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***** Le Congo dans le rouge : Le pays s’est ré-endetté à hauteur de 2.700 milliards FCFA en 2015 . *******

La dangerosité des ponts et routes au Congo

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Dans notre pays marqué par l’écrasante et étouffante politique clanique qui favorise les privilèges des uns et le désespoir des autres ne cesse de semer la mort. Une forte montée des injustices ressentie par le peuple est aujourd’hui plus que palpable.

Le réveil des consciences observées ici et là est un engagement contre l'évitement des vrais sujets du développement et le déni de la démocratie qui annihilent l’émergence d’une démocratie réelle, facteur déterminant pour l’essor de tout un pays. Depuis plus d’une vingtaine d’années, tout est fait pour que ça soit la violence des armes et des invectives, la guerre d’un clan contre l’autre, la complaisance et le favoritisme sectaire à l’égard d’une frange de la population qui caractérisent l’investissement des autorités en matière de projets de développement. Cette inclinaison dangereuse a favorisé la mise en place d’une organisation mafieuse qui pille sans état d’âme le pays entier en laissant à l’abandon les quelques structures du pays. Le quotidien des congolais se conjugue déjà avec les maux comme : injustice, inégalité sociale cumulant le chômage et la pauvreté, l’abandon et l’absence totale du respect des services publics, l’exposition à la mort et la dangerosité des infrastructures. N’ayant pas d’autres choix nos populations arpentent la peur au ventre les routes et les ponts de la mort qui sillonnent tout le pays. C’est ce tableau cauchemardesque qui de pire en pire est peint par les partisans de la politique de la mort menée par Denis Sassou Nguesso et son clan depuis une vingtaine d’année.

Les populations congolaises condamnées à traverser les ponts de la mort

L’émiettement progressif des infrastructures routières qui font reculer de plus de 30 ans en arrière le décollage économique du pays montre à quel point notre pays est laissé à l’abandon. L’effondrement du pont reliant l’axe Bouansa-Mouyondzi est la résultante du déficit préjudiciable des autorités actuelles en matière de politique routière.(1)

La dangerosité du pont du Niari devenait inéluctable avec le bitumage de la route. Le bitumage de la route Bouansa-Mouyondzi devait inéluctablement accroitre la densité de la circulation sur cette route. Du coup, le pont du Niari à voie unique, érigé en 1960 devait être le point le plus dangereux de cette route. La densité de la circulation devait accroître son affaissement du fait passage de véhicule de fort tonnage et le défaut de signalisation à l’approche de ce pont et sur l’ensemble du tronçon.

Combien de ponts sont dans un cycle de vétusté très avancé pouvant se transformer d’un moment à l’autre en des pièges mortels pour les populations? Combien de ponts attendent un éventuel entretien afin de les sécuriser et de les mettre aux normes ?

Comme nous essayons de le faire à chaque fois, pour montrer que nous ne sommes pas dans la critique facile, dans la dénonciation injustifiée, dans le lancement des boules puantes envers le gouvernement, mais bien dans la démonstration réelle des erreurs imputables à la mauvaise gérance et surtout à la prédominance des choix incohérents.

Le pont de Madingou-Kayes (Kouilou) attend toujours une réhabilitation suite à la détérioration causée par la rupture des câbles de précontraintes. A sa construction, La technologie utilisée est celle du béton dit précontraint (câbles tendus scellés dans le béton). Ce sont des fissures obliques apparues sur ces caissons à la suite de la rupture des câbles qui justifient l'intervention toujours attendue et non encore réalisée : l'ajout de précontrainte (câbles) transversale et longitudinale.

A ce jour les véhicules poids lourds sont interdits d’emprunter le pont du Kouilou. Le pont du Djoué présente également des signes de fatigue dû à la circulation abondante et surtout à l’absence d’entretien depuis sa construction. L’ancien pont juste à côté devrait normalement être réhabilité pour servir de voie piétonne. Sa dangerosité est conséquente à cause des fissures et des trous béants qui sont aussi des pièges mortels que des solutions de déplacement. De même le pont de l’Alima est dans le même registre de l’absence notoire de contrôle et de vérification de sa fiabilité depuis sa mise en service. Que dire des ponts ferroviaires et autres tunnels qui jalonnent le Chemin de Fer Congo-Océan (CFCO) – 61 murs de soutènement, 12 tunnels, 71 fossés maçonnés, 618 aqueducs, 162 ponts.

Toutes ces installations sont autant des dangers permanents pour notre population qui emprunte ces voies des milliers de fois par jour pour accomplir les activités quotidiennes qui soutiennent notre économie.

Loin de nous l’idée de penser que cela n’a pas été perçu par les autorités actuelles, mais ce qui est critiquable et voir même condamnable c’est cette forme d’inertie coupable de penser qu’une fois ces réalisations effectuées le travail est fini. Faudrait-il le rappeler que le devoir d’un État est de veiller à ses concitoyens en mettant à leur disposition les infrastructures fiables garantissant une sécurisation maximale ? Existe-il au sein du Ministère de l’équipement et des transports un service départemental d’entretien et de maintenance des infrastructures routières ? Si oui pourquoi son travail n’est pas évalué chaque année afin de prendre en compte éventuellement les rapports émanant de ses études et observations sur le terrain? Que sert le fond routier mis en place par le gouvernement?

Cinquante deux ans après les indépendances, nos autorités obligent encore à notre population à utiliser les moyens de déplacement très contraignants, rudimentaires, indignes d’un pays qui aspire au développement. Pompeusement nos autorités annoncent l’achat et la mise en service des barges navigables pour pallier au déficit des ponts et routes adéquates.

Construit dans les années soixante, le pont du Niari se trouvait logiquement dans un état dégradant. L’usure du temps a provoqué depuis quelques années de nombreuses fissures et rouille entamant progressivement sa structure. Cela était connu de tous, il a fallut qu’il y ait des morts pour que le Gouvernement inscrive sa réhabilitation à l’ordre du jour.  C’est cette attitude qui est condamnable.

Consolider les ponts et les tunnels, un besoin essentiel

Le cas exprès du pont du Niari (Bouansa-Mouyondzi) aurait dû être rénové intégralement pendant la construction de la route. Une estimation de plus de 220 millions faite par l’entreprise chinoise en charge de la construction de la route aurait été proposée au gouvernement. Mais le dossier n’avait jamais franchi le seuil de la Direction Général des Grands Travaux. Comme d’habitude dans ce gouvernement personne n’est responsable, tout le monde se rejette la responsabilité. Entre temps le peuple est sacrifié sous l’autel, c’est dommage de dénoncer les mêmes tars depuis plus de vingt, de l’incompétence des femmes et hommes qui animent l’activité gouvernementale de notre pays. Un président de la République qui soutient avoir débloqué suffisamment des moyens pour la construction et la réhabilitation des infrastructures dans notre pays, qui découvre curieusement que près 70% des ces recommandations ne sont pas suivies d’effet. Faut-il accuser le ministre Emile Ouosso ou Jean-Jacques Bouya, le DGGT qui n’auraient pas validé le décaissement de plus de 220 millions ? Ou encore le laxisme qu’un chef d’Etat qui peine à sévir sur les siens lorsque des fautes lourdes auraient été commises ? N’empêche notre population est aujourd’hui la première victime des ces défaillances notoires d’un collectif qui on pourrait croire se congratule en comptant les nombres des morts dû à leur mauvais choix politique.

Nous pouvons pousser la réflexion encore plus loin pour dire que ce phénomène ne touche pas seulement les ponts mais toutes les infrastructures routières et ferroviaires dans leur ensemble. L’un de nos partenaires qui a effectué un voyage par train entre Pointe-Noire et Dolisie a constaté des fissures dans les tunnels dans le Mayombe.

Notre pays s’est construit depuis la fin de la colonisation sous le modèle de l’ancienne puissance colonisatrice. Nous devons y remédier en innovant notre plan d’urbanisation des infrastructures routières et ferroviaires en tenant compte de la progression de la population est des installations des activités économiques. Cela ne doit pas seulement être notre objectif présent mais surtout notre principale aspiration nationale en vue d’offrir à toutes les populations du pays un accès vers un monde moderne. La réalisation de cet objectif n’est dénué de tout sens de progrès et d’avenir car il regorge d’immenses marges de progression, et donc de création d’emplois durables, de ressources pour les familles.

Ces objectifs sont à notre porté si le Congo s’engage dès maintenant dans le processus de la moralisation des investissements dans les infrastructures publique. L’exemplarité et le changement des pratiques de notre activité politique représentent une attente, placée au premier plan  par tous les congolais dont l’ignorance et la négligence coupable des autorités actuelles constituent une faute grave. Cette moralisation est capitale pour que la confiance revienne entre les congolais et leurs dirigeants politiques.

C’est pourquoi il ne faut pas avoir peur de dénoncer les bavures et les mauvaises pratiques. Le cas du pont du Kouilou que nous avions cité plus haut est un bel exemple d’escroquerie organisée à tous les échelons. Ce pont a seulement 27 ans et on annonce les sommes colossales pour sa réhabilitation de plus de 7 milliards de F.CFA (budget voté en 2011) un peu plus de 60% de son prix de construction. Au moment de la construction du pont du Kouilou, entre 1983 et 1985, les règlements de calcul en vigueur à l'époque ont-ils été rigoureusement respectés et étaient-ils visiblement suffisants pour anticiper l'usure réelle des constructions?

Résultat, tous les ponts de ce type construits dans les années 1970 et 1980 sont concernés par une usure prématurée qui se manifeste par des fissures obliques sur les caissons. Ces fissures sont irréversibles, évolutives et fragilisent gravement les ouvrages au point qu'on estime qu’ils deviendraient inutilisables si les réparations nécessaires ne sont pas effectuées. Le chantier viserait à conforter l'ensemble de la structure du tablier afin de consolider durablement le pont du Kouilou.

Ce pont a-t-il été bien conçu? A-t-il été bien entretenu ? Quelle est l’assurance fournie par le constructeur à l’état congolais en cas de dégradation pour défaut de construction?

Avec 390 mètres de long et 9,600 mètres de large et comportant une chaussée à deux voies et deux trottoirs d'un mètre chacun, le pont sur le Kouilou permet d’assurer le transport des marchandises et d’autres produits dans les départements du Kouilou et la ville  de Pointe-Noire.

Construit en 1983, il se trouve actuellement dans un état dégradant. L’usure du temps a provoqué depuis quelques années de nombreuses fissures et ruptures de câbles. Face à cette situation, le Gouvernement avait inscrit la réhabilitation de cet ouvrage dans le budget de l’État exercice 2011. A ce jour, les travaux de réhabilitation de ce pont n'ont toujours pas commencé. Les policiers affectés à la garde de ce pont font passer toutes les nuits les véhicules chargés de grumes.

Les travaux à réaliser consistent à remplacer la précontrainte extérieure, les joints de tablier, des appareils d’appui et de réfection des bossages, le complexe enrobé, des étanchéités, des bordures des trottoirs et la création d’avaloirs supplémentaires ; à rétablir des garde-corps, réaliser les travaux divers, notamment le nettoyage, l’assainissement, le traitement des fissures, la réfection du perré.

De même dans ce registre de responsabilité, il ne serait pas faux de tirer la sonnette d’alarme pour dire que les routes nationales N°1 et 2 sont aussi les symboles des travaux bâclés et conçus avec un professionnalisme très douteux. En moins de trente ans le bitume du tablier de ces routes s’est décollé sur la quasi-totalité des Kms. Certains observateurs n’hésitent plus à le dire que ces situations sont à mettre sous le compte de la corruption (10 à 20%) et des détournements du matériel de construction pour des besoins personnels par les dignitaires et autres cadres des ministères de travaux publics et de la DGGT.

A peine ouvert à la circulation, le tronçon Pointe-Noire à Dolisie et Moukondo à Kombo (Brazzaville) présente déjà un taux d’accidentologie élevé. Au-delà de l’épineux problème de la formation du personnel pour la maintenance des ouvrages, il faut s’attaquer à la moralisation de l’homme politique congolais.

Jean-Claude BERI, Cette adresse e-mail est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.

(1) - Catastrophe tragique : plusieurs morts suite à l’effondrement du pont reliant Mouyoundzi à Bouansa

(2) - Route Nationale 1 : « Quand route finie, Congolais finis »

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Commentaires  

 
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De grâce, frères et soeurs de mvou-mvou! Il y a trop d'accidents mortels à Pointe-Noire. Sans que cela ait un rapport direct avec ma mise en garde, organisons-nous pour rencontrer M. Le Maire de notre entité afin de faire déplacer l'arrêt des Bus qui est juste au virage pour le ramener un peu plus vers Chez les Ngassaki, après la ruelle du VIP "Chez Irénée".

Je ne suis pas superstitieux. Si Dieu m'a appelé à vivre cela, ce n'est pas par hasard. Il fallait bien que j'échange avec les miens. Ce que je dis, est vérifiable dans le temps et dans l'espace.

A bon entendeur, salut.
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0 #6 Armand Henri-gelase 11-05-2012 16:05
Nous étions donc presque côte à côte lorsque j'entendis comme un cri de chien à l'agonie et des grincements de pneu sur l'asphalte. En un éclair, le monsieur n'était plus qu'un amas de chair désossée. Avec une grave plaie sur la tête et du sang partout sur le goudron. Le reste, je ne peux plus raconter...... C'est authentique. cela s'est passé hier aux alentours de 20h30. J'étais vêtu d'un maillot rouge de l'équipe Real de Madrid portant mon prénom au dos.
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0 #5 Armand Henri-gelase 11-05-2012 16:04
Je le laisse passer et m'aperçois d'un phare venant de la gauche. Ne pouvant discerner s'il s'agissait d'un véhicule ou d'une voiture pas en règle (les tombeaux-la-mort), je prends la peine de le laisser aussi passer. Je traverse ensuite sans difficultés pour m'arrêter sur le terre-plein. Par hasard, un quidam quittait certainement le container rouge de la famille Chaba jouxtant l'Hôtel La Gloire pour venir à ma hauteur.
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0 #4 Armand Henri-gelase 11-05-2012 16:03
Juste avant le nouveau rond-point, je suis la droite vers la Citronnelle (Ex Impasse Tchistère Tchicaya). Parvenu au bout de la ruelle, je décide de sortir par la Gloire et la Concorde. Ce tronçon étant à peine goudronné jusqu'à hauteur de la Station X-oil de Faubourg. Prudent, je regarde à gauche, puis à droite. Seuls une voiture banale venait du côté de Guenin pour le pont Songolo.
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