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***** Le Congo dans le rouge : Le pays s’est ré-endetté à hauteur de 2.700 milliards FCFA en 2015 . *******

Ces congolais condamnés à l’exil

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Dans les années 70, la plupart des congolais venaient en France pour finaliser un parcours universitaire débuté par un passage réussi à l’université de Brazzaville (Marien Ngouabi).

C’était les années où la fièvre de l’instruction pour tous congolais étaient un symbole de réussite et d’intégration dans la société congolaise. Venir en France et ne pas obtenir un diplôme de troisième cycle étaient perçu comme un cuisant échec. Ce phénomène était favorisé par une administration congolaise en quête des nouveaux cadres pouvant exercer dans toutes les sphères de l’administration. De 1970 à 1982, les étudiants congolais étudiant en Europe parachevaient leurs cursus par un diplôme de troisième cycle (Doctorat, DEA, DESS). Le pourcentage de ces réussites avoisinait parfois 59% selon une étude de l’UNESCO réalisée en 1985. C’était la belle époque où l’éducation avait toute sa place dans l’organisation socio-économique du Congo.

Aujourd’hui la donne a changé, le congolais qui réussit n’est plus celui qui ramène un diplôme, mais bien celui qui rentre au pays dans une berline et une valise pleine de devises. On lui réserve un retour triomphal, car il est revenu avec de quoi s’acheter une maison dans les quartiers huppés de Brazzaville ou Pointe-Noire. Ce revirement de situation trouve une explication dans la gestion faite des étudiants congolais de retour d’études à Brazzaville. Plus encore, cela est dû  aux maltraitances économico-sociales faites aux locaux démunis les obligeant à fuir leur pays. La réussite n’est pas  l’aboutissement d’un parcours parfait d’études  mais plutôt la course à la multiplication des « cailloux » (petit boulot) permettant d’économiser au maximum pour un retour acclamé. Tout ceci avec les risques d’humiliation, de soumission psychologique, de travail en deçà des valeurs intrinsèques de certains, de conditions administratives et professionnelles difficiles… Rien ne leur est épargné tant que le résultat est « garantit » par le gain de quelques euros.

Les années 90 et 2000 sont celles où la notion de dignité et de respect pour les congolais ont atteint un point crucial de perversion. On élève plus un enfant pour l’accompagner à apprendre à lire et écrire afin qu’il gravisse les échelons de la vie par l’effort et l’abnégation à affronter les dures réalités de la vie. Ces notions sont devenues secondaires tant la société congolaise met en valeur le gain facile par des procédés parfois répréhensibles. Pendant qu’une catégorie de la population s’octroie les privilèges  de tous genres, boulot, argent, voitures, maison, voyage etc... D’autres sont de plus en plus condamnés à errer dans les villes dans l’espoir de trouver une issue substantielle et existentielle. La priorité n’est plus de faire de longue étude mais de trouver de quoi  se nourrir et garantir la sécurité de ses proches. Ainsi, la France, le Maroc, la Tunisie, la Russie, l’Ukraine et la Chine apparaissent comme un eldorado. Ce que mon pays refuse de me donner, j’irai le chercher ailleurs. Nombreux sont ceux qui ont réussi la grande traversée de la méditerranée ou l’envol du salut. Combien ont atteint leur objectif ? « Je me demande pourquoi je suis rentré dans ce pays horrible, je risque d’y laisser ma peau… » nous déclare cet étudiant congolais Jérémy W. ce dernier au verbe très accrocheur nous dit avoir arrêté ses études de médecine, pour se lancer dans la quête des « libangas ». Une bourse irrégulière, un loyer impayé, un abonnement de transport non actualisé, etc ont eu raison de ce dernier devenu un adepte des petits boulots de subsistance pendant que son titre de séjour court encore.

Cette histoire illustre bien les aléas et les déboires de l’immigration congolaise à l’étranger. Un phénomène qui a pris des proportions inattendues avec le système opaque d’acquisition d’emploi au Congo instauré par le système politique actuel. Même si certains congolais trouvent facilement du boulot dans la restauration,  la garde de personnes âgées, la sécurité, la manutention etc. Beaucoup d’entre eux ne sont pas heureux pour autant. Jonas K., un avocat expérimenté ayant exercé à Brazzaville  se retrouve Barmen nous confie «  je suis très malheureux depuis que je suis ici… »

Ces congolais qui déchantent sont de plus en plus nombreux et « condamnés » à errer dans un environnement qui les broie tous les jours. Les autorités congolaises se frottent les mains en ayant loin de leur préoccupation toute cette jeunesse abandonnée à elle-même. Un gouvernement qui accentue les tours de vis pour l’emploi de ces jeunes les maintenant ainsi  dans une spirale sans fin. Plus ils sont loin mieux on se porte.

Ne serait-il pas utile, comme l’ont déjà instauré, plusieurs pays africains de mettre en place  un ministère de la diaspora? ceci pour collecter et quantifier les données des congolais de l’étranger.

Jean-Claude BERI, www.dac-presse.com

NDRL : Lire également : Fédérer les congolais établis à l'étranger pour le développement du Congo

Commentaires  

 
0 #1 clasificados 31-12-2014 03:17
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