20/08/2017

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***** Le Congo dans le rouge : Le pays s’est ré-endetté à hauteur de 2.700 milliards FCFA en 2015 . *******

Suspension de Maître Amédée NGANGA : Application de la loi ou arbitraire ?

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Selon nos premières indications, la profession d’Avocat est organisée en deux ordres, à savoir le Barreau et l'Ordre National.

La tutelle étant bien entendue le Ministère de la Justice. L'information qui fait état de la suspension par la Cour Suprême de Maître Amédée NGANGA, avocat au barreau de Brazzaville nous interpelle à double titre.

Homme politique et citoyen engagé, notre indignation est à son comble. Encore une fois, notre pays se livre à un triste et pathétique spectacle.

Ce recul manifeste et récurent des libertés fondamentales et du droit est la traduction d'un État partial, ou tous les coups sont permis, surtout contre ceux qui ne partagent pas l'opinion des gouvernants.

Selon nos informations, la Cour Suprême a outrepassé ses compétences en suspendant Maître Amédée NGANGA.

Si la justice est dite au nom du peuple congolais, c'est en mon nom aussi, je dis NON (ARTICLE 135: La justice est rendue sur le territoire national au nom du Peuple congolais. TITRE VIII : DU POUVOIR JUDICIAIRE).

Maître Amédée NGANGA est un ami, un frère, à qui j'adresse mon soutien et ma solidarité. En vertu de l'article 136 de la Constitution de janvier 2002, le pouvoir judiciaire est indépendant du Pouvoir législatif.

Les Juges ne sont soumis, dans l’exercice de leurs fonctions, qu’à l’autorité de la loi. D'où vient que des magistrats de la Cour suprême s'arrogent le droit de suspendre un avocat dans l'exercice de sa fonction ?

Application de la loi ou arbitraire ? En l'état actuel des éléments en notre possession laissent à croire que la décision de la Cour Suprême est infondée juridiquement.

A notre connaissance, aucune plainte, aucune saisine du barreau ou de l'ordre des avocats à l'encontre de Maître Amédée NGANGA n'a été enregistrée.

Autrement dit, d'autorité, les magistrats de la Cour Suprême ont décidé d'en finir avec Amédée NGANGA. C'est l'arbitraire.

Dans un État dit de droit, ceci est condamnable. Demain, si nous ne prenons garde, le citoyen que je suis pourra être déchu de sa nationalité congolaise parce que ma tête ne plaît pas au citoyen magistrat X.

Point de vue d'un compatriote juriste

<< Le Procureur Général ne peut, en dépit de ses pouvoirs, suspendre un avocat; à la limite, il peut requérir aux procureurs généraux et de la république des juridictions du pays de lui refuser l'accès à leurs parquets respectifs....Ceci est également illégal....il aurait dû demander au bâtonnier de se saisir de l'affaire et de traduire au besoin l’intéressé devant le conseil de discipline et les inciter à boutiquer une suspension....Donc décision disciplinaire....Ce pouvoir de suspension est du seul ressort du conseil de l’ordre statuant en formation disciplinaire......Le procureur général pouvait, aussi demander au procureur de la publique du ressort du barreau de Brazzaville d'engager des poursuites contre mon confrère pour outrage à magistrat....Mais na Congo ya me béba, tala kaka ! >>

To Tossa Mibeko ! Après Amédée NGANGA à qui le tour ?

Guy Mafimba


Commentaires  

 
0 #1 Aurcel la pourga 11-07-2015 18:59
Ah..la justice du Congo! :sad:
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