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***** Le Congo dans le rouge : Le pays s’est ré-endetté à hauteur de 2.700 milliards FCFA en 2015 . *******

Maître Maurice Massengo-Tiassé est ménacé à son tour

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Un bruit court depuis ce matin à Brazzaville sur une éventuelle arrestation de Me Maurice Massengo-Tiassé qui a dénoncé les mensonges du gouvernement d’une part sur le nombre de victimes des explosions du 4 mars dernier et d’autre part sur l’arrestation de Me Ambroise Hervé Malonga.

Le clan SASSOU et OKEMBA envisage de le faire partir de la Commission Nationale des Droits de l’homme où il est officiellement 2è Vice Président. Ainsi on lui fera perdre l’immunité et les privilèges tenant à ses fonctions afin de le mettre aux arrêts plus facilement.

La population de Brazzaville en alerte est prête à se mettre dans la rue dès que le défenseur des droits de l’homme et patron du Forum sera inquiété par la police politique de Sassou.

Voici les propos de Me Massengo-Tiassé à la radio Forum: "Cette arrestation prouve bien que nous sommes dans une dérive de droit et que le pouvoir a perdu ses marques dès lors qu’on arrête un avocat commis pour la défense. Dans quel régime sommes-nous aujourd’hui lorsque le droit de la défense n’est plus garanti. Personnellement en tant que Défenseur des droits de l’homme, je suis inquiet comme l’ensemble du peuple congolais traumatisé par des pratiques d’un temps révolu et qu’on veut nous faire revire. Nous demandons la libération immédiate de Me Ambroise Hervé Malonga et la liberté de faire son travail pour éviter des débordements dont le pays n’en a pas besoin pour le moment. Enfin nous disons aux autorités habitués aux mensonges à la désinformation que l’essentiel pour le Congo c’est d’être gouverné."

Les gesticulations et le manque d’intérêt du gouvernement pour les droits de l’homme ne sont plus à démontrer. Prévue pour siéger dans l’ancien immeuble de l’UAPT à l’entrée de la commune de Bacongo, la Commission Nationale des Droits de l’homme siège aujourd’hui dans un camp militaire, immeuble ex mess des sous officiers face ministère de la défense nationale; le pouvoir préférant installer une grande mosquée dans l’ancien immeuble de l’UAPT.

- Ecouter le récit de Me Malonga

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Enquête après le drame de Mpila : Des dizaines d’armes de guerre saisies chez un officier supérieur en garde à vue

Comme signalé dans un précédent article, des officiers supérieurs des F.a.c (Forces armées congolaises), interpellés par la commission d’enquête de neuf membres mise en place par le président de la République, sont placés en garde à vue, à la D.g.s.t (Direction générale de la surveillance du territoire), à Brazzaville, où ils sont interrogés. Parmi eux, le colonel Marcel Ntsourou, secrétaire général adjoint du C.n.s (Conseil national de sécurité), aujourd’hui suspendu de ses fonctions. La commission d’enquête a perquisitionné ses trois domiciles de Brazzaville et des dizaines d’armes de guerre (notamment des Kalachnikov et une arme à lunette), des grenades, etc, ont été saisies.

Qui peut croire qu’après les multiples programmes de ramassage d’armes financés aussi bien par le gouvernement que par les partenaires bilatéraux et multilatéraux du Congo, il y ait encore des individus détenteurs de nombreuses armes de guerre, en pleine capitale, Brazzaville? Et pourtant, c’est la triste réalité. Aujourd’hui, ce sont des officiers occupant de hautes responsabilités dans les institutions de la République qui trouvent nécessaires de garder, par devers eux, des arsenaux militaires, sans doute pour les prochaines guerres qu’ils pensent inévitables dans le pays. N’est-ce pas que c’est à Brazzaville qu’un officier général avait une poudrière à son domicile privé, en plein quartier populaire? On ne l’a su que quand cette poudrière avait pris feu, faisant des dégâts matériels.

Après l’interpellation et la garde à vue du colonel Ntsourou, officier supérieur des F.a.c, une perquisition a été faite le mardi 3 avril, dans ses trois domiciles de Brazzaville. Les enquêteurs y ont saisi près de deux cents Kalachnikov, une arme à lunette (arme de poing militaire pour des tirs de précision), des grenades, des chargeurs, etc. Il faut dire que la perquisition est intervenue cinq jours après l’interpellation de l’intéressé. Si elle était faite le jour même, probablement, le résultat aurait été différent.

Contrairement à ce que nous avons affirmé dans notre précédent article sur le sujet, c’est par un concours de circonstances que le colonel Ntsourou a été interpellé, si l’on en croit une source proche de l’affaire. En effet, la commission d’enquête avait interpellé l’un de ses chauffeurs, pour l’interroger. Mécontent et considérant que ce geste ne pouvait que le viser, le colonel Ntsourou s’est rendu, lui-même en personne, le vendredi 30 mars, à la Direction générale de la surveillance du territoire, rencontrer, dans son bureau, le colonel Philippe Obara, président de la commission d’enquête, pour obtenir la mise en liberté de son chauffeur. La conversation entre les deux officiers ne se serait pas bien passée. Et pour cause, l’arrogance affichée par celui qui était alors secrétaire général adjoint du Conseil national de sécurité, une super institution au-dessus des corps de la force publique.

Fort de ses prérogatives de président de la commission d’enquête sur le drame du 4 mars, le colonel Obara le soumet alors, sur le fait même, à un interrogatoire, dans son bureau, au sujet des propos qu’il (le colonel Ntsourou) avait tenus, le samedi 3 mars, au cours d’une réception organisée à l’occasion de son anniversaire, en présence, semble-t-il, des responsables de l’opposition.

A un moment donné de l’interrogatoire, une pause est observée. Le colonel Ntsourou profite alors de cette occasion pour s’en aller, boudant le traitement qui lui était réservé. C’est dans la cour qu’il est rattrapé, le président de la commission ayant donné l’ordre de bloquer les portes de sortie. Devant son comportement audacieux, alors que l’interrogatoire n’avait pas pris fin, le colonel Ntsourou est placé en état d’arrestation. Il est placé dans la même salle (luxueusement aménagée) que les autres officiers déjà interpellés, notamment les colonels Germain Ickonga Akindou, Jean-Claude Mopita, Ingani et Sahouss.

Entre-temps, on ne sait pas ce qui se serait passé. Le colonel Ntsourou avait-il eu le temps d’avertir, par téléphone, ses proches, sur son arrestation? Toujours est-il que quelques heures après, un véhicule pick-up, avec à bord des militaires flanqués de bérets rouges et armés, s’est approché de la D.g.s.t. Constatant ce mouvement inhabituel, la police a été alertée. Par une astuce dont ils ont le secret, les policiers ont réussi à désarmer les militaires à bord du pick up. Ils portaient de faux bérets rouges et auraient comme objectif de mener une opération à la D.g.s.t pour libérer leur mentor. Les militaires arrêtés ont été placés en garde à vue, dans un  camp militaire, tandis que le véhicule, parqué dans un commissariat de police.

Mais le feuilleton ne s’arrête pas là. La commission s’est intéressée aussi au frère cadet de l’officier arrêté. Il s’agit de Jean-Noël Ngoulou, conseiller au trésor du ministère des finances, du budget et du portefeuille public et homme d’affaires. Une perquisition a été faite à son domicile du Plateau des 15 ans, le samedi 7 avril dernier. En dehors d’une importante somme d’argent saisie, rien n’a été retenu contre lui et il a été remis en liberté.

Me Malonga interpellé et présenté au procureur de la République

Après son arrestation, le colonel Ntsourou s’est adjugé les services de deux avocats, Me Ambroise Hervé Malonga et Me Gabriel Hombessa. A la fois leader d’un parti de l’opposition, la C.r (Convention des républicains), Me Malonga est connu pour ses coups d’éclats. Il a voulu organiser une conférence de presse, lundi 9 avril, à l’hôtel Saphir de Brazzaville, en présence des responsables de la communauté ethnique téké, selon la précision apportée par le ministre d’Etat Aimé Emmanuel Yoka, dans une émission sur Télé-Congo, animée par notre confrère Antoine Ambendza-Mokia, mardi 10 avril. S’étant heurté à une interdiction de tenir une telle conférence de presse, dans une affaire qui est encore en instruction, Me Malonga et son collègue se sont alors rendus à la résidence officielle du colonel Ntsourou, dans un quartier militaire, pour tenir ladite conférence de presse. C’est ainsi qu’ils ont été interpellés par la police. Placés en garde à vue au commissariat central, ils ont été présentés devant le procureur de la République, mardi 10 avril.

Selon le ministre de la justice Aimé Emmanuel Yoka, les deux avocats sont tombés sous le coup de la loi, pour avoir tenté de donner une conférence de presse dans un camp militaire. Cet acte «est incriminé par la loi comme une atteinte à la sûreté de l’Etat». Il s’est étonné, par ailleurs, que Me Hervé-Ambroise Malonga se soit présenté comme l’avocat du colonel Marcel Ntsourou, qui n’est encore «ni prévenu, ni inculpé, ni cité à comparaître», tout en révélant que «depuis 2008, Me Malonga ne figure plus sur le tableau de l’ordre des avocats du Congo». Donc, il ne devrait plus exercer comme avocat. Mais, les proches des avocats interpellés ne l’entendent pas de cette oreille et crient à l’injustice. Maurice Massengo Tiassé, promoteur de Radio-Télé Forum, à Bacongo, a estimé que cette arrestation «est abusive… et foule aux pieds les droits de l’homme». Quoiqu’il en soit, les pouvoirs publics tiennent à ce que la procédure judiciaire ouverte contre les deux avocats, et qui n’a rien à voir avec le drame du 4 mars, aille jusqu’au bout.

Comme on peut le constater, l’enquête sur le drame du 4 mars 2012 se poursuit encore et se focalise, surtout, au sein de la force publique. Mais, nombre de Congolais trouvent qu’elle tire en longueur, alors que les partis politiques, opposition et majorité, demandent la publication de ses résultats. Qu’en sera-t-il? Wait and see!

© Joël NSONI

Lettre du vice Bâtonnier du Barreau de Paris, Me Yvon Martinet à Sassou


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Même les Américains s'intéressent désormais à la situation du Congo depuis l'arrestation du colonel Marcel Tsourou. Le Washington Times, ce grand journal, rapporte sur son site que les habitants ont vu un militaire jeter un mégot de cigarette qui a provoqué la première explosion - c'est donc un geste délibéré et on aurait espéré que l'investigation fasse des recherches dans cette direction mais rien n'y fait.

Certains observateurs se demandent si le pouvoir recherche cet individu ou s'il divertit le peuple en arrêtant le colonel Marcel Tsourou qui selon certains observateurs ne fumerait pas. En tout cas, il faudra bien que Denis Sassou Nguesso demande des comptes à Jean Dominique Okemba qui semble détourner l'enquête vers des innocents comme s'il voulait éviter que la vérité n'apparaisse.

Vous ne comprendrez peut-être pas le texte en anglais mais sachez qu'en substance il parle de l'allocution du ministre Emmanuel Yoka obligé de s'exprimer sur les arrestations arbitraires en prétendant que Tsourou et les autres officiers étaient juste entendus - alors que le premier qui devait être entendu, c'est Jean Dominique Okemba en sa qualité de chef à du Conseil National de Sécurité sur  la cause probable de l'incendie qui est la preuve d'un laxisme sécuritaire : le militaire qui a jeté le mégot de cigarettes savait ce qu'il faisait car ce geste ne peut être anodin. Okemba se permet d'arrêter son propre second au CNS et personne ne lui demande des comptes. Tsourou a juste eu la malchance de célébrer son anniversaire le 3 mars 2012 car si la catastrophe était survenue en avril, on ne ferait peut-être pas de rapprochement entre les deux événements.

Quant aux investigations, comment peut-on entendre quelqu'un pendant plus de dix jours ? Cela ne peut signifier qu'une chose : les tortionnaires de Jean Dominique Okemba n'obtiennent pas les réponses escomptées de la bouche de Tsourou. Il est à craindre qu'il ne ressorte pas vivant de cette affaire...

Si Denis Sassou Nguesso ne demande pas des comptes à son conseiller spécial, il va finir par entraîner des vagues d'indignation car après avoir dépensé les 3 millions qu'ils vont recevoir, les 100.000 personnes vont continuer à réclamer que la justice et la lumière se fassent sur cette affaire. Ce n'est pas l'argent qui va éteindre la colère et le ressentiment qui risquent de causer la perte des élections législatives à monsieur Denis Sassou Nguesso. A MOINS QU'IL NE FASSE COMME D'HABITUDE EN NOMMANT LUI-MEME LES DEPUTES...

WashingtonTimes2


Commentaires  

 
0 #8 MABIALA 23-04-2012 13:36
salut tous
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0 #7 MABIALA 23-04-2012 13:35
Salut
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0 #6 Blaise Oloukoua 14-04-2012 23:14
L’arrestation (fut-elle administrative) du colonel Ntsourou soulève un nombre important de questions de bon sens dont celles-ci : comment a-t-on su que le public de la conférence serait totalement téké alors que la conférence n’avait pas encore eu lieu ? Que reproche-t-on exactement au colonel Ntsourou, un fidèle du Président Sassou ? S’il s’agit de son éventuelle implication dans les explosions de la caserne de Mpila, pourquoi arrête-t-on cet homme puisque, selon l’explication donnée par le Chef des armées (en l’occurrence le Président de la République) le drame de Mpila était dû à un court-circuit ?
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0 #5 blaise Anatole 14-04-2012 16:21
Donc me vient cette question, Est ce que Maître A. Malonga, était-il entrain de plaider? Si d'après les informations ce dernier présentait à la presse, les raisons de l’arrestation de son client. Cette conférence de presse qui était prévu au départ dans un hôtel de la place, avait été dispersé par les services spéciaux de Sassou, qu'à la demande de Madame Tsourou, ces conseils se sont rendus au domicile du prévenu pour tenir cette conférence, et c'est dans la résidence de ce dernier que les deux conseils ont été arrêtés.
Y’a-t-il atteinte à la sûreté de l’état, lorsqu’une réunion est organisé dans un logement du personnel militaire ? Quel est le statut juridique des logements du personnel militaire ?
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0 #4 blaise Anatole 14-04-2012 16:16
Nous avons en face un pouvoir putschiste, qui n’obéit cas ses propres règles. Lorsque ce dernier prend le pouvoir en octobre 1997, s'il était démocrate, il aurait rendu le pouvoir au président du sénat, comme le prévoyait la constitution du Congo de 1992. Et si ce dernier se sentait menacé, au lieu de faire la guerre au pouvoir souverain, même si Lissouba non plus n'était pas catholique, mais cela ne devait pas nous emmener à une guerre. Il aurait fallu tout juste que ce dernier aille se réfugier à l'ambassade de France pour ne plus être inquiété.
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0 #3 Mvoula 14-04-2012 13:35
Nous avons en face un pouvoir putschiste, qui n’obéit cas ses propres règles. Lorsque ce dernier prend le pouvoir en octobre 1997, s'il était démocrate, il aurait rendu le pouvoir au président du sénat, comme le prévoyait la constitution du Congo de 1992. Et si ce dernier se sentait menacé, au lieu de faire la guerre au pouvoir souverain, même si Lissouba non plus n'était pas catholique, mais cela ne devait pas nous emmener à une guerre. Il aurait fallu tout juste que ce dernier aille se réfugier à l'ambassade de France pour ne plus être inquiété.
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0 #2 Alain Keneth 14-04-2012 13:18
On passe des menottes aux avocats qui défendent leurs clients. Même dans les séries les plus noires des romans policiers américains on n’aurait pas envisagé un tel scénario. Nous excellons vraiment en ils ne défendent même pas leurs droits, mais les droits de leurs clients. Si l'on doit menotter les avocats de la défense pourquoi diable ne ferme-t-on simplement pas ce simulacre de parquet ou palais de justice. Comme ça, toutes les causes seraient entendues au domicile du Président Sassou ou de Jean-François Denguet et Jean-Dominique Okemba. Ils ont de somptueuses villas pouvant abriter un palais de justice made in Oyomatière d'originalité. Bravo le Congo!
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0 #1 ls007 13-04-2012 17:55
SASSOU DEGAGE...BARRES-TOI...TIRES-TOI

Sassou DEGAGE!!! Tu as trop fait du mal au Peuple Congolais! Tu es la source et la cause de ses malheurs depuis trop longtemps. LE PEUPLE CONGOLAIS EN A MARRE! DÉGAGE!
PEUPLE CONGOLAIS LÈVES-TOI ET DÉGAGES CE FOU!!!
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