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Congo - Asecna : Les travailleurs de l’Asecna menacent de nouveau d’aller en grève, à propos du terrain de Sangolo-O.m.s

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Le litige relatif au terrain de 36 hectares, situé à Sangolo-O.m.s, dans le 8ème arrondissement Madibou, à Brazzaville, attribué en 2011, à l’Asecna et repris par le ministre des affaires foncières et du domaine public, Pierre Mabiala, qui l’avait attribué à la société marocaine Addoha, refait surface.

Et pour cause, ayant suspendu leur grève, voici bientôt six mois, pour laisser la place aux négociations, les travailleurs de l’Asecna (Agence pour la sécurité de la navigation aérienne en Afrique et à Madagascar) menacent, de nouveau, d’aller en grève, à partir du 11 juin 2015.

Ils demandent au Ministère des finances de fixer, «à titre onéreux», le prix de ce terrain, pour que l’Asecna s’en acquitte. Les travailleurs de l’Asecna se réunissent en assemblée générale, ce mardi 9 juin 2015, pour décider s’il faut ou non se mettre en grève.

Les travailleurs de l’Asecna ne comprennent pas que, depuis la suspension de leur grève, il y a six mois, pour laisser la place aux négociations, jusque-là, ils n’ont toujours pas eu gain de cause. C’est pourquoi ils veulent relancer la grève, si leurs revendications n’aboutissent pas. Ils ont mené toutes les démarches possibles, mais au niveau du gouvernement, les choses n’avancent pas. Ils ne comprennent pas pourquoi le ministre des finances ne fixe pas le prix du terrain de Sangolo-l’O.m.s, attribué, «à titre onéreux», par le président de la République, à l’Asecna, explique Elvis Talantsi, secrétaire chargé de l’organisation de la C.s.t.c (Confédération syndicale des travailleurs du Congo), section Asecna, et président de la M.t.c.a (Mutuelle des travailleurs congolais à l’Asecna).

Parlant des procédures déjà menées, pour dénouer la crise, Lin Karanda, secrétaire général de la Fesytrhat Asecna, a dit: «Les deux décrets sont sortis en avril 2011. Le premier décret a déclassé le terrain de Sangolo-l’O.m.s du domaine public au domaine privé de l’Etat, et le deuxième décret nous l’a attribué à titre onéreux. Dans le décret 322 d’avril 2011, il est dit, en son article 2, que c’est le Ministère des finances qui devait nous fixer le prix à payer à titre onéreux. Mais comment comprendre que depuis 2011, jusqu’à ce jour, le prix ne nous a jamais été fixé? Notre représentant, M. Louis Bakienon, qui est un Burkinabè, a écrit au ministre des finances, le 27 juin 2011, pour demander le montant à payer, à titre onéreux, on n’a jamais obtenu une réponse. Après, nous avons constaté que sur notre site, il y avait des occupants anarchiques que le ministre Pierre Mabiala est allé déguerpir. Il a reconnu à la télévision que c’est le terrain de l’Asecna. Nous étions très contents. Mais, on n’a pas compris après, comment il est allé donner ce terrain à une société marocaine. C’est là qu’est née la crise. Quand la crise est née, nous nous sommes insurgés, nous avons saisi la direction de l’Anac, le Ministère des transports et de l’aviation civile, le Ministère des affaires étrangères, parce que nous sommes une entité diplomatique. On nous a donné le terrain, on ne pouvait pas se comporter comme des nationaux, il fallait donc attendre qu’on nous fixe le montant à titre onéreux. En fait, toute la crise est née à partir du moment où le ministre Mabiala a occupé le terrain. Jusqu’aujourd’hui, nous n’étions pas actifs sur le terrain, parce que simplement, nous attendons, jusqu’à ce jour, que le ministre Ondongo nous fixe le montant à payer à titre onéreux. Le ministre Pierre Mabiala nous a rencontrés, les conclusions sont même dans l’édition n°3427 de La Semaine Africaine du mardi 7 septembre 2014. A l’issue de cet entretien, il a déclaré, devant la presse nationale, qu’il ne savait pas que nous étions très avancés, qu’on manifestait le désir de maintenir ce terrain et il s’est porté garant qu’il devait être notre porte-parole auprès du chef de l’Etat et du ministre Ondongo. Quelques temps après, le ministre Mabiala est reparti sur le site avec des Marocains. Nous avons saisi la Justice, nous avons les réquisitions, les ordonnances qui déguerpissent les Marocains du site. Nous sommes allés sur le site, une fois, avec notre huissier et des gendarmes, pour déguerpir la société marocaine. Nous avons croisé des agents de la force publique qui ont failli tirer sur nous. Heureusement qu’on avait la protection des gendarmes. On a obtenu gain de cause, parce que la société marocaine ne s’est plus manifestée sur le site. Cependant, malgré nos multiples démarches, nous ne comprenons pas que jusqu’à ce jour, le ministre des finances ne nous fixe pas le prix à payer».

Les travailleurs de l’Asecna ont été aussi choqués par la décision du ministre Mabiala d’abroger, par décision signée de son directeur de cabinet, le décret présidentiel attribuant le terrain de Sangolo l’O.m.s à l’Asecna. Ce qui a jeté de l’huile sur le feu, souligne Lin Karanda, qui a poursuivi, en disant: «On a tenu une assemblée générale et les travailleurs ont décidé qu’on aille en grève. Or, dans une grève, il y a des procédures: nous avons lancé le préavis, l’avis de grève et lors d’un entretien avec toute l’administration avec le Ministère de tutelle, on s’est convenu de suspendre la grève, pour laisser la place aux négociations. Nous avons suspendu la grève, depuis décembre 2014. Mais, comme rien ne bouge, la dernière démarche qu’on a faite, c’est d’écrire au directeur de cabinet du chef de l’Etat, pour l’informer que nous allons relancer la grève, si, au plus tard, le 11 juin 2015, nous ne trouvons pas gain de cause. Si la grève est décidée, nous allons fermer les aéroports de Brazzaville, Pointe-Noire et Ollombo, qui sont sous tutelle de l’Asecna. Tout en respectant les lois nationales et internationales en matière de grève».

Propos recueillis par Véran Carrhol YANGA

Source La Semaine Africaine

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