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L’encadrement des jeunes à la dérive.

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Il ne se passe plus une année scolaire sans que les jeunes scolarisés dans nos deux grandes villes : Brazzaville et Pointe-Noire se mettent en avant pour des actes de banditisme et d’incivisme.

Une scène similaire avait mis en ébullition la ville de Pointe-Noire où les élèves des lycées Victor AUGAGNEUR et POATY Bernard s’affrontaient violemment. Les autorités avaient pris alors, semble t-il des mesures coercitives pour que de tels actes ne se répètent plus. Pourtant le Mardi 24 Novembre 2011, Pointe-Noire était de nouveau le théâtre des affrontements des mêmes élèves. Brazzaville n’est pas non plus épargnée de ces comportements d’agressivité dangereuse en milieu scolaire.

Le lycée Technique 1er Mai est aujourd’hui réputé, non pas pour ses excellents rendements, ni pour l’excellence de ses élèves mais bien pour être le réservoir des délinquants qui s’abritent derrière leur juvénilité pour semer des troubles à l'ordre public empêchant d’autres élèves de suivre normalement les cours. Beaucoup de parents d’élèves des ces lycées nous ont interpelé pour dénoncer ces faits qu’ils jugent inacceptables. Mais également nous nous posons les questions suivantes, pourquoi ces jeunes sont-ils agressifs ? Quels sont les moyens mis en place pour sécuriser ces lycées ? A-t-on réellement creusé le problème pour mieux identifier le mal être de ces jeunes qui s’expriment par des actes de violences ? Ces jeunes sont-ils les seuls responsables dans une société qui les exclut ?

Nombreux sont ceux qui diront qu’il faut envoyer la cavalerie pour mâter ces jeunes rebelles afin de les remettre sur le droit chemin. C’est une possibilité suggérée par les responsables de la police en l’occurrence le colonel Jean Louis EPELE directeur départemental de la police du Kouilou et le Commandant de zone le général René BOUKAKA pour tenter de contenir le phénomène qui prend de plus en de l’ampleur. En janvier dernier de cette même année, les élèves de ces dits lycées de Pointe-Noire « se sont affrontés à mains nues et armes blanches. Et le bilan de ces affrontements : plusieurs élèves blessés et un enseignant brutalisé par la police. Des forces débordées et surprises par l'ampleur des événements » (1).

Les autorités citées ci-dessus avaient semble-t-il «... mise en place d'un important dispositif des gendarmes et policiers aux abords des deux lycées » pour canaliser cette violence. Huit mois après, le même spectacle désolant et affolant les populations avoisinantes se reproduit avec encore plus d’agressivité suscitant d’énormes inquiétudes auprès des habitants. Ce manquement que dénoncent les populations est certes à mettre sur la balance pour traduire cette montée de violence. On attend souvent une réponse dominante des autorités, du législateur et du système juridiction-policier à la violence et à la délinquance juvéniles. Cette idée de vouloir toujours plus de punition s’avère souvent inappropriée. Nous ne cherchons pas à disculper les autorités de leurs défaillances seulement il convient de faire preuve de diligence de ce problème dans toute son essence.

Comment peut-on surveiller des élèves qui se retrouvent à la plage pendant les heures de cours ? Comment peut-on accepter que des enfants des dignitaires refusent de se soumettre aux règles imposées par les chefs d’établissements et reviennent avec des hommes de mains tabasser les surveillants qui osent les contraindre ?

Le cas de l’élève Jacques MVOULA du lycée Victor Augagneur molesté par ceux du lycée Poaty Bernard ce 24 Novembre 2011 n’est à notre sens que le résultat d’une fuite en avant des responsabilités de toute une société en déclin. Nous ne cessons de le dire ici que la prévention et une politique scolaire d'attention et d'aide aux plus défavorisés et aux plus vulnérables sont les voies les plus à même de contenir le mal être des jeunes congolais.

Les comportements antisociaux qui se traduisent ici par la violation répétée des normes sociales et éducatives en vigueur,  incluant généralement agressions, vandalisme, non respect des règles, défi à l'égard de l'autorité des adultes et violation des normes sociales de la société est un appel au secours que les responsables politiques ne veulent pas entendre. « L’éducation des jeunes congolais devenue de plus en plus inégalitaire met en exergue la mauvaise politique du gouvernement congolais qui applique des réformes qui ont conduit à la fuite d'environ 8.000 enseignants de l'enseignement ces 12 dernières années. Ce constat médiocre, voire mauvais, de cette politique mise en cause par l’UNICEF et d’autres organismes éducatifs, est le résultat d'une politique dangereuse et irresponsable menée depuis 1997 » (2).

DAC

(1) Congo-déchaîné : Pointe-Noire - Lycée Victor-Augagneur vs Lycée Poaty-Bernard : Une rivalité de potaches tourne à la guerre ouverte : Anthony Mouyoungui

(2) Projet : La réhabilitation de l’école publique consultable par les membres du DAC.

Commentaires  

 
0 #8 Roger tati 12-12-2011 05:38
Mais, les collègues de ce dernier ont réagi, en lançant des pierres aux policiers, qui tentaient de l’embarquer dans leur véhicule. Les policiers ont riposté en tirant des coups de feu de sommation en l’air, pour les disperser. Cette pétarade a semé la panique au lycée et dans les environs, notamment au marché Total. Il y a eu débandade, surtout dans l’avenue Eugène Kakou. Les gens ont couru dans tous les sens, pour se mettre à l’abri (traumatisme de guerre aidant). Dieu merci, il y a eu plus de peur que de mal. Tout de même, la fille agressée a été transportée au C.h.u.
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0 #7 Roger tati 12-12-2011 05:36
Chaude alerte au Lycée Pierre Savorgnan De Brazza, à Bacongo

Des armes ont crépité, vendredi 2 décembre 2011, dans l’après-midi, au lycée Pierre Savorgnan De Brazza, à Bacongo, le deuxième arrondissement de Brazzaville. Tout est parti d’une scène banale: un élève de Terminale, qui prend ses cours le matin, était en bisbille avec une élève de Première, dans une salle de classe. La dispute a mal tourné, le garçon ayant frappé des coups de balai à la fille. Cette dernière s’est écroulée et a été conduite à la direction de l’établissement , par ses collègues. Ce que voyant, la proviseure du lycée a vite alerté la police d’intervention, qui est venue mettre la main sur l’auteur de l’agression.
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0 #6 matata 11-12-2011 17:30
Echauffourées entre lycéens et collégiens à Mfilou.
En fin de semaine dernière, une bagarre a opposé les élèves du lycée de la Réconciliation à ceux du C.e.g de Mfilou, dans le septième arrondissement de Brazzaville. La cause? Une banale affaire de fille. Un lycéen causait avec une élève, lorsqu’un collégien, qui semblait être son copain, a cherché à interrompre leur causerie. Un groupe de collégiens a, ensuite, agressé le lycéen. Pour se venger, ce dernier a battu le rappel de ses amis, qui ont effectué une descente punitive au C.e.g de Mfilou. Des dégâts plus ou moins importants ont été enregistrés. Les enseignants et le personnel non enseignant du collège ont dû quitter, précipitamment, les lieux. Le pugilat était tel que pour y mettre fin, il a fallu l’intervention de la police. Tout cela pouvait être évité, s’il y avait un mur de clôture au C.e.g de Mfilou.
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0 #5 Alain Ndelo 07-12-2011 11:42
Vente et consommation de chanvre : un élève du lycée technique Poaty Bernard arrêté par la police militaire.

Le jeune Aimé Ulrich, élève en classe de terminale, a été appréhendé ce 6 décembre dans l'un des fiefs des vendeurs et consommateurs de chanvre indien dans un quartier de Pointe-Noire
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0 #4 Alain Ndelo 07-12-2011 11:42
« Ces élèves doivent cesser de consommer le chanvre. C'est notre progéniture et nous comptons sur eux car ils sont la relève de demain. S'ils ont déjà des cerveaux détruits par le chanvre cela risquera d'être compliqué pour le pays. Voilà pourquoi nous devons faire des efforts pour les éduquer afin qu'ils soient réellement l'élite de demain », a expliqué le policier.

Un sachet de bottes de chanvre ainsi que des objets volés (paires de lunettes de marque, montres, téléphones) ont également été trouvés sur les lieux. « Nous avons fait notre travail, à la justice de faire le sien », a conclu ce responsable de la police militaire.
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0 #3 Bernard Makaya 07-12-2011 11:40
D'après l'un des responsables de la police militaire, depuis un certain temps, plusieurs élèves sont impliqués dans la consommation de chanvre : « Ce sont ces mêmes élèves qui créent des troubles dans les lycées après avoir consommé du chanvre. Aujourd'hui si tu n'es pas voleur tu ne peux pas aller voler à moins que tu sois un enfant mal élevé. » Soucieux de l'avenir de ces élèves, ce dernier a estimé que des efforts devaient être fournis pour les aider à sortir du gouffre.
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0 #2 Bernard Makaya 07-12-2011 11:39
« Cela faisait deux jours que je lui avais remis mon téléphone pour le réparer. Ce matin, je l'ai appelé, il m'a demandé de l'attendre quelque part. Peu de temps après, il est arrivé puis m'a demandé de le suivre pour aller chercher le téléphone. C'est sur place que je me suis rendu compte que l'on y consommait et vendait du chanvre. Étant sur le lieu, le réparateur m'a convaincu d'y goûter et c'est là que la police a surgi. Le réparateur a fui et nous avons été arrêtés. C'est pour la première fois que je touche au chanvre et je n'y toucherai plus jamais. »
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0 #1 Bernard Makaya 07-12-2011 11:38
Informée de la présence de vendeurs et consommateurs de chanvre dans le quartier où se situent les lycées Poaty Bernard et Victor Augagneur, la police militaire, dans une patrouille de routine, a pu mettre la main sur ce jeune élève ainsi que sur un sujet de la République démocratique du Congo (RDC). Le jeune élève qui dit n'avoir jamais touché au chanvre avant ce jour, aurait été entraîné, d'après son témoignage, par un réparateur de téléphone :
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