a l’habitude de manquer du respect à ses collaborateurs. Le cas, du Colonel Ngakosso de la Coupole, demis de ses fonctions après s’être vu gronder en public, pour avoir demandé à Sara Ndenguet, la fille du Général, de libérer la voie au moment où le cortège du Chef de l’Etat s’apprêtait à regagner le Palais du peuple. C’est aussi celui du commissaire du PSP Plateau des 15 ans, que Ndenguet a rabroué devant ses subalternes. Ce dernier n’a eu d’autre choix que de démissionner. Il a affiché le même comportement à l’endroit du Général Antoine Jacques Bouiti, Directeur Départemental de la Police de Brazzaville, avec lequel il était récemment en froid. Le Général Ndenguet a souvent déclaré : « la police congolaise est ma police et les policiers mes chiens de chasse ».

Une décision de bon aloi

Le samedi 31 Janvier 2015, le match qui a opposé le Congo-Brazzaville à la RDC a occasionné des troubles à l’ordre public et des pillages. Des affrontements entre les populations et les forces de l’ordre ont eu lieu. Des jeunes ont brûlé des pneus sur les voies goudronnées et se sont livrées à des actes de vandalisme dans presque tous les quartiers de Brazzaville, à Talangaï, Ngamakosso, Ouenzé, Moungali, Bacongo, Bifouiti, Kintsoundi, PK... Il était donc normal, de par sa mission régalienne, que la Police se déploie dans toute la ville pour rétablir l’ordre public et la libre circulation des personnes et des biens. C’était donc une décision de bon aloi.

« Dégagez ! C’est vous qui semez le désordre dans ce pays. Vous voulez la guerre, on va vous la donner.»

A Bacongo, précisément dans la zone du marché commission, le magasin chinois ¨Asia¨’ a été pillé. Les pillards ayant commencé leur basse besogne à 20 heures, ont continué leur œuvre en début de matinée en s’étendant au magasin attenant à ¨Asia¨. Informés, deux reporters de ¨La Voix du Peuple¨ ont vite fait de descendre sur le terrain. Quelques temps après, tels des météores, ont apparu des véhicules de police, appartenant particulièrement au GRB (Groupement pour la Répression du Banditisme), à l’intérieur desquels se trouvait, le Directeur Général de la Police (DGP), Jean François Ndenguet. Des bombes lacrymogènes ont commencé à pleuvoir. Des badauds trouvés sur les lieux ont été interpellés. Arrivé à hauteur de la place dite du « BRDM », apercevant un journaliste de ¨La Voix du Peuple¨, en présence de ses éléments et de la population, le Général Jean François Ndenguet s’est mis à larguer à froid : « Qu’est-ce que vous faites ici ? Dégagez ! C’est vous qui semez le désordre dans ce pays. Vous voulez la guerre, on va vous la donner. » Des propos qui ont terrorisé les journalistes et les populations auxquelles il a promis, tout le long des avenues Simon Kimbangou et Trois Francs, qu’elles regagneraient les forêts comme en 1998. Frappant sa main sur sa poitrine bombée, il tempêtait : « Ce que nous vous avons fait subir à l’époque, ne vous a donné aucune leçon. D’ici peu, vous regagnerez les forêts comme vos pères et mères en 1998. C’est moi Ndenguet qui vous le dit. C’est moi Ndenguet, Directeur Général de la Police ! ». Et, il continuait à frapper son torse.

« Un jour, vous serez tués dans la rue dans ce pays. »

Le DGP est coutumier de ce genre de menaces. S’adressant toujours à un journaliste de ¨La Voix du Peuple¨, dans le cabinet du ministre de l’intérieur, lequel était venu s’enquérir, officiellement, d’une information auprès du ministre, Zéphirin Mboulou, le Directeur Général de la Police avait tonné : « Un jour, vous serez tués dans la rue dans ce pays ». Mais ceci est une autre paire de manches, nous y reviendrons un jour. Pour le moment, restons sur les faits récents.

La Force Publique, se prépareraient à faire la guerre aux populations ?

Nous ne savons véritablement pas, quel lien existe entre des pillages, nés de l’échec des Diables Rouges, l’identification d’un journaliste de La Voix du Peuple sur le terrain et la recherche de la guerre. Le Général Ndenguet nous l’expliquera certainement un jour. Les propos va-t-en-guerre du Général Jean François Ndenguet - qui n’est pas n’importe qui dans le dispositif sécuritaire du pays et qui prend part aux réunions du Haut commandement - donnent froid dans le dos. Cela sous-entendrait-il, que la Police congolaise et peut-être d’autres composantes de la Force Publique, se prépareraient à faire la guerre aux populations ? Selon toute apparence, parce que lesdites populations demandent à un Président, qu’elles ont adulé pendant près de 30 ans, de passer le témoin à son successeur. Au demeurant, qu’est-ce que la Police, une institution apolitique, vient-elle faire dans ce genre d’affaires ? Comment un Général, payé par le peuple, peut-il se permettre de le menacer et de le narguer de la sorte ? L’histoire récente du monde nous appris que de tels Généraux, qui promettent la mort au peuple et qui traînent beaucoup de casseroles, finissent très souvent à la Cour Pénale Internationale. C’est ce que nous souhaitons pour le Général Jean François Ndenguet.

J.C OBOUYA

Source La Voix du Peuple à Brazzaville


 

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