Vous êtes ici >> Actualités A la une Société CONGO-BRAZZAVILLE: EN FINIR AVEC LES MAUVAISES PRATIQUES DE LA FONCTION PUBLIQUE

Flash information

***** Le Congo dans le rouge : Le pays s’est ré-endetté à hauteur de 2.700 milliards FCFA en 2015 . *******

CONGO-BRAZZAVILLE: EN FINIR AVEC LES MAUVAISES PRATIQUES DE LA FONCTION PUBLIQUE

Envoyer Imprimer PDF
Note des utilisateurs: / 0
MauvaisTrès bien 

Annoncée comme emblématique de sa volonté de reformer le système social, la reforme de la fonction publique entreprise par le gouvernement congolais de Denis SASSOU NGUESSO cautionne plus  une démarche complètement décalée de la réalité congolaise qu’une volonté manifeste de garantir les moyens aux fonctionnaires Congolais.

Malgré les appels incessants des travailleurs et des acteurs sociaux, les réalisations totalement inadaptées continuent d’enfoncer notre système social dans l’abîme de la déstructuration.

On attribue des moyens là où il faut une politique de concertation, là où le dialogue  s’impose on fustige les partenaires sociaux des menaces d’un autre temps et enfin là où il faut une vraie transformation en profondeur on arrive tout joyeux avec des solutions de caricature. « Si c’est vrai comme le prétendent ces bonnies menteurs que le Congo n'a pas beaucoup de moyens pour tout régler » ; la sagesse ne voudrait- elle pas que l’on privilégie l’essentiel ?

Aux dires des commentateurs de Télé Congo félicitant le Ministre de la Fonction publique venant d’inaugurer un bâtiment ( je dirais plutôt , quatre mur et un toit) destiné à permettre aux fonctionnaires de la localité de Kinkala de se reposer après une dure journée de travail serait un acte très positif. Pour certains congolais c’est une bonne chose et l’on se serait tout simplement lancé dans une sorte de diatribe de mauvaise foi. Non c’est tout le contraire, c’est une aberration qui  fond le cœur de beaucoup de congolais.   Comment pouvez-vous imaginer un seul instant que Kinkala, chef lieu du Pool se mette en vedette sur télé Congo pour tout simplement l’inauguration d’un bâtiment administratif ? Savez-vous qu’il n’y a plus de poste dans cette localité ? Les enseignants ne peuvent exercer normalement leur travail faute des structures et des moyens ? L’infirmier de Kindamba ne peut dispenser ne fusse les premiers soins faute des médicaments ?  Les ingénieurs affectés dans la région passent leur temps à s’asseoir en attendant les moyens qui ne viennent jamais.  Etc...

Est-il normal que ça soit un bâtiment permettant aux administratifs de passage à kinkala qui soient mis en vogue au détriment des services publics opérationnel prioritaires ? Non Mr Parfait KOLELAS vous voir sourire devant tant d’hypocrisie est une insulte à l’égard des populations de cette localité. Si vous êtes à cours d’idées pourquoi ne construisez –vous pas une école, un dispensaire, une garderie pour les orphelins, qui pour ces populations serait plus compréhensible et justifié que ce bâtiment dont l’utilité n’est certes pas méconnu mais reste de loin non prioritaire.  Ces cas sont récurrents dans plusieurs services du pays qu’il est plus que nécessaire de le dénoncer de nouveau.

Au regard de ce fait inquiétant,   il ne fait aucun doute que cette fuite en avant dans une logique de désintéressement complet  et de pourrissement de la question de la fonction publique l’emporte plus que jamais sur la valeur professionnelle des fonctionnaires. Le recours à la mobilité, fait sur des bases pas  forcément professionnelle vis-à-vis des qualifications et des savoir-faire entraîne des dysfonctionnements, des déstabilisations dans la transmission des missions et des désorganisations du travail avec à la clef, stress, troubles physiques et psychiques supportés in fine par les fonctionnaires congolais.

La concordance ou plutôt la connivence de démarche est flagrante et fausse avec le discours de Mr SASSOU NGUESSO  qui déclarait : « Je veillerai donc avec davantage de rigueur à ce que les personnes que je nomme aux différentes fonctions d'État soient exemplaires et de bonne éthique, capables de faire respecter, au nom de l'autorité impartiale de l'État qu'elles incarnent, les lois et les règlements de notre pays. Tout manquement, toute faiblesse m'amènera à en tirer les conséquences. Telles sont aussi les exigences du « Chemin d'avenir ». Extrait du discours d’investiture du 15 Aout 2009.

Pour les Congolais, c’est  une confirmation de plus que  le gouvernement en ne respectant pas ces paroles, accomplisse en réalité une demande forte qui consiste à  considérer que les salariés ne sont que des Kleenex jetables dont on balance lorsque l’usage n’est plus utile. Tout cela participe d’une dégradation sans précédent de la qualité des missions publiques et d’un remodelage en profondeur de la société et de ses valeurs.

Le débat et l’action sont plus que jamais nécessaires pour enrayer ce processus déstructurant pour la fonction publique congolaise.

La nécessité de faire évoluer la gestion de la fonction publique de notre pays, pour pouvoir relever les nouveaux défis qui se présentent, sont souvent à rappeler et à analyser, et des avancées doivent être accomplies dans l’ensemble des domaines.

Nous militons pour La nécessaire adaptation des règles de gestion de la fonction publique aux exigences de la gestion des ressources humaines.

Nous souhaitons vivement le renouvellement de la gestion de notre fonction publique en la modernisant. Au regard du contexte  actuel du Congo-Brazzaville ou les problèmes  démographiques, économique et social s'accumulent sans cesse, le gouvernement de SASSOU NGUESSO doit nécessairement réaliser des progrès. Ces défis nouveaux concernent l’ensemble de la fonction publique: définition des objectifs, d’affectation des moyens en personnel, de gestion prévisionnelle, tant collective qu’individuelle  que les fonctionnaires se posent avec une acuité particulière.

Les résoudre est non seulement souhaitable, mais est devenu vital pour maintenir et accroître la cohésion nationale, mais aussi pour accompagner les changements considérables qui s’imposent dans leurs missions, leurs tâches et leur organisation.

L’existence de plusieurs dérives est à proscrire. Qu’il s’agisse de la notation, de l’avancement, des mutations, de la rémunération, de l’exercice du pouvoir disciplinaire, à propos desquels on a rappelé précédemment tant la faible part donnée au mérite, ou à la sanction des insuffisances, que l’effacement de la primauté de l’intérêt général, il est peu de dire que les pratiques ainsi relevées ne sont pas en conformité avec les règles et principes statutaires, lesquels au contraire donnent toute leur place au mérite et à la valeur professionnelle et permettent de sanctionner les manquements.

Chris ABELA et  Jean Claude BERI

Ajouter un Commentaire

Vous vous engagez à ce que vos contributions (1) soient dénuées de :
• propos à caractère tribal, ethnique, raciste, xénophobe, révisionniste ou pédo-pornographique;
• toute instigation, dérivés sécessionnistes ou séparatistes du CONGO-BRAZZAVILLE ;
• propos injurieux, diffamatoires, ou portant atteinte à la vie privée, au droit à l'image, ou aux droits de la personnalité de quiconque;
• propos portant atteinte à la dignité humaine;
• provocation à la violence, au suicide, au terrorisme et à l'utilisation, la fabrication ou la distribution de substances illégales ou illicites;
• provocation, apologie ou incitation à commettre des crimes ou des délits et plus particulièrement des crimes contre l'humanité;
• contenu à des fins de réclame, de propagande, de prosélytisme.
En outre, invectives, attaques personnelles et harcèlement n'ont pas leur place sur le site DAC-PRESSE, dont l'objectif est de permettre un débat libre et de qualité.
Cette liste est non exhaustive et le respect des textes en vigueur, même non spécifiquement mentionnés ici, est requis.


Code de sécurité
Rafraîchir