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Le pardon d' Elie SMITH ou JEAN-FRANÇOIS NDENGUET, DES MAINS PLEINES DE SANG DES INNOCENTS. (dernière partie)

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Dans toute famille, qui est l'unité de base de toute société ou pays, pour que la paix et la réconciliation soient pérennes, il faut un dialogue ouvert et sincère, et le pardon.

Le pardon est une vertu. Par conséquent, je pardonne au général Jean François Ndenguet, le chef de la police congolaise, pour tout ce qu'il m'a fait, et surtout pour ma petite sœur qui était violée par un gang sous mes propres yeux et je ne pouvais rien faire.

Elle a été violée par un groupe de policiers qui avaient reçu l'ordre de me punir à cause de  mon travail de journaliste indépendant.

Je suis pertinemment conscient que je ne suis – ni ne serai –  la première ni la dernière de ses victimes  au Congo, il y a beaucoup de congolaises qui sont victimes de la brutalité de Jean François Ndenguet et sa redoutable police, en particulier sa milice privée appelée: Groupement de Répression du Banditisme (GRB).

Avec leurs douleurs et se sentant coupables, les victimes des brutalités de Jean François Ndenguet et sa milice se morfondent dans l'anonymat.

Il y'a une peur irréparable dans le cœur et dans la conscience de quelqu'un qui a été victime de viol ou qui a assisté impuissant au viol d'un membre de sa famille, comme je l'ai vécu aux premières heures de la matinée du 10 Septembre 2014.

Le cas de Mao, l'infirme

Comme je l'ai dit, ou devrais-je dire, écrit plus haut, il y a beaucoup de Congolais qui sont victimes de l'attitude arbitraire du Général Jean François Ndenguet. L'une d'elles était un certain infirme, un unijambiste non-armée qui gagnait sa vie en mendiant près du super marché “Park' N Shop” ??? au quartier d'affaires de Brazzaville; cette personne s'appellerait Mao.

J'ai appris que Mao aurait perdu l'usage de ses jambes en combattant pour la milice “Cobra” pendant la guerre civile de Brazzaville de 1997.

Comme la plupart des combattants, en particulier ceux  qui s’étaient engagés par enthousiasme et qui n'avaient personne dans la hiérarchie de l'ancienne milice, Mao était abandonné par les vainqueurs, et  se débrouillait dans la mendicité pour vivre.

Ce pauvre homme a eu le malheur de se retrouver sous le radar du général Jean François Ndenguet et a été arrêté sur des accusations fallacieuses; ils lui ont pris ses béquilles et l'ont emmené au poste de police de Ouenzé Mandzadza, situé au nord de la ville de Brazzaville.

Ce poste de police est considéré comme le poste de police privé et personnel, et la prison, du général Jean François Ndenguet. C'est aussi en ces lieux qu'il a installé le Quartier Général – QG –  de sa milice privée, le GRB, qui se fait passer pour une unité spéciale de la police nationale.

Paradoxalement, le ministre de l'intérieur n'a aucun droit de regard sur ce poste de police. Mao, l'infirme, a été torturé et il est mort au poste de police de Ouenzé. Et la chose la plus cruelle sur ce cas est que sa famille a même été privée de la possibilité de pleurer ou de faire une veillée pour lui. Le poste de police de "Ouenzé Mandzadza" est reputé pour ses exécutions extrajudiciaires et les viols.

L'exemple de Eugene de Kock

Malheureusement, le général Jean François Ndenguet n'est pas le premier et ne sera pas le dernier membre d'un régime totalitaire qui agita avec zèle et qui tue avec équanimité.

Il y'a deux cas, parmi les nombreux cas qui ont existé ou existent encore en Afrique ou ailleurs dans le monde, que je souhaiterais partager avec vous: les cas du général Eugène de Kock et Nokolai Ivanovich Yehoz.

Le premier est d'Afrique du Sud, tandis que le second était de l'ancienne Union soviétique de Joseph Staline. Général Jean François Ndenguet agit comme ces deux hommes.

Comme le général Jean François Ndenguet, Eugene de Kock était le chef de la redoutable Unité de police sud-africaine appelée Vlakplaas. Si vous faites un parallèle, à Brazzaville, Jean François Ndenguet a son tristement célèbre Groupement de Répression du Banditisme (GRB). Eugene de Kock était le chef de Vlakplaas comme Ndenguet est le chef de la GRB.

Le Vlakplaas était spécialisé dans l'assassinat des noirs sud-Africains, de la même manière que le GRB est spécialisé dans les vols à main armée et des violentes intimidations des Congolais ordinaires, en particulier tous ceux qui ne soutiennent pas le régime.

Jean François Ndenguet tue, viole  et torture même son propre personnel en toute impunité parce qu'il est soutenu par le sommet. Il est juste un homme de paille stupide qui sera tué par son arrogance et sa conduite fanatique.

Mais je lui ai pardonné et j'exhorte tous les Congolais, ainsi que non-Congolais, qui ont été victimes de ses excès, d'une manière ou d'une autre, de lui pardonner. Car, comme Eugene de Kock, lorsque viendra le jour du jugement pour le régime, Jean François Ndenguet sera tout seul à subir le procès pour les crimes du système qu'il se targue – à qui veut l'entendre – d’être l'épine dorsale.

Mais les grandes questions que je me suis toujours posées sont les suivantes:

–  Jean François Ndenguet réfléchit-il ?

–  Pense-t-il au moins à sa famille ?

–  Sait-il au moins que tout système – aussi puissant soit-il –  finit toujours par s’écrouler ?

Le cas de Nikolaï Ivanovitch Yehoz

Jean François Ndenguet me rappelle aussi un autre fanatique qui a connu une fin pathétique. Il était un fanatique de l'ancienne Union soviétique qui ne respectait pas son supérieur hiérarchique, exactement comme Jean François Ndenguet qui ne respecte pas Raymond Zéphirin Mboulou, son patron immédiat.

Nikolaï Ivanovitch Yehoz était à la tête de la redoutable NKDD, sous le régime de celui qui était peut-être le pire boucher et despote, Joseph Stalinek, de l'ancienne Union soviétique.

De 1936- 1938, Nikolaï Ivanovitch Yehoz agissait de la même manière  que Jean François Ndenguet aujourd'hui. Nikolaï Ivanovitch Yehoz fanfaronnait fièrement à propos de sa folie meurtrière, de la même manière que Jean François Ndenguet se glorifie partout d’être le boss, le futur ministre de l'Intérieur ou de la sécurité dans le gouvernement qui est secrètement en train d’être planifié.

Le décompte quotidien des assassinats de Yehoz tournaient autour de trois mille. Mais il faut que quelqu'un dise à Jean François Ndenguet qu'il doit faire son travail soigneusement, dans le respect total des droits de l'homme, ne serait-ce que pour préserver l'image immonde du système qu'il prétend servir.

Sombre conclusion

La triste fin du fanatique nomme Nikolaï Ivanovitch Yehoz est certainement ce qui attend Jean François Ndenguet. Nikolaï Ivanovitch Yehoz a été tué par l'impitoyable et méchant Joseph Staline, en plus, Staline a fait en sorte que toutes les images dans lesquelles il était avec Yehoz soient détruites ou retirées de la vue du public.

C'est la triste et étrange manière par laquelle tous les fanatiques des régimes dictatoriaux sont payés ! Jean François Ndenguet devrait réfléchir à son requiem et l'épitaphe qui seront mis sur sa tombe, voire pas du tout, si jamais il en avait une.

Consciente du fait qu'il n'agit pas seul, mas qu'il est aussi stupide, j'ai donc décidé de lui pardonner, car il est un bigot et un fanatique de régime, dont le sort – je le sais – sera bientôt scellé.

Mais cela ne signifie  aucunement que je ne vais pas continuer à écrire sur lui, positivement si jamais il faisait quelque chose de positif, ou négativement, comme il en est habitué ...

Mais je lui ai sincèrement pardonné parce que je suis un chrétien, bien que non-pratiquant.

Par Elie SMITH.

traduit par une lectrice assidue de DAC PRESSE.


Commentaires  

 
0 #1 επισκευη υ 11-07-2015 20:13
επισκευη καρτα γραφικων στην Εκαλη
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