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***** Le Congo dans le rouge : Le pays s’est ré-endetté à hauteur de 2.700 milliards FCFA en 2015 . *******

Le calvaire des abonnés de la SNE

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Les années passent, les promesses s’accumulent mais pourtant la situation dramatique que vivent les abonnés de la Société Nationale d’Électricité (SNE) de la plupart des quartiers de Brazzaville ne change guère.

Au delà des coupures intempestives, d’un courant domestique  faible, de perpétuels réajustements des équipements, aux frais des abonnés occasionnant la multiplication des coûts,   pour adapter le courant à 220 V, les abonnés subissent les assauts de coupures d’électricité par des agents publics de la SNE, pour des retards de paiements de facture, d’éternelles améliorations des lignes, des changements de poteaux, de réparations de transformateurs… Il y a lieu de souligner l’indélicatesse, le manque de civisme, l’absence notoire du sens du devoir national, pire encore  de la propagation de la corruption de certains agents de la SNE. On ne s’offusque pas de ne pas  fournir l’électricité régulièrement  à ses concitoyens, mais l’on est prêt à venir interrompre sa fourniture pour des maudites sommes parfois très dérisoires, pour des facturations injustifiées, pour des raisons techniques non justifiées. Tout est bon pour faire payer  au peuple  ce qu’il ne consomme pas réellement.

Il ne serait pas complètement déplacé d’avancer qu’à Brazzaville de l’obligation faite aux usagers de la SNE de régulariser leur facture inhérente à la consommation d’électricité, il est nécessaire de rappeler que les citoyens usagers ont aussi des droits. Ils ne sont pas seulement là pour payer les frasques et les magouilles de leurs dirigeants.  Devant les abus répétés de certains agents de la SNE, l’on est en passe de transformer des clients modèles en délinquants sociaux.

Certes,  il faut récuser les pratiques d’incivisme qui prévaut dans la capitale congolaise. Il est inapproprié de s’approvisionner en électricité en se  raccordant frauduleusement ou par complicité au réseau  SNE par le biais d’une tierce personne. De même il est inacceptable que d’autres personnes que ceux habilitées par la SNE et les personnes ayant mandat d’exercer cette activité puissent manipuler le réseau SNE à des fins égoïstes et frauduleuses. Nous savons comment la qualité des branchements est un des leviers importants pour une bonne réception d’énergie. Il serait donc primordial   d’éviter ces connexions dites «  pirates » qui entraînent des conséquences graves sur le réseau en général et sur les habitations en particulier.

Au-delà  de ces pratiques d’incivisme que nous dénoncions avec fermeté, il est aussi inadmissible de constater que la SNE, par l’intermédiaire de ses agents exploite les populations par des pratiques totalement incompréhensibles. Comment peut-on sur une même ruelle, deux maisons séparées de pas plus de 20 m puissent ne pas recevoir l’électricité de la même manière. L’on nous répond que c’est normal, la maison de gauche est sur une ligne à trois jours ou mieux à trois phases et celle de droite sur une ligne à cinq jours ou à deux phases.

L’agent de la SNE que nous avions approché nous confirme le fait que la différence de fourniture d’électricité est inégale parce que l’une est connectée sur une ligne plus puissante et l’autre sur une autre  moins puissante. Pourquoi cette distinction de ligne sur une même zone et de surcroît sur une même ruelle ? La SNE a trouvé là une astuce pour facturer l’installation d’une nouvelle ligne dirait-on plus puissante.

Il faut dire que la tension monte entre la SNE, ses agents et les clients (usagers) de cette société. Les raisons n’en manquent pas. Ça part de l’insouciance teintée d’un anti-professionnalisme inexcusable de certains  agents de la SNE qui brillent par une inefficacité à remplir leur mission correctement.  Le non prélèvement des index des compteurs par les agents releveurs  favorise la contestation grandissante des factures que les clients jugent injustement élevées. Lorsque le client se rend dans une agence SNE pour une demande d’explications on lui répond sèchement de « payer sa facture sinon on coupe point ».

Comment peut-on être une société de service public  si l’on n’accorde nullement l’attention à ses usagers ne fusse qu’on les accueillant avec dignité et respect ? Est-il injustifié de réclamer une transparente dans une facturation dont aucun élément matériel ne justifie une surfacturation et une sommation à payer en une seule fois des cumuls des factures qui n’ont parfois jamais été présentées aux clients ?


Certains clients indélicats brillent par une capacité extraordinaire, depuis des années,  à déjouer les menaces de coupures. En complicité avec certains agents de la SNE leurs lignes ne sont jamais inquiétées  ni menacées d’une quelconque coupure. Ils ont instauré un système de bakchich dont les agents perçoivent les enveloppes hors cadre professionnel. Interrogé sur la question, un agent nous a indiqué que pour une journée de travail,  il pouvait se faire plus de 10.000 F CFA en visitant les maisons des quartiers résidentiels de l'avenue de l'Amitié à BRAZZAVILLE. Seulement, il doit rétrocéder une partie de cette somme  avec celui qui lui a pistonné sur « le marché ».

D’autres qui ne profitent de l’électricité que 10 jours sur 31 jours par mois sont taxés plus lourdement en payant des factures dont ils n’ont jamais consommé.

Cette situation insupportable exacerbe les usagers dont certains se laissent aller à des actes d’incivisme en coupant les câbles de la SNE ou tout simplement en les volant pour les revendre. « …Il me coupe l’électricité, je coupe leur câble,  je les revends… » nous confie cet habitant du quartier « makabadilou ».  Un autre client de la SNE résident au château d’eau (vers le cimetière JADOT) renchérit « …d’habitude ma facture s’élevait entre 15 000 F CFA  et 25 000 F CFA et cela depuis des années. Elle n’a jamais dépassé ce montant. Les mois d’août et septembre ma facture a été plus que doublée.  Elle s’élève à  47.518  F Cfa  pour le mois d’août-septembre. Or je n’ai pratiquement pas acheté des nouveaux appareils, pire ma télé est tombée en panne et mon congélateur également. Alors, à quoi est due cette surprenante hausse, puisque nous n’avons pas eu d’électricité pendant au moins deux semaines… ? »

A un moment donné, le peuple est lassé de toujours tout donner et ne rien recevoir en retour. Lorsque que la colère aura  atteint son paroxysme,  il ne se laissera plus faire. De plus en plus, ceux qui sont  en haut sont chaque jour plus riche et bénéficient des passe- droit qui les exemptent de payer. Seulement,  ils doivent savoir que nous n’allons pas continuer à payer pour leurs magouilles,  car nous refusons de vivre comme dans une jungle où nos dirigeants souhaiteraient bien nous contenir. La SNE doit savoir que notre patience à des limites. Le sentiment d’injustice et d’abandon qui gagnent les usagers accentuent les frustrations. Il est inconcevable que nous vivons dans un pays que l’on croit être le nôtre mais où on nous vole tout : Nos terres sont vendues aux sud-africains, notre pétrole aux groupements industriels  français, notre bois aux chinois et au groupement industriel hollandais, nos banques sont aux mains des marocains, tunisiens, libyens, gabonais… bref tout est entrain d’être  dilapidé. Couper intempestivement l’électricité  est « criminel », vous nous réduisez au chômage à la pauvreté et maintenant vous nous obliger à vivre dans le noir.  L’avenir parait sombre,  car telles que les choses se déroulent, beaucoup de congolais seront privés de lumière. La conscience collective et la solidarité sont aujourd’hui nos seuls atouts pour lutter contre cette politique d’inexemplarité initiée et  soutenue par un groupuscule d’individu aux intérêts égoïstes. Cessons de subir ces  pratiques qui nous humilient ni encore moins de les encourager.

JC BERI (www.dac-presse.com)

Commentaires  

 
0 #7 google app store 09-06-2015 09:46
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0 #6 Nguembo Alias Beauva 27-11-2011 00:16
Payer d’avance sa consommation d’eau: une erreur? Tenez!
Samedi 19 novembre 2011. Deux agents de l’Agence S.n.d.e (Société nationale de distribution d’eau), située au Plateau des 15 ans, un quartier de Moungali, le quatrième arrondissement de Brazzaville, débarquent dans une propriété, le courroux au front, le matériel de coupure d’eau brandi avec ostentation. «Depuis janvier 2011, vous n’avez payé aucune facture d’eau et nous venons pour procéder à la coupure», crient-ils, en chœur. Surpris, les membres de la famille intimidée, documents à l’appui, déclarent avoir payé la consommation d’eau, pour toute l’année en cours. Les deux agents relèvent ce qu’ils croient être l’impossibilité de payer des factures d’avance. Saisis, les responsables de la facturation de l’Agence S.n.d.e du Plateau des 15 ans reconnaissent qu’effectivemen t, la famille ne doit pas à la société et somment les deux agents de rétablir la fourniture d’eau.
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0 #5 Guy Serge 24-11-2011 21:00
Je ne comprends pas pourquoi le chef de zone du secteur Maman Mbouale a repris de programmer, depuis le début du mois de novembre 2011, le délestage, alors qu’il y a deux mois, la fourniture de l’électricité dudit secteur était bien stable et fiable.
Que le chef de zone arrête ses mauvaises pratiques et que le directeur de la S.n.e soit vigilant», se plaint un habitant de ce quartier, dans un courriel qu’il nous a fait parvenir.
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0 #4 Guy Serge 24-11-2011 20:59
Au quartier Maman Mbouale: les délestages ont repris et les populations se plaignent.
Les populations du quartier Maman Mbouale, à Talangaï, le 6e arrondissement de Brazzaville, croyaient avoir fini avec le phénomène de délestages du courant électrique, suite à la connexion de leur zone sur la ligne du barrage électrique d’Imboulou. Mais, c’était sans compter avec les caprices de la S.n.e (Société nationale d’électricité). En effet, depuis quelques jours, les populations de Maman Mbouale ont repris à vivre au rythme du rationnement du courant électrique. «J’habite le quartier Maman Mbouale Talangaï, non loin du Lycée A. A. Neto où le courant électrique du fameux grand et puissant barrage d’Imboulou est déjà connecté, il y a plusieurs mois, comme au quartier Nkombo où la fourniture d’électricité est stable et fiable.
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0 #3 Willy Douna 17-11-2011 00:52
Les travailleurs de la SNDE et de la SNE ne cessent de dénoncer quotidiennement les grandes manœuvres de leurs administrations générales caractérisées, entre autres, par des recrutements anarchiques, des salaires impayés et le blocage de certains avantages du personnel.
Les deux sociétés d'état stagnent en raison de leur instabilité et de leur gestion chaotique qui ne permettent pas de voir clair sur le futur. La Tutelle et les Directions Générales de ces deux entreprises publiques sont bornées et muettes au moment où des sociétés de certains pays africains présentent une image sérieuse et rassurante ( Cas de la Compagnie Ivoirienne d’Électricité).
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0 #2 Daniel Ossebi 15-11-2011 21:16
le conflit en maturation entre le personnel et le ministre Bruno Itoua apparait comme l’illustration de la gestion scabreuse de la chose publique et des richesses nationales par les pouvoirs publics. Certaines autorités à la mémoire courte croient qu’ils continueront à s’accaparer des biens publics pour l’éternité. Le PCT qui gère à nouveau notre pays depuis 1998 n’a jamais abordé, lors de son dernier Congrès, ce problème de fond qui gangrène notre pays. Aucune remise en cause de ce système en déliquescence ne semble possible de l’intérieur. Que faire alors ? Et si la solution venait de la rue, des travailleurs et de la société civile ? Souvenons-nous de la décadence de l’empire Romain. Celle-ci avait commencé par la corruption et la dépravation des mœurs..
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0 #1 Joss 12-11-2011 21:14
Congo : fortes tensions entre Bruno Itoua et les syndicalistes de la SNE

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Attendu à Lyon (France) aux rencontres Eurafric de l’eau et de l’énergie, qu’il était censé présider, Bruno Itoua, ministre de l'Énergie et de l'Hydraulique du Congo, a dû annuler sa venue au dernier moment alors qu’il s’embarquait vers la France le 7 novembre. Le ministre a dû rester à Brazzaville pour tenter d’apaiser les syndicalistes de la Société nationale d’électricité (SNE) qui venaient de voter une motion de défiance à son égard. Les représentants du personnel veulent en savoir plus sur leur avenir après l’annonce de la restructuration de leur entreprise, fortement endettée, qui doit être suivie de la création d’une nouvelle société gérant l’électricité.
Ainsi se comporte le "Chemin d'avenir".
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