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Brazzaville : recrudescence des vols à main armée

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A Brazzaville, une recrudescence des vols avec arme à feu et surtout,

une montée des braquages inquiète la population depuis quelques mois. Les auteurs de ces méfaits seraient des hommes en uniformes, dont certains identifiés comme des policiers, accusent les habitants de la capitale. Mais Brazzaville n’est-elle pas tout simplement en train de solder les restes d’une guerre civile qui a ravagé le pays il y a treize ans ?

Les braquages à Brazzaville, c’est inhabituel, mais ils se seraient multipliés ces derniers mois. Leurs auteurs : des hommes en uniforme, accusent certains habitants de la capitale.

« Ce braquage serait perpétré par le commissaire de police de la localité et ses agents, explique maître Ambroise Hervé Malonga. Curieusement, ce commissaire et ses agents, jusqu’à ce jour, n’ont pas été arrêtés ! Dans mon quartier à moi, il y a eu aussi un braquage. Nous avons eu aussi la preuve qu’effectivement, les braquages qui sont commis à Brazzaville sont faits par des hommes en tenue. Vous savez, aujourd’hui on a peur de vivre, maintenant, à Brazzaville. Tous les jours on vous parle de braquages ! »

Source: RFI


Sécurité publique : Le général Ndengué invite les populations de Kinsoundi et les policiers à privilégier le dialogue

Suite au conflit survenu le vendredi 11 novembre dernier, à Kinsoundi, dans le premier arrondissement, Makélékélé, de Brazzaville, entre les populations et le commissaire de police de ce quartier qu'elles ont chassé, le général Jean François Ndengué, directeur général de la police, a effectué une descente à Kinsoundi, le mercredi 16 novembre 2011, en vue de remettre de l’ordre. A l’issue de ce qu’on peut considérer comme une véritable palabre, pour rétablir la confiance entre la population et la police, il a demandé à tous de privilégier le dialogue et la paix, en toutes circonstances, et de bannir la violence.

D'abord, les faits: à la suite d'un braquage, le jeudi 10 novembre, aux environs de 19h30, dans une boutique, à Kinsoundi, les populations sont montées en colère contre la police accusée de complicité ou d’avoir laissé agir les braqueurs. Le lendemain, vendredi 11 novembre, une marche a convergé vers le commissariat de quartier, situé dans l’enceinte de l’ex-usine textile de Kinsoundi, et les policiers ont été chassés, à coups de pierres et de bâtons. Mais, il s’avère que ces manifestations contre la police étaient instrumentalisées par les proches du député de la circonscription, Anicet Wilfrid Mpandou, connu sous son nom de «Willy Mansanga», qui avait des relations houleuses avec le commissaire de police.

Le général Ndengué s’est alors rendu au commissariat de ce quartier, pour rétablir la confiance entre la population et la police. Il a alors recouru au rituel de la palabre, en présence de l’administrateur-maire de Makélékélé, Maurice Maurel Kiwounzou, du député Anicet Wilfrid Mpandou et de ses militants, du colonel Jacques Antoine Bouiti, commissaire central de police de Brazzaville, des chefs des quartiers, ainsi que des populations.

Le colonel Jules Moukala Tchoumou, directeur de la sécurité publique et porte-parole de la police, pour la circonstance, a résumé, pour la presse, l'intervention du général Ndengué: «Le directeur général de la police a été à l'écoute de ces populations et, en gros, il a rassuré tout le monde que, désormais, Kinsoundi, qui a toujours été un quartier de paix, continuera à travailler dans la paix et en collaboration avec la police. Mais, je tiens à dire que, comme il avait fait la fois passée, le général a pris des mesures conservatoires qui ont consisté à suspendre le chef de commissariat, qui avait maille à partir avec la population. Mais, c’est une mesure conservatoire, étant donné que le chef de commissariat est entendu par les services de l’inspection générale de la police et, après cette audition, il prendra d’autres mesures et prononcera des sanctions, s’il s'avère qu’il y a eu mauvaise manière de servir».

Signalons qu’au cours de son adresse, le général Ndengué a, dans son franc-parler habituel et dans un ton ferme, fustigé et condamné les actes inciviques fomentés contre le commissariat de police. En outre, il a fait une sévère mise en garde à ceux qui seraient tentés de recommencer. Par ailleurs, il a exhorté les populations et les policiers à consolider la paix chèrement acquise dans notre pays, pour le bien de tous. Un nouveau commissaire sera nommé à Kinsoundi.

L'administrateur-maire de Makélékélé, Maurice Maurel Kiwounzou, a appelé les jeunes à leur responsabilité. «Je rappelle à la population et aux jeunes, qu’ils ne croient pas qu'il y aura encore des guerres dans le pays et, notamment, à Kinsoundi. Qu’ils ne pensent pas que ce qui se passe dans d'autres pays va avoir lieu à Brazzaville. Car, nous étions parmi les premiers pays du continent à faire la révolution, en 1963. Changeons de mentalités et notre mode de vie et que les politiciens en mal de positionnement attendent 2012 pour poser leurs candidatures», a-t-il martelé.

Soulignons qu'à la fin de la grande palabre qui a permis la réconciliation entre la police et la population de Kinsoundi, le député Anicet Wilfrid Mpandou a offert un pot aux responsables, qui ont pris part à la rencontre, et aux journalistes.

© Alain Patrick MASSAMBA – La Semaine Africaine


 

Commentaires  

 
0 #2 Guy Serge 24-11-2011 07:49
Depuis le 1er janvier 2010, et ce jusqu'au 27 octobre 2011, date de son éviction, il s'est produit deux braquages dans la zone, le premier ayant eu lieu le 7 janvier 2010. Rappelons également qu'il s'agit là du troisième commissaire à être évincé par la population.

Pour l'heure donc, le directeur général de la police a pris des mesures conservatoires consistant à suspendre le commissaire suspecté, avec son équipe, en attendant que les services de l'inspection générale de la police ne fassent leur travail. Mais s'il s'avère après l'audition qu'il est impliqué d'une manière ou d'une autre dans les faits qui lui sont reprochés par la population, des sanctions sévères lui seront infligées.
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0 #1 Bénoit Kitengué 24-11-2011 07:47
Le remplacement de l'ancien commissaire de police a été nécessaire suite au discrédit jeté sur lui par la population l'accusant à tort ou à raison d'être impliqué dans plusieurs actes de braquage
Le directeur général de la police, le général Jean-François Ndenguet, a annoncé la nomination du lieutenant Riz Hussein Louzolo au cours d'une rencontre le 16 novembre dans la salle de la jeunesse de Kinsoundi, avec les populations du 1er arrondissement Makélékélé. « Je vous ai nommé un bon commissaire de police », leur a-t-il affirmé.
En effet, la rencontre entre le général Jean-François Ndenguet et la population de Kinsoundi, est intervenue cinq jours après les incidents qui se sont produits le 11 novembre à ce même commissariat, à l'issue desquels la population a lynché à l'arme blanche le commissaire de police y compris sa structure de commandement.
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