Vous êtes ici >> Actualités A la une Société Avec Sassou Nguesso, le chômage est une plaie incurable

Flash information

***** Le Congo dans le rouge : Le pays s’est ré-endetté à hauteur de 2.700 milliards FCFA en 2015 . *******

Avec Sassou Nguesso, le chômage est une plaie incurable

Envoyer Imprimer PDF
Note des utilisateurs: / 0
MauvaisTrès bien 

« Les chiffres alarmants du taux de chômeurs font penser aux observateurs que le Congo court un risque de « tsunami de chômeurs congolais » dans les mois à venir si rien n’est fait .»

La lutte contre le chômage a toujours été notre priorité contre ce gouvernement qui a tant privilégié la course à l’enrichissement abusif et personnel de plus de la moitié de ces membres et surtout contre un  favoritisme intolérable fait aux membres du clan profitant ainsi pour usurper sans être inquiété des richesses du pays. Ce scandale mis à nu aujourd’hui entraîne, non seulement la majorité des citoyens dans les bas fonds de la misère, mais accentue la puissance de ceux qui ont commis des fautes irréparables de s’ériger en maître. Voler le peuple pour mieux l’assujettir est devenue la règle de gouvernance sous Denis Sassou Nguesso.

Les promesses de 2012 ne sont que « des mesurettes pas sérieuses »

Lorsqu’on 1997, M. Sassou Nguesso revenait au pouvoir par un coup d’état sanglant et très meurtrier, le pays comptait 287.917 chômeurs. Quinze ans après nous atteignons les 1.053.101 chômeurs pour une population d’environ 4.000.000 millions d’individus. Soit 765.184 chômeurs de plus sous ce nouveau règne chaotique de ce pouvoir. Si l’on se réfère au tableau inspiré des chiffres du BIT, nous ne sommes pas loin des chiffres inimaginables des chômeurs dans les deux grandes villes et ses périphéries urbaines (1). C’est trop pour un pays dont les richesses et les potentialités de ressources naturelles ne peuvent justifier un écart aussi affolant.

Dans son message de fin d’année 2012, le Président, le plus contesté que le Congo n’ait jamais connu, découvre, comme par enchantement l’étendu des dégâts sociaux causés par sa gestion tristement amateurisme du pays. Le voilà qui s’empresse de prendre quelques mesurettes pour colmater les brèches si béantes dont il faudrait des années pour en venir à bout. La question que l’on se pose est celle de savoir comment un système aussi gangréné de l’intérieur par la corruption, l’amateurisme, le favoritisme clanique, le manque d’exemplarité, peut-il vaincre le chômage par des coups de balayage superficiel ?

Lorsque plus de la moitié de la population congolaise vit dans le dénuement total  privé d’un minimum social, on est loin d’apprécier des discours creux, vides, en guise de récompense tardive. Ce sont sa politique et ses choix qui sont largement responsables du creusement de la pauvreté, d’une corruption destructrice, d’un système clanique et répressif qui entraînent le peuple congolais dans les méandres de la pauvreté. Faut-il  croire en cette énième déclaration dont on sait qu’elle ne  sera tenue que le temps d’un discours ? Faut-il le croire, lorsqu’il avance que le pays ne connaitra plus de délestage en 2012 alors que nous attendions cet objectif depuis 10 ans ?  Fait-il le croire, lorsqu’il évoque la fin de la cohabitation forcée des congolais avec la saleté, les déchets, les immondices en 2012 ?

Que valent les revalorisations salariales (de 64.000 à 70.000 F.CFA), lorsqu’on sait qu’une famille de fonctionnaire moyen ne peut vivre décemment en deçà de 100.000 f Cfa par mois. Ni encore une réévaluation de la bourse estudiantine de 30 .000 F.Cfa à 45.000 F.Cfa, alors que les logements de ces derniers coûtent en moyenne entre 30.000 à 45.000 F.Cfa dans les grandes villes.

Absence d’une thérapie de choc contre le chômage

Le chômage qui s’empire chaque jour dans notre pays n’est pas une fatalité, mais la résultante d’un système qui favorise le détournement  des richesses  et des fonds publics pour des intérêts mesquins et égoïstes. En octroyant la gestion de la quasi totalité des ressources du pays à ses proches, il a ainsi hypothéqué les chances de toute une génération. Les colmatages actuels pour essayer de camoufler l’échec cuisant de sa politique n’y changeront rien tant que le système sassouïste sera l’idéologie à la mode. Les chiffres alarmants du taux de chômeurs font penser aux observateurs que le Congo court un risque de « tsunami de chômeurs congolais » dans les mois à venir si rien n’est fait. Contrairement à cette embellie économique vantée, la situation des chômeurs ne va gère s’améliorer avec ce système corrompu.

Dans ce contexte, les congolais ne doivent pas rester inertes. Il en revient donc à chacun de décortiquer dans ce discours de 2012 de Denis Sassou Nguesso la portée de la vérité. Et de mener le combat approprié pour revendiquer les droits de tous les congolais. Tout en sachant que les actions qui restaurent les droits sociaux inaliénables des populations congolaises sont jusqu’alors biaisées.

L’absence d’une politique cohérente de lutte contre le chômage met en lumière un manquement grave d’anticipation et de prévention sur l’avenir de l’emploi des jeunes. La politique du gouvernement a manqué de bon sens en reléguant au second plan ce problème épineux. Certes des mesures dont nous avions nous-mêmes préconisé ont été approuvées et décidées de leurs applications en 2012 en particulier l’augmentation des salaires et la revalorisation de la bourse (2). Mais cela reste très parcellaire au regard des défis sociaux auxquels seront confrontés les congolais en 2012. Comme on le sait, l’annonce de ces augmentations ne sera pas sans incidence sur le coût de la vie. L'on sait que la maîtrise de la flambée n'est pas actée, les loyers des étudiants atteignent des prix affolants. Ce qui aurait pour conséquence de réduire à néant l’effort consenti par le gouvernement.

Les actions contre le chômage pour 2012

C’est pourquoi,  il est primordial qu’un forum contre le chômage soit organisé pour clarifier les choses. Celui-ci mettra en place une plate forme pour lutter contre la flambée des prix, de stabiliser les marchés locatifs, les prix des transports.  De créer une base nationale de données sur les emplois les plus demandés et un programme national de formation professionnelle et des bourses d'études pour combler à cout, moyen et long terme ces emplois.

 

Les ministères du commerce et de l’approvisionnement, de la justice, de la jeunesse, les maires des communes doivent se mobiliser pour sensibiliser les populations du bien fondé de maintenir les prix actuels. Ensuite le ministre du développement industriel et de la promotion du secteur privé et le ministre des petites, moyennes entreprises et de l’artisanat  doivent inciter les congolais par des actions de facilitation de création d’entreprises. Cela peut se faire par des subventions d’aide à la création. De même il est inadmissible que dans la fonction publique qu’on y retrouve des fonctionnaires à la retraite mais qui continuent de percevoir et occuper des postes fictifs. Cela nuit gravement à l’embauche des jeunes et à  renouveler les générations.

Aussi, il faut que l’état investisse dans les secteurs nouveaux de l’emploi comme les TIC. Il est inacceptable que notre pays  se situe parmi les moins nantis d’Afrique centrale  en matière d'adoption du haut débit. Au 21e siècle,  le développement ne peut se concevoir sans internet. Il est donc primordial de donner aux congolais la possibilité de se connecter. Comme il est aussi nécessaire d’établir une connexion entre nos bibliothèques et nos écoles à internet.

Dans l’enseignement, il faudrait porter l’accent sur la formation professionnelle de diplômés universitaires. Mieux orienter les jeunes congolais dans leurs choix de carrière. Favoriser l'innovation. Subventionner la recherche et le développement.

Enfin, pourquoi ne serait-il pas  souhaitable d'alléger le coût du travail par une baisse significative des charges patronales et fiscales? Baisse qui serait redistribuée directement aux salariés afin d'augmenter leurs revenus. Par ricochet, nous pouvons générer une augmentation de la consommation. Cela entraînerait  un maintien et une incitation de l’activité économique à court ou moyen terme. Ces mesures produiront inéluctablement une reprise de la croissance. Force est de constater que le chemin à faire est long et difficile et que tous les congolais devront faire des efforts. Un défi herculéen mais pas impossible à surmonter.  Cela est possible avec un changement radical des mentalités, des hommes patriotiques  aux commandes.  C’est pourquoi, il est totalement exclu que certains payent le prix fort pour des pilleurs des biens de l’Etat, des fossoyeurs de l’effort national, des corrupteurs invétérés  constitués en une organisation mafieuse pour détourner  les dividendes du peuple.

Jean-Claude BERI : www.dac-presse.com

…………

(1)Taux de chômage BIT

Mise à jour le Mardi, 15 Mars 2011 07:38 Écrit par Léonard Nabassemba Mardi, 15 Mars 2011 07:29

Taux de chômage au sens du BIT (%)

 

15 - 29 ans

30 – 49 ans

50 - 64 ans

Ensemble (15 – 64 ans)

Hommes

Femmes

Chômage élargi (15 - 64 ans)

Brazzaville

27,4

14,8

4

17,6

13,5

20,5

28,6

Pointe Noire

21

9,1

9,3

13,4

11,5

15,8

32,1

Urbain Congo

25

12,7

5,4

16,1

13,9

18,3

26,6

Centre National de la Statistique et des Etudes Economiques (CNSEE)

(2) : Réponses du Président du DAC face à la situation politique Congolaise : http://www.dac-presse.com/actualites/a-la-une/politique/249-reponses-du-president-du-dac-face-a-la-situation-politique-congolaise.html

 

Commentaires  

 
0 #11 generateur de code 03-07-2014 04:08
If some one needs to be updated with most up-to-date technologies after that he must be
pay a quick visit this website and be up to
date all the time.

Here iss my homepage: generateur
de code psn: http://www.telechargerdes.com/210/generateur-de-code-psn-gratuit/
Citer
 
 
0 #10 Elongo Servais 12-01-2012 10:56
Le chômage, nous le savons depuis longtemps, n'est jamais une fatalité. Il provient d'une mauvaise organisation de la société, se nourrit du découragement des employeurs réels ou potentiels, s'aggrave démesurément si rien n'est fait pour le combattre. C'est pourquoi il convient aujourd'hui de regarder la vérité en face et, sans pour autant relâcher l'effort qui a permis le redressement de notre nation au cours des dix dernières années, de créer un cadre favorable à la création d'emplois.

À quelques mois d'une échéance politique majeure, relever ce défi n'est assurément pas facile mais n'a rien d'impossible. C'est en tout cas notre intime conviction.
Citer
 
 
0 #9 Makosso-Makosso j. 12-01-2012 10:53
Dans un pareil contexte, il ne faut surtout pas baisser les bras et considérer que la hausse du chômage dans les villes est inévitable parce que la jeunesse congolaise choisit de vivre dans les villes plutôt qu'à la campagne. Il faut, au contraire, chercher des réponses adaptées au problème que pose un tel mouvement en favorisant la création d'emplois par toutes sortes d'incitation fiscale, par un accès plus aisé au crédit, par des aides bien ciblées, par une amélioration des services publics sans lesquels la collectivité ne peut fonctionner correctement, par la formation professionnelle des jeunes dont un trop grand nombre arrive à l'âge adulte sans avoir les connaissances et les pratiques requises.
Citer
 
 
0 #8 Guy Léon Ontsabi 12-01-2012 10:51
Il est effectivement paradoxal que la combinaison de la stabilité politique, de l'assainissement des finances publiques et de la relance économique ne se traduise pas sur le terrain par un envol simultané des embauches. Contraire aux prévisions que l'on pouvait faire lorsque ce triple mouvement s'est amorcé, l'accroissement actuel du chômage traduit un manque de confiance en soi des investisseurs, petits et grands, qui interpelle chacun de nous ; car de cette défaillance peut naître un mouvement social qu'il serait difficile de maîtriser, de multiples exemples étrangers sont là pour le prouver.
Citer
 
 
0 #7 Guy Léon Ontsabi 12-01-2012 10:50
Les statistiques publiées récemment par l'Office national de l'emploi et de la main d'œuvre ne laissent aucun doute sur la gravité du problème auquel notre pays doit faire face en ce début d'année. Avec 34, 2% de chômeurs, dont la plupart sont âgés de 25 à 35 ans, le Congo se trouve dans une situation sinon critique, du moins inquiétante. Une situation qui résulte, semble-t-il, de l'exode rural en voie d'accélération mais aussi du peu d'empressement que manifestent les entreprises pour créer des emplois alors que, tout le monde en convient, la situation de l'économie nationale ne cesse de s'améliorer.
Citer
 
 
0 #6 Mave-Mavoungou 11-01-2012 23:31
Selon une source au ministère du travail contactée par l'AFP, et qui a requis l'anonymat, ce chômage "devient criant" en milieu urbain à cause de l'exode rural. Pas moins de 52% des 3.6 millions de Congolais vivent en ville, a-t-elle expliqué.

En septembre, selon la représentante de la Banque mondiale Sylvie Dossou Kouamé, "dans les zones urbaines, 25% de la population âgée de 15 à 29 ans est sans emploi et plus de 40% lorsqu'on prend une définition qui comprend les demandeurs d'emplois découragés".

"En dépit de la reprise économique et de la stabilité politique au cours de cette dernière décennie, pas assez d'emplois ont été créés", avait-elle soutenu.

Les jeunes représentent 60% de la population congolaise.
Citer
 
 
0 #5 Mave-Mavoungou 11-01-2012 23:31
Congo: le pays a affiché un taux de chômage de 32,4% en 2011.(AFP) –

BRAZZAVILLE — Le taux de chômage s'est situé en 2011 à 34,2% au Congo et touche essentiellement les jeunes, selon les statistiques publiées mardi par l'Office national de l'emploi et de la main d'oeuvre (Onemo).

"Le Congo a enregistré un taux de chômage de l'ordre de 34,2% en 2011, touchant la tranche des jeunes de 25 à 35 ans", indique l'agence qui ajoute que "la fonction publique demeure le premier pourvoyeur d'emplois dans le pays".

L'Onemo ne donne pas plus de détails sur les facteurs à l'origine du chômage.
Citer
 
 
0 #4 Ambroise Okemba-Ngou 09-01-2012 09:58
Le contenu de cet article reflète la réalité du Congo.

Le Congo a enregistré un taux de chômage de 34,2% en 2011.
D'après les statistiques de l’Office national de l’emploi et de la main d’œuvre (ONEMO), le Congo a enregistré un taux de chômage de l’ordre de 34,2% en 2011, touchant la tranche des jeunes de 25 à 35 ans. Pour lutter contre ce phénomène, le gouvernement a prévu, en 2012, de consentir un effort d'investissement supérieur à celui de 2011 d'environ 40%, soit 1 400 milliards FCFA contre 1 010 milliards en 2011. En matière d'emplois au Congo, la fonction publique demeure le principal pourvoyeur avec environ 80 000 salariés.
Citer
 
 
0 #3 Mabanza Bourgeois 08-01-2012 00:40
uant à certains de leurs camarades qui parlent d'une avancée significative réalisée à Ewo, surtout concernant le remplacement des préfets, sous-préfets et administrateurs maires, par d'autres fonctionnaires, l'orateur a souligné qu'il était encore judicieux de garder les premiers qui sont nommés par décret présidentiel au lieu des simples agents qui seront nommés par arrêté.

« Le nœud du problème est la maîtrise du corps électoral, chose impossible depuis 2002. Le gouvernement avait besoin de réunir quelques leaders de l'opposition pour avaliser la supercherie, le passage en force. Et, nous nous sommes dit que c'était un piège. Chaque fois que nous avons tenté de maîtriser le corps électoral, cela n'avait pas été bien fait », a-t-il martelé, ajoutant que certains participants regretteront le fait d'être tombés dans le piège du gouvernement.
Citer
 
 
0 #2 Mabanza Bourgeois 08-01-2012 00:37
Réagissant au message de fin d'année du président de la République, Paul Marie Mpouelé s'est dit pessimiste quant à l'amélioration des conditions de vie des fonctionnaires et des étudiants à travers l'augmentation des 10% du Salaire minimum interprofession nel garanti, des allocutions familiales qui passeront à 5000 FCFA et les 50% de la bourse cette année. Selon lui, le chef de l'État a annoncé ces mesures « sans pourtant donner la date d'application parce que le budget 2012 qui vient d'être adopté ne fait pas mention de cela ».

« Malgré ces annonces, la vie de la population est exposée, entre autres, aux maladies à cause du manque de soins alimentaires, à l'ignorance faute d'écoles et de formation, au chômage faute d'emplois, aux attaques bactériologique s et épidémiologique s faute d'eau potable, d'électricité ainsi que de conditions hygiéniques élémentaires », a-t-il soutenu.
Citer
 

Ajouter un Commentaire

Vous vous engagez à ce que vos contributions (1) soient dénuées de :
• propos à caractère tribal, ethnique, raciste, xénophobe, révisionniste ou pédo-pornographique;
• toute instigation, dérivés sécessionnistes ou séparatistes du CONGO-BRAZZAVILLE ;
• propos injurieux, diffamatoires, ou portant atteinte à la vie privée, au droit à l'image, ou aux droits de la personnalité de quiconque;
• propos portant atteinte à la dignité humaine;
• provocation à la violence, au suicide, au terrorisme et à l'utilisation, la fabrication ou la distribution de substances illégales ou illicites;
• provocation, apologie ou incitation à commettre des crimes ou des délits et plus particulièrement des crimes contre l'humanité;
• contenu à des fins de réclame, de propagande, de prosélytisme.
En outre, invectives, attaques personnelles et harcèlement n'ont pas leur place sur le site DAC-PRESSE, dont l'objectif est de permettre un débat libre et de qualité.
Cette liste est non exhaustive et le respect des textes en vigueur, même non spécifiquement mentionnés ici, est requis.


Code de sécurité
Rafraîchir