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Brazzaville : 16 000 sans-abri après la série d’explosions

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Les explosions dans un dépôt de munitions à Brazzaville qui ont fait près de 200 morts, dimanche, ont laissé quelque 16 000 personnes sans-abri, a indiqué, lundi 5 mars, l'ambassadeur de France.

La France a déployé vingt tentes pouvant accueillir un total de 200 personnes à la cathédrale du Sacré-Cœur où se trouvaient près de 1 500 réfugiés. Un avion d'aide affrété par la France devait arriver dans la nuit à Brazzaville avec à son bord "une équipe médicale de vingt-cinq personnes et cinq tonnes de matériel", a précisé l'ambassadeur. "Il s'agit de répondre à une priorité du ministère de la santé pour traiter les cas des blessés les plus graves et notamment les cas de fractures", a ajouté l'ambassadeur, Jean-François Valette.

UN AUTRE DÉPÔT MENACÉ

À Brazzaville, une source militaire a indiqué – sous couvert d'anonymat – qu'un autre dépôt de munitions près de celui qui a explosé pourrait être atteint par le feu. Les deux dépôts "souterrains" sont "à quelque cent mètres l'un de l'autre", dans le régiment de blindés au quartier Mpila, dans l'est de la capitale. Selon cette source, des "techniciens" se sont rendus lundi sur les lieux du sinistre.

"La priorité c'est vraiment d'éteindre" des petits foyers d'incendie qui couvent toujours au dépôt de munitions qui a explosé dimanche, a déclaré le ministre de l'intérieur, Raymond Mboulou.

Un court-circuit serait à l'origine de l'incendie. Dimanche, le président Denis Sassou Nguesso a "insisté sur l'obligation de délocalisation" des casernes militaires à l'extérieur de la capitale.

Lundi, au moins six corps ont été retrouvés dans les décombres du quartier sinistré. "Nous sommes à plus de 200 personnes décédées, c'est provisoire (...). On compte plus d'un millier de blessés", a précisé lundi matin le ministre de l'intérieur.

© Lemondefr

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Sécurité : une explosion du dépôt des munitions dans les casernes de Mpila cause d'énormes dégâts humains et matériels

L'accident s'est produit dans la matinée du 4 mars 2012 à l'Établissement central de réparation et de réserve de l'armement et munitions (Ecramu) dans le quartier de Mpila, au nord-est de Brazzaville

D'après les sources militaires, c'est un court-circuit qui serait à l'origine du drame qui s'est produit ce dimanche. Le court-circuit a entraîné l'explosion du dépôt de munitions grande-portée de l'Ecramu (ex-Direction centrale de l'armement et munitions, en sigle DCAM), causant des dégâts considérables. Plusieurs casernes militaires situées dans la zone ont été rasées en moins de 5 heures de temps. Il s'agit des camps de l'Intendance, du Génie, du Premier régiment blindé, du 114e bataillon de réparation des autos et engins blindés, et de l'Infirmerie des Forces armées congolaises (FAC).

Les habitations environnantes n'ont pas été épargnées et de nombreuses pertes humaines ont été signalées. Pour y remédier, très tôt, les services de la direction générale de la sécurité civile (sapeurs-pompiers) se sont déployés pour secourir les blessés vers les centres hospitaliers, avant de se jeter dans l'opération d'extinction du feu dans les différents foyers.

Appuyés par les services de sécurité civile de l'Agence nationale de l'aviation civile (Anac) et de l'Agence transcongolaise de communication (ATC), les sapeurs-pompiers, au moment où nous écrivons cet article, viennent de mettre un terme à l'incendie.

D'après le directeur général de la sécurité civile, le colonel Jacques Banongo, la situation est totalement maîtrisée. « Nous avons commencé hier matin par l'évacuation des blessés vers les centres hospitaliers. Après cette opération, nous avons attaqué l'incendie en début d'après-midi par l'Intendance, le Génie, le 114e bataillon de réparation des autos et engins blindés, avant d'arrêter à 4h du matin ; puis nous avons poursuivi à 7 heures pour attaquer la zone la plus affectée, celle de l'Ecramu. Au moment où je vous parle, la situation est totalement maîtrisée », a déclaré le colonel Jacques Banongo.

Bruno Okokana

Photo 1 : Le 114e bataillon de réparation des autos et engins blindés.
Photo 2 : Un véhicule des sapeurs-pompiers évacuant des malades.
Photo 3 : Les sapeurs-pompiers au lycée de la Révolution.

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Congo : les hôpitaux sont débordés après les explosions à Brazzaville

Une femme est traitée à l'hôpital central, après une série d'explosions dans le quartier Mpila à Brazzaville, le 5 mars 2012.
Une femme est traitée à l'hôpital central, après une série d'explosions dans le quartier Mpila à Brazzaville, le 5 mars 2012.

Quarante-huit heures après les multiples explosions qui ont ravagé des quartiers entiers de Brazzaville, les secours sont à pied d’œuvre pour venir en aide aux milliers de blessés. Mais il est toujours difficile d'accéder au quartier de Mpila. Les autorités ont ouvert plusieurs lieux pour accueillir les sans-abri. Des centaines de blessés continuent d'affluer dans les hôpitaux où les soignants manquent de matériel. Ce drame a fait plus de 200 morts selon un dernier bilan.

Brûlures, fractures. Au Centre hospitalier universitaire (CHU), 80 personnes ont été opérées en 24 heures. Il y aurait plus de 3000 blessés à Brazzaville. Ce docteur qui enchaîne les soins, dit avoir besoin de médicaments et de matériel de chirurgie : « Ce qui manque actuellement, ce sont les médicaments, le matériel orthopédique... ».

Le gouvernement appelle les Congolais à donner leur sang. Au CHU, après le chaos, la situation semble stabilisée d'après le directeur général, Ignace Ngakala :

« Nous avons pu recevoir 278 personnes. Nous avons de grands brûlés. Nous avons opéré 80 personnes, surtout des cas de fractures. Mais la situation se stabilise petit à petit ».

La situation est très difficile pour ceux qui ont tout perdu, réfugiés chez des proches ou dans des églises. Le président de la Croix-Rouge de Brazzaville, Christian César Ndinga lance un appel à l'aide : « On a besoin de nourriture, de couvertures, de bâches pour ces personnes déplacées ».

Les habitants toujours sous le choc

Les habitants de Brazzaville sont toujours sous le choc. Une étudiante dont la maison a été totalement détruite, raconte comment elle a fui avec les enfants d'une voisine tuée par l'explosion.

Les secours s'organisent tant bien que mal à Brazzaville. La Croix-Rouge congolaise est à pied d’œuvre, mais elle n'a pas pu entrer ni dans le camp militaire où les explosions se sont produites, ni dans les quartiers avoisinants. La sécurité n'y est pas assurée car de nombreux projectiles menacent encore d'exploser à tout moment.

Depuis deux jours, la Croix-Rouge vient en aide aux blessés pour les acheminer dans les hôpitaux de la ville, comme le précise Christian César Ndinga, président national de l'organisation.

Pour Yann Diplo, chargé de mission à Médecins sans frontières dans la capitale congolaise, la priorité est de mieux organiser le personnel médical pour prendre en charge les blessés.

La solidarité internationale se met en place

Kinshasa, la capitale de la République démocratique du Congo, qui fait face à Brazzaville, la capitale congolaise, de l'autre côté du fleuve, apporte son aide aux victimes de l'explosion qui s'est produite le 4 mars 2012, dans un dépôt de munitions du quartier de Mpila.

Au total, 21 médecins, chirurgiens et anesthésistes ont été dépêchés à Brazzaville avec à leur tête, le ministre de la Santé en personne, le docteur Victor Makwenge Kaput.

Vu le nombre élevés de blessés dans la catastrophe de dimanche, 5 cliniques mobiles et une tente bloc opératoire font partie du lot de l'assistance médicale.

500 lits sont également disponibles à Kinshasa pour recueillir d'éventuels blessés au cas où les hôpitaux de Brazzaville seraient débordés.

Les Etats-Unis et le Maroc préparent aussi une aide d'urgence. La France va  mettre de l'aide à disposition du Congo.

L'ONU, par la voix de son secrétaire Ban Ki-moon a affirmé son soutien aux autorités et aux Congolais traumatisés par ce drame.

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Congo-Brazzaville : les dangers du dépôt de munitions de Mpila

Au Congo, le panache de fumée généré par les explosions au-dessus de Brazzaville est photographié depuis Kinshasa, le 4 mars 2012.
Au Congo, le panache de fumée généré par les explosions au-dessus de Brazzaville est photographié depuis Kinshasa, le 4 mars 2012.

Depuis dimanche, les autorités congolaises promettent de tirer les conséquences de la série d'explosions qui a ravagé le quartier de Mpila, à Brazzaville. Le président congolais Denis Sassou Nguesso a déjà insisté sur la nécessité de délocaliser les casernes à l'extérieur des agglomérations. En fait, le camp de Mpila -qui est le plus gros dépôt de munitions de la capitale- avait été établi à l'époque coloniale. Et comme c'est le souvent le cas en Afrique, le développement de la ville a fait que ce camp, autrefois excentré, a petit à petit été entouré d'habitations.

En principe, le stockage et le transport des munitions sont soumis à des règles très strictes. On ignore tout des conditions de stockage à Mpila. Pour les dépôts dits permanents, il est convenu d'enterrer les munitions en les plaçant dans des tunnels différents afin de cloisonner le stockage.

L'accès aux alvéoles doit être limité à quelques personnes habilitées, les portes doivent être blindées, les planchers et les murs, recouverts de matériaux isolants ne pouvant pas provoquer d'étincelles, l'ensemble doit être ventilé.

Une munition correctement stockée et dont la date de fabrication est contrôlée, ne présente en théorie pas de danger. A l'inverse une munition oubliée, peut devenir « instable » et dangereuse.

A Mpila, un court-circuit pourrait être à l'origine de l'incendie qui a mis le feu au dépôt. A l'explosion de masse, liée à la quantité d'explosifs entreposés a succédé une série d'explosions secondaires plus au moins puissantes. Mais c'est la mise à feu des roquettes Grad dont le propulseur à poudre peut s'allumer très facilement qui a propagé l'incendie, et causé des dégâts à plusieurs kilomètres à la ronde.

Une source militaire citée par l'Agence France-Presse parle d'un « risque de propagation du feu » dans le camp de Mpila à Brazzaville. Selon cette source, un autre dépôt de munitions souterrain serait situé à 100 mètres du dépôt qui a explosé dimanche. Mais, de son côté, le ministre congolais de l'Intérieur dément tout risque de propagation. Selon Raymond Mboulou, le site est désormais sécurisé.

Par RFI

Commentaires  

 
0 #5 Martial Ngali Ekofo 06-03-2012 21:32
Mais pourquoi Nguesso doit-il se tenir amassée près de sa résidence toute cette camelotte ? On sait que c'est un militaire et il gagne beaucoup avec le pétrole. Il doit mettre en place des conditions de sécurité et des protocoles stricts en matière de tenue d'arsenal de ce genre. Nous on veut rester tranquilles un dimanche à Kinshasa !
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0 #4 Etsoubéka 06-03-2012 21:31
Pourquoi ce gouvernement achète et accumule le stockage des armes et munitions, le peuple congolais dans l'ensemble vit dans la précarité et dans des taudis de misère?

En les structures hospitalières et des soins ne sont pas modernisées et équipées.

Quelle est, en 27 ans de pouvoir, la politique sociale et sanitaire de Sassou Nguesso?

Sassou Nguesso vit-il dans la peur des coups d'état?
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0 #3 zacharie 06-03-2012 21:19
A force d'accumuler des centaines d'armes dans des entrepôts datant des années 60, les Congolais sont victimes de la paranoïa de son président qui a peur de perdre le pouvoir.
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0 #2 kikou 06-03-2012 20:36
je suis tout à fait d'accord avec le frère qui viens d'écrire avant moi. que les responsables de ce désastre payent pour les dégâts causés car je ne pense pas que ce soit un court-circuit, ensuite il est de la responsabilité de de l'état de protéger son peuple, ce qui n’a pas été le cas car le chef de l'état doit veiller à la sécurité de son peuple et mettre un dépôt d'arme au milieu d'une ville c'est trop con ensuite c’est exposer son peuple au danger. au lieu d'aller construire de beau marché dans des villages ou encore mettre de l’argent dans des besoins futiles il était prioritaire important et urgent de penser à éloigner du peuple ce grand danger en isolant ce depot du peuple.
Qu’on donne des milliards a ses victime on ne pourra jamais apaiser leur douleur
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0 #1 Kevin Ossombi 05-03-2012 23:04
Etait ce vraiment un "court-circuit"?

C'est facile de proclamer de manière péremptoire qu'un court circuit serait à l'origine de ce qui s'est passé dans ce camp militaire! Il faudra le démontrer clairement si l'on veut faire avaler cette thèse aux stoïques congolais.
Si non la responsabilité et la dignité exigent que des têtes tombent. Cela ne ramènera pas les morts à la vie mais ce sera un message clair à l'opinion congolaise et internationale que les institutions ne pardonnent aucune négligence coupable.
Qui est le véritable ministre de la défense au Congo? N'est ce pas le président de la République en personne? Quand il a dit que les dégâts seront évalués, croit-il que les victimes et/ou leurs ayants droits sont apaisés et soulagés?
Non seulement il devrait annoncer clairement des indemnisations mais Il faut aussi que les militaires responsables du fait de leurs fonctions soient interpelés et subissent les rigueurs de la loi!
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