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Congo-Brazzaville : La torture interdite et pratiquée à grande échelle…

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Brazzaville (www.dac-presse.com) : Le 28 novembre 2016. L’Observatoire Congolais des Droits de l’Homme (OCDH) exprime sa profonde indignation et condamne fermement les actes de torture infligés à M. MAYANGUI Jugal, sergent en service à l’intendance militaire.

Le degré suprême de l’inhumanité


En effet, soupçonné de connivence avec M. Frédéric Bitsamou, alias Ntumi, chef du mouvement « Ninja N’siloulou », MAYANGUI Jugal, 37 ans, a été arbitrairement arrêté le 12 novembre 2016 à son domicile (quartier Mayanga) aux environs de 2 heures du matin par des agents de la force publique encagoulés, puis conduit vers une destination inconnue.


Pendant sa détention, il est resté encagoulé et a subi des séances de torture atroces dans le but de lui arracher les aveux. Son corps a été complètement raboté et porte des stigmates d’une violence qui indigne. « Vous les bakongo, on va vous exterminer » lui aurait signifié un des militaires pendant qu’ils le torturaient.

Il est réapparu le dimanche 20 novembre dans un état effroyable et conduit à l’hôpital militaire de Brazzaville.


Le 22 novembre, ses parents, ayant été sensibilisés, lui rendirent la première visite. Les 25 et 26 novembre 2016, la sœur ainée de M. MAYANGUI Jugal a répondu à la convocation de la Direction Centrale des Renseignements Militaires (DCRM) pour information. L’entretien a tourné sur la prétendue relation que la victime avec M. Ntumi.


Rappelons-le, cette convocation était adressée à M. Michel Mampouya, vice-président du collège des présidents de la principale plate-forme politique IDC-FROCAD, le père de MAYANGUI Jugal. Actuellement, M. MAYANGUI Jugal est dans un état critique.


Rien ne peut justifier de telles pratiques. Ce cas supplémentaire témoigne une fois de plus l’usage systématique et à grande échelle de la torture au Congo Brazzaville.

Le Congo a ratifié la Convention des Nations unies contre la torture et devraient prendre les mesures utiles pour éviter et réprimer sa pratique. La réalité en est autre.

L’OCDH rappelle qu’en vertu de ces engagements internationaux en la matière, l’Etat a l’obligation de sanctionner les agents de l’Etat responsables d’actes de torture.


L’Observatoire Congolais des Droits de l’Homme (OCDH)

 


 

 

Commentaires  

 
0 #2 Alain Sah 30-11-2016 21:28
Et pourtant on ne cesse de clamer que :Nul n'est au-dessus de la loi et que la loi doit s'appliquer dans toute sa rigueur. Une gestion qui se caractérise par le paradoxe entre ce qui se dit et ce qui se fait et par la violation flagrante et permanente des lois et règlements de la République!
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0 #1 Guy Serge Malonga 29-11-2016 10:39
Le Congo Brazzaville et sa DGST sont devenus une jungle à torture, arrestation arbitraire, assasinat .
M. MAYANGUI Jugal a été enlevé par les éléments de la garde présidentielle et torturé

Les actes de torture infligés à M. MAYANGUI Jugal, sergent en service à l’intendance militaire sont effroyables. Le degré suprême de l’inhumanité et de la bestialité chez les Nguesso.

Ces sévices rappellent les pratiques odieuses subies par Augustin Kalla-Kalla dans les mêmes circonstances.
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