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***** Le Congo dans le rouge : Le pays s’est ré-endetté à hauteur de 2.700 milliards FCFA en 2015 . *******

Congo-Brazzaville : Comment s’accrocher face à ces prix qui galopent ?

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Comme dirait l’artiste, «la vie devient caillou». Chaque jour qui passe, charrie son cortège de malheurs, affaiblissant la capacité opérationnelle des chefs de famille.

Pour les éluder, certains optent pour un endettement excessif qui les ravale au rang de trouillards ridicules, toujours aux aguets pour éviter les usuriers de plus en plus exigeants. D’autres démissionnent face aux obligations conjugales. Se lever très tôt et rentrer tard semble être la solution pour fuir les interpellations des enfants à qui ils imposent une cure d’amaigrissement insupportable.

Cependant, cette esquive matinale n’exempte pas ses adeptes des tracas quotidiens de la vie. Vertiges et bourdonnements d’oreilles si le ventre reste vide. L’hypoglycémie peut faire mouche. Menace de déshydratation et d’épuisement si la marche sous la canicule persiste. Étouffements dans les bus surchargés, conduits par des chauffards qui ignorent presque tout du code de la route et qui considèrent les demi-terrains comme une planche de salut.

Couvrir en taxi les distances Massengo, Gamakosso/Centre ville ou Madibou/Ouenzé relève du rêve. Comment payer les courses dès lors qu’on a quitté le foyer sans assurer la ration alimentaire quotidienne?? Autant marcher ou prendre le bus et affronter aussi les pickpocket aux doigts baladeurs et voraces. Vouer les enfants à la charge d’une mère sans revenus est irresponsable. Que dire aux enfants, surtout aux filles obligées d’user de leurs atouts féminins pour appâter plus vieux qu’elles pour avoir un bout de pain?!

Pour d’autres hommes, la journée est synonyme de combat pour la survie. S’ils ont la même astuce de se lever tôt, leur devise est cependant de ne pas rentrer les mains vides. Coup de mains par-ci, découverts par-la, ils maximisent les chances d’obtenir tant soit peu quelque chose pour redonner le sourire aux membres de la famille le soir en rentrant.

Malheureusement, dans les marchés, les prix galopent à vue d’œil et suscitent l’émoi. Les clients tournent souvent en rond, passant d’une étagère à une autre sans pouvoir acheter quoi que ce soit. Le pain aminci de 75 F.cfa suffit juste à atténuer les crampes d’estomac. Le manioc de 100F.cfa semble être atteint de kwashiorkor malgré son revêtement de feuilles malicieusement agencées pour leurrer les clients naïfs. Il faut 10.000F.cfa ou plus pour espérer déguster à table du bon poisson d’eau douce frais. Même la boîte de sardine à l’huile vendue chez le Mauritanien vient de subir une majoration qui inquiète les ménages à revenus moyens.

La viande s’éloigne du panier de la ménagère. Vendu naguère à 2.500F.cfa, le kilo de viande de bœuf est passé à 3.000F.cfa. Dans certaines boucheries, la vente du quart est proscrite. Seul peut être vendu le demi kilo à 1.500F.cfa, alors qu’on se le procurait, il y a quelques mois, à 1.250F.cfa. Tous les prix des vivres congelés (poulets, poissons, côtes, rognons …) ont connu une augmentation exponentielle, visible par les rides sur les visages des ménagères étonnées par cette flambée subite des prix.

Le comble de l’ironie intervient dans le secteur des fruits et légumes. Marqués par une pluviosité abondante et une fertilité des sols remarquable, les marchés de Brazzaville se caractérisent par la vente des fruits et légumes à des prix exorbitants

qui donnent du vertige. Le «saka-saka», l’oseille, les épinards, les mangues, les papayes et l’ananas sont vendus comme des produits exotiques. Un petit ananas de moins d’un kilo coûte 1.500F.cfa. Pour se procurer quatre petits citrons au jus insignifiant, il faut débourser 200F.cfa. Il faut avoir 1.000F.cfa pour obtenir quatre petits doigts de carottes rabougries. L’achat du piment pose également problème: 100Fcfa l’unité. Les tas de plusieurs piments à 50 ou 100F.cfa ont disparu. Pareil pour l’oignon et l’ail en provenance des pays sahéliens et qui coûtent de l’or dans nos marchés. Même les légumes communément appelés «Koko», font l’objet d’un saupoudrage raffiné qui exige 1.000F.cfa au lieu de 200F.cfa comme auparavant pour satisfaire les besoins d’une famille nombreuse.

Au bout du compte, 3.000F.cfa, soit 90.000F.cfa par mois ne suffisent plus à assurer la paix du ventre dans un foyer de trois ou quatre personnes. Aujourd’hui, il faut le double (6.000F.cfa) ou le triple (9.000F cfa) par jour, pour pouvoir nourrir sa famille. Cela suppose qu’il faille dépenser mensuellement 180.000F cfa ou plus de 200.000F cfa pour satisfaire les besoins du ventre. Or, la famille congolaise est très élastique. Un chef de famille nourrit jusqu’à plus d’une dizaine de bouches.

D’autres obligations sociales ne sont pas aussi à écarter. Les frais d’écolage des enfants, les cotisations en cas de décès, de maladie ou de mariage d’un parent. Toutes ces contraintes réduisent le salaire mensuel à sa portion congrue si le chef de famille est locataire. Il y’a aussi le paiement des factures d’eau et d’électricité. Le paquet de dix ampoules de 100W vient de passer de 2.500 à 3.000F cfa.

Ces charges réduisent souvent à néant tous les projets lorsqu’ils n’écourtent pas l’espérance de vie des chefs de famille, de plus en plus menacés par des AVC (Accidents Vasculo-Cérébraux) dévastateurs. D’aucuns sont carrément réduits à une mendicité pernicieuse et avilissante pour éviter le grand saut.

Certes, cette cherté de la vie palpable à tout point de vue interpelle le gouvernement. Mais les citoyens sont aussi concernés. Depuis des décennies, l’indépendance alimentaire est au centre des préoccupations sans encrage avec une volonté nationale de changer le décor actuel. Les Congolais aiment boire, danser et bien manger.

Mais, ils accordent moins d’importance à l’agriculture et à l’élevage. Tout le monde veut investir dans le transport et pas dans les champs, les étangs ou le maraîchage. L’élevage du mouton et des cabris reste le domaine exclusif des Ouest-africains qui arrivent pauvres au Congo et repartent riches dans leurs pays. Le Chef de l’Etat, Denis Sassou Nguesso s’est investi dans un élevage florissant dans les plaines d’Oyo et d’Edou sans que ses collaborateurs suivent l’exemple.

Et pourtant, rien ne manque à notre pays pour disposer d’un cheptel bovin et caprin important pour couvrir les besoins locaux en viande. La fertilité des sols aurait pu permettre l’émergence d’une agriculture capable d’atténuer les prix sur le marché. Malheureusement, les herbes poussent à la place des légumes et les oiseaux continuent de semer des graines donnant quelques fruits aléatoires, alors que le pays offre d’exceptionnelles opportunités d’asseoir une indépendance alimentaire. Tout pousse, de la côte au septentrion.

© Mwana Mboyo


Commentaires  

 
0 #7 website 01-07-2016 22:54
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:-)
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0 #3 tsiété 26-03-2013 22:10
je suis congolais et j'aimerais m'aplanir dans le monde des affaires en réliant d'autre pays a celle de mon pays dans le domaine de commercialisati on mais comme quoi la réalité de ne me le permet pas au nivaux.......
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0 #2 tsiété 26-03-2013 22:00
salut!!!
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+1 #1 abdul kudra habimana 27-09-2012 11:34
je suis rwandais et je voudrais imvestir les viandes des vaches alors je vous demandes comment procedee? combiens des prix pour les vente en gros. repond mwa on my facebook, ABDUL KUDRA HA or mon tellefone +250 788499203. merci
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