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***** Le Congo dans le rouge : Le pays s’est ré-endetté à hauteur de 2.700 milliards FCFA en 2015 . *******

La cascade des écoutes téléphoniques et providers par les flics se heurte à des ...

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Depuis les évènements douloureux qui ont secoué les U.S.A le 11 septembre 2001 jusqu’à ce jour, plusieurs pays investissent dans les communications électroniques et téléphoniques afin de prémunir contre les menaces terroristes. Conséquences, les écoutes téléphoniques, les vidéos de surveillance, le contrôle des providers deviennent légion dans les pays occidentaux et quelques rares Etats policiers d’Afrique.

C’est le cas du Congo-Brazzaville qui injecte beaucoup d’argent pour les écoutes, au point de se retrouver dans le top 30 des pays où les citoyens sont les plus écoutés au monde.

Le Conseil National de Sécurité, la structure habilitée à contrôler les écoutes, agirait sauvagement, pour ne pas dire en violation flagrante des règles édictées par le droit sur la communication et des libertés générales. Du coup, la psychose s’installe dans le pays. On voit le diable partout.

Tenez, le Comité International Olympique par exemple, a exigé que pendant la tenue des jeux africains 2015 à Brazzaville, des caméras de vidéosurveillance soient installées au Village Olympique, au stade de Kintélé le long des principales artères entre Brazzaville et Kintélé.

Malheureusement aujourd’hui, plus d’une personne pense que ce système de caméra de vidéosurveillances installées par GDF-SUEZ (ENCO), devrait-être utilisé par les autorités pour mieux contrôler les éventuels rassemblements politiques opposés à Denis Sassou-Nguesso.

A qui la faute ? Au conseil National de Sécurité qui écoute n’importe qui pour n’importe quoi, mais surtout qui contrôle maintenant les providers qui brouillent toutes les communications électroniques ? Rappelons-nous comment le CNS a bégayé tout récemment les connexions internet à la reprise du baccalauréat session de juillet 2015.

«A malin, malin et demi»

Les Congolais qui ne veulent pas être sur écoute téléphonique ont résolu de recourir à plusieurs procédés. Parmi lesquels nous pouvons citer 5.

D’abord, l’usage d’un mot de passe, du genre «On se voit tout à l’heure» ou «Je t’envoie quelqu’un».

Ensuite, ils utilisent des numéros téléphoniques des réseaux de téléphonie mobile installés à l’étranger, auprès desquels ils ont choisi de s’abonner. Car, les réseaux téléphoniques locaux ou les services de renseignements locaux ne peuvent pas contrôler la communication entre deux correspondants qui utilisent chacun un numéro de téléphone d’un même pays étranger ou entre deux correspondants utilisant deux numéros de téléphone de deux pays différents.

Le troisième procédé consiste à aller passer leurs appels dans des cabines téléphoniques privés.

Quatrièmement, ils conviennent tout simplement de modifier le timbre de leurs voix au téléphone (voix rauque ou féminine).

Le cinquième procédé a trait à l’utilisation d’appareils téléphoniques installés dans les ambassades ou missions diplomatiques, tels que les mallettes ou valises satellitaires, les Thuraya, etc. Car, ils savent que les missions diplomatiques sont exemptées de contrôle. La liste de procédés, comme nous l’avons dit, n’est pas exhaustive.

Ghys Fortuné DOMBE BEMBA


Commentaires  

 
0 #3 sari 03-09-2015 13:41
Pressé de lire le prochain article comme toujours.
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0 #2 sari 11-08-2015 09:20
félicitation pour ce post vraiment bien rédigé
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0 #1 sari 22-07-2015 01:05
bien expliqué, je suis beaucoup de sites de votre domaine mais votre site est très
intéressant.
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