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LA SNDE, une gestion d'eau désastreuse

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Nous nous sommes donnés comme mission de réveiller les consciences des Congolais face à cette politique calamiteuse qui crucifie les entreprises publiques.

La majorité d'entre-elles présente un bilan déficitaire depuis plus d'une quinzaine d'années avec une progression dangereuse d'accumulation de résultats négatifs. Le résultat de notre observation sur le terrain nous a amené à identifier plusieurs facteurs expliquant cette inquiétante décroissance. Comme nous l'avons fait remarquer pour la SNE qui,  malgré la mise en exploitation du barrage d'IMBOULOU, peine à sortir de cette spirale d'endettement et d'absence de bénéfice. Alors que les citoyens sont taxés au prix fort pour des services quasiment inexistants  et qui sont parfois très indignes d'une société publique nationale. Aujourd'hui nous allons nous  atteler  à montrer comment la SNDE (Société nationale de distribution d'eau) n'est pas aussi épargnée de cette épidémie déficitaire qui gangrène les entreprises congolaises.

Faut-il s'en lasser d'épingler les mêmes défaillances d'un gouvernement qui se noie dans son propre mensonge ? Ce serait leur donner l'opportunité de continuer à poursuivre dans cette voie qui condamne le pays. Depuis son retour au pouvoir,  de la manière la plus abjecte qui soit, monsieur Denis Sassou Nguesso et ses multiples gouvernements dépècent chaque jour les entreprises publiques congolaises par des politiques de gestion calamiteuse mises en place.

Le défi des infrastructures et la politique du traitement d'eau

La SNDE n'est pas épargnée de cette catastrophe économique. Au delà de sa hiérarchie sur laquelle  pèsent de lourds soupçons de corruption,  de mauvaise gestion, de détournement, d'embauche par cooptation familiale ou lier à la coloration régionale,  c'est toute la politique de la société qu'il faut repenser. La descente dans le fossé des déficits ne date pas d'aujourd'hui. Les causes peuvent être remontées à l'époque du monopartisme où le PCT utilisait les hommes incompétents au clientélisme avéré au sommet des entreprises. Ces mêmes causes s'observent également aujourd'hui avec le retour des cellules du parti dominant qui s'octroient tout dans les entreprises publiques. De la philosophie socialiste importée de Moscou on est tombé dans l'accaparement du pouvoir étatique par un clan et ses valets aux tentacules prédateurs dévorant tout sur leur passage. Le peuple congolais est jeune mais surtout remuant. Mais nos élites ne se rendent pas compte car elles ont une conscience historique faible. Et nos dirigeants, en majorité, sont des " moutons d'élevages " héritiers d'un même cheptel c'est-à-dire le PCT. Ils sont tous dans la pratique archaïque de la politique et ne se rendent pas compte que le vent a déjà tourné.

C'est également la gestion de la politique de renouvellement  des infrastructures qui crucifie  l'avenir de cette entreprise. Les promesses de réhabilitation du réseau de canalisation  annoncées depuis plus de trois ans, par son ministre de tutelle, Bruno Richard ITOUA, tardent  à se concrétiser. Les branchements datant de l'époque coloniale et devenant de ce fait obsolète sont à priori l'un des grands défis que ce gouvernement peine à relever. Il y aurait plus de  67% de mauvais branchement en entrée comme en  sortie d'habitation dans les zones urbaines. Conséquences les eaux usées de ces logements se mélangent avec les eaux traitées destinées à la consommation. Pas la peine de s'étendre ici sur le risque de pollution occasionnée.
Comme il est récurrent d'observer également  que dans les grandes artères de Brazzaville les fuites de canalisation  provoquant des coupures intempestives de distribution d'eau dans plusieurs quartiers de Brazzaville. C'est le premier reproche que les utilisateurs font à l' endroit de cette société qui tarde à investir dans le remplacement des canalisations défectueuses. Tant bien même que le ministre de tutelle avait annoncée l'octroi d'une enveloppe de plus de 60 milliards en 2009 pour la réhabilitation de tout le réseau de la ville. De même,  la production actuelle est de 5.490 m3/h soit un déficit de 3.110 m3/h à résorber. L'on se garde ici d'avancer que cet argent a été utilement investit pour le bien de la population. Nous laissons les congolais d'en apporter eux-mêmes un jugement au regard de la réalité sur le terrain.

Nous dénoncions également le mauvais état chimique de l'eau distribuée. Il apparait nettement en récoltant l'eau sortie de nos robinets une très forte concentration de substances chimiques en particulier les métaux lourds  le mercure et  le cadmium rendant ainsi cette eau désagréable au goût insupportable. Nous sommes convaincus que les déchets polluants non traités ne sont pas les seuls responsables de la pollution  des nattes phréatiques.  Nous avons fait ce constat entre le 1er septembre 2011 et le 5 Octobre 2011 en récoltant les eaux de robinets  de 38 logements situés sur les deux arrondissements (Poto-Poto et Moungali). Nous interpellons les autorités d'exiger un contrôle strict sur la qualité et surtout de définir  un cahier de charge de prestation et d'hygiène à jour en fonction des normes chimiques appropriés et destinées à la  consommation. Ce n'est pas la première fois que cette entreprises est taxée de défaillance dans la gestion de ses infrastructures : " Les infrastructures de traitement et d'assainissement n'ont jamais fait l'objet d'une modernisation alors que dans le même temps, la taille de l'espace urbain prend de l'ampleur. Les zones suburbaines sont contraintes au "système D" pour s'alimenter en eau. Quant aux zones les "mieux loties" (Poto-Poto, Ouenzé, Moungali, Bacongo...) sur 1m3 d'eau pompée, moins de 60 pour cent parvient jusqu'aux consommateurs. Les réseaux de distribution mal entretenus explosent ". Benjamin BILOMBOT BITAD
Protéger la ressource et lutter contre le gaspillage devraient être des priorités pour améliorer le service.

Service inconséquent et tarifs en augmentation.

Le prix de l'eau courante à Brazzaville reste très opaque. La SNDE ne se préoccupe pas définir clairement le prix moyen du m3 d'eau facturé aux populations. Pire,  le service rendu laisse à désirer car l'eau totalement impropre avec une coloration douteuse ne peut-être considérée comme une source de vie pour les populations. C'est plus des  tickets pour les infections de tous genres (amibiases, diarrhée,  maux de ventre, etc.) avec un bonus d'augmentation de tarifs injustifiés. Les consommateurs dénoncent quotidiennement les facturations des prestations qui n'ont jamais été fournies. L'absence de toute transparence dans la gestion de la facturation inquiète de plus en plus les congolais qui se considèrent aujourd'hui volés par la SNDE. Comment peut-on ne pas savoir si nous payons l'eau au juste prix ? Malgré les dénonciations de plusieurs consommateurs rackettés par les agents de la SNDE en interrompant abusivement et parfois arbitrairement la fourniture d'eau sous le mobile fallacieux de factures impayées, on assiste d'un autre côté aux raccordements illégaux et sauvages  de ces mêmes agents à certains consommateurs moyennant le versement mensuel d'une certaine somme. Ces faits sont avérés et connus de la direction de la SNDE, pourtant cette dernière brille par un cynisme qui fait froid au dos. Ces sommes non reversées dans les caisses de la direction de la SNDE sont répercutées sur les factures des clients qui sont du même coup doublement spoliés. C'est le règne de l'inexemplarité et de la mafia au sommet des entreprises publiques. Comment peut-on d'un côté vouloir que " La Société Nationale de Distribution d'Eau SNDE entend développer au Congo le sens du service public en orientant l'ensemble de ses activités pour répondre aux attentes des populations en matière d'accès à l'eau et à l'assainissement. Arriver à garantir la péréquation nationale des prix (c'est-à-dire que les centres les plus performants soutiendront les petits centres de même que les gros consommateurs soutiendront les petits), le signe de notre attachement à la pérennisation de la solidarité nationale pour un large accès à l'eau et à l'assainissement " source site de la SNDE et de l'autre encourager les actes d'escroquerie ?


Faut-il privatiser  la SNDE ?

C'est un véritable complot qui se trame sur le dos des intérêts des Congolais en mettant sur pied le processus de la privatisation possible de la SNDE. C'est devenu une mode de vouloir à tout prix privatiser les entreprises publiques pour masquer les mauvaises gestions de ces dernières par les hommes corrompus et véreux souvent au service d'un homme ou d'un clan. Loin de nous, l'idée de s'opposer à une quelconque privatisation dans la mesure où toutes les conditions de reprise et de relance ont été testées. D'un côté on accentue la création des entreprises claniques aux seuls profits d'une frange très parcellaires de bénéficiaires et de l'autre on pousse à la vente les entreprises publiques qui ont marqué la vie économique congolaise. En plus de 34 ans d'existence, la SNDE a connu sa plus grande descente en enfer en termes de déficit ces 15 dernières années. Il est clairement posé ici le problème de compétences des congolais en matière de gestion des entreprises. Les hommes à la tête de cette entreprise sont-ils exempts de tout soupçon d'incompétence ? Les investissements préconisés depuis 5 ans ont-ils été réalisés ? Un audit économique et humain a-t-il été effectué pour identifier les causes profondes de ces multiples dysfonctionnements déficitaires ? Le gouvernement cherche à passer outre la responsabilité des dirigeants d'entreprises par-dessus bord en faisant payer au peuple leurs erreurs.

Dans le cadre du PEEDU (Projet eau électricité et développement urbain) le gouvernement se lance dans un processus de privatisation partielle ou totale  de cette entreprise dont les termes sont totalement opaques pour les congolais. Il s'agit d'une entreprise publique congolaise, il est judicieux d'éclairer les citoyens pourquoi cette entreprise risquerait-elle de tomber dans les filets des sociétés étrangères en l'occurrence : Veolia (compagnie générale des eaux), SAUR/ BRL, et Suez environnement. Cette privatisation possible n'est pas pour nous  nécessairement la solution idéale pour la SNDE. L'avenir de cette entreprise comporte plusieurs options d'opportunité d'emploi pour les générations futures notamment dans le domaine de l'approvisionnement (seulement 47% de la population à accès à l'eau potable) que celui de l'assainissement (40% en zone urbaine et 9% en zone rurale). Le PEEDU prévoit  l'adduction d'eau potable des quartiers ceinturant  Brazzaville (Nkombo, Massengo, Moukondo, Djiri, Nganga-Lingolo, Linzolo...). Il préconise également  les  travaux de génie civil  pour la construction des réservoirs et bâtiment d'exploitation. Sans oublier, bien entendu,  les  travaux hydrauliques (forage, réseau de distribution et branchements) et des travaux électriques (acquisition de transformateurs, groupe, raccordements électriques SNE). Si tous ces projets sont exécutés comme il se doit,  ils généreront  des milliers d'emploi pour les jeunes cadres et ouvriers. Or,  céder ne fusse qu'une partie de la SNDE aux entreprises étrangères, elles ne seront pas obligées de suivre le PEEDU à la lettre. Il faut même craindre que nos campagnes ne puissent bénéficier de  l'eau potable  dans les  dix prochaines années.

DAC PRESSE :

www.dac-presse.com

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Le saviez-vous

Étude de l'Institut Pasteur

EAU

Un verre d'eau enlève la sensation de faim pendant la nuit pour presque 100% des personnes au régime comme le démontre l'université de Washington.  Le manque d'eau est le facteur N° 1 de la cause de fatigue pendant la journée. Des études préalables indiquent que de 8 à 10 verres d'eau par jour pourraient soulager significativement les douleurs de dos et d'articulations pour 80% des personnes qui souffrent de ces maux.
Une simple réduction de 2% d'eau dans le corps humain peut provoquer une incohérence de la mémoire à court terme, des problèmes avec les mathématiques et une difficulté de concentration  devant un ordinateur ou une page imprimée.
Boire 5 verres d'eau par jour diminue le risque de cancer du colon de 45 % et peut diminuer le risque de cancer du sein de 79% et de 50% la probabilité de cancer à la vessie.
Bois-tu la quantité d'eau que tu devrais, tous les jours ?
Boire de l'eau à des périodes bien précises maximise son efficacité dans le corps humain :
2 verres d'eau au réveil- contribuent à activer les organes internes ;
1 verre d'eau trente minutes avant le repas- aide à bien digérer ;
1 verre d'eau avant de prendre une douche- aide à baisser la tension artérielle ;
1 verre d'eau avant d'aller au lit- vous évite des attaques ou crises cardiaques
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(Transmis par un lecteur assidu du site DAC PRESSE)  D. K

Commentaires  

 
0 #5 Nguembo Alias Beauva 27-11-2011 00:14
Payer d’avance sa consommation d’eau: une erreur? Tenez!
Samedi 19 novembre 2011. Deux agents de l’Agence S.n.d.e (Société nationale de distribution d’eau), située au Plateau des 15 ans, un quartier de Moungali, le quatrième arrondissement de Brazzaville, débarquent dans une propriété, le courroux au front, le matériel de coupure d’eau brandi avec ostentation. «Depuis janvier 2011, vous n’avez payé aucune facture d’eau et nous venons pour procéder à la coupure», crient-ils, en chœur. Surpris, les membres de la famille intimidée, documents à l’appui, déclarent avoir payé la consommation d’eau, pour toute l’année en cours. Les deux agents relèvent ce qu’ils croient être l’impossibilité de payer des factures d’avance. Saisis, les responsables de la facturation de l’Agence S.n.d.e du Plateau des 15 ans reconnaissent qu’effectivemen t, la famille ne doit pas à la société et somment les deux agents de rétablir la fourniture d’eau.
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0 #4 Willy Douna 17-11-2011 00:50
Les travailleurs de la SNDE et de la SNE ne cessent de dénoncer quotidiennement les grandes manœuvres de leurs administrations générales caractérisées, entre autres, par des recrutements anarchiques, des salaires impayés et le blocage de certains avantages du personnel.
Les deux sociétés d'état stagnent en raison de leur instabilité et de leur gestion chaotique qui ne permettent pas de voir clair sur le futur. La Tutelle et les Directions Générales de ces deux entreprises publiques sont bornées et muettes au moment où des sociétés de certains pays africains présentent une image sérieuse et rassurante ( Cas de la Compagnie Ivoirienne d’Électricité).
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0 #3 Gustave Bayonne 15-11-2011 21:18
le conflit en maturation entre le personnel et le ministre Bruno Itoua apparait comme l’illustration de la gestion scabreuse de la chose publique et des richesses nationales par les pouvoirs publics. Certaines autorités à la mémoire courte croient qu’ils continueront à s’accaparer des biens publics pour l’éternité. Le PCT qui gère à nouveau notre pays depuis 1998 n’a jamais abordé, lors de son dernier Congrès, ce problème de fond qui gangrène notre pays. Aucune remise en cause de ce système en déliquescence ne semble possible de l’intérieur. Que faire alors ? Et si la solution venait de la rue, des travailleurs et de la société civile ? Souvenons-nous que décadence de l’empire Romain. Celle-ci avait commencé par la corruption et la dépravation des mœurs..
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0 #2 Auguste TOMBIA 14-11-2011 11:43
Article méritant mes sincères félicitations. Bien qu'il soit long , son contenu met en exergue toute la situation inquiétante que traverse la SNDE. Je suis moi même un ancien retraité de cette société, ça me brûle le cœur de savoir ce qu'est devenue cette entreprise. J'aimerai vous écrire pour vous donner d'autres précisions, Dites quelle adresse utiliser Merci et surtout bon travail .
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0 #1 Pélagie Ombela 12-11-2011 21:11
Congo : fortes tensions entre Bruno Itoua et les syndicalistes de la SNE

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Attendu à Lyon (France) aux rencontres Eurafric de l’eau et de l’énergie, qu’il était censé présider, Bruno Itoua, ministre de l'Énergie et de l'Hydraulique du Congo, a dû annuler sa venue au dernier moment alors qu’il s’embarquait vers la France le 7 novembre. Le ministre a dû rester à Brazzaville pour tenter d’apaiser les syndicalistes de la Société nationale d’électricité (SNE) qui venaient de voter une motion de défiance à son égard. Les représentants du personnel veulent en savoir plus sur leur avenir après l’annonce de la restructuration de leur entreprise, fortement endettée, qui doit être suivie de la création d’une nouvelle société gérant l’électricité.
Ainsi se comporte le "Chemin d'avenir".
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