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***** Le Congo dans le rouge : Le pays s’est ré-endetté à hauteur de 2.700 milliards FCFA en 2015 . *******

Rfi, la radio mondiale se couche devant un Dictateur : Sassou Nguesso a eu la tête de J-B. Placca

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La « chronique de Jean-Baptiste Placca » disparaît. Les auditeurs s’opposent. Cet éditorial hebdomadaire consacré à l’Afrique était, depuis novembre 2007, la marque de fabrique de la radio internationale indépendante que se veut RFI,

... Et pourtant, hormis les palais présidentiels d’Afrique où elle agace, cette chronique était saluée par les auditeurs pour sa pertinence, le ton et la coloration uniques qu’elle apporte à cette radio. Il n’y a rien de scandaleux qu’un employeur se sépare de son associé. Mais l’acte devient questionnable lorsqu’il prend une forme inopportune qui laisse suspecter un bras extérieur à l’entreprise. Est-il vrai que Placca et sa chronique ont été emportés par le courroux et les menaces du président Denis Sassou Nguesso du Congo

Les gens, pas tous mais beaucoup, des auditeurs africains du continent et de la diaspora, vont ressentir le besoin d’être éclairés sur ce que J.-B. Placca a bien pu faire pour que la direction Afrique de RFI, sans sourciller, supprime un éditorial aussi populaire que celui-là. Selon la Société Des Journalistes (SDJ-RFI), ce collaborateur du dehors recueille critiques et louanges. Critiques de ceux que sa plume écorne, louanges des auditeurs. La SDJ-RFI, surtout, s’étonne : « Placca n’est pas concerné par la réduction d’effectifs. Au contraire, ses commentaires, analyses et réflexions sont plus que jamais nécessaires à un moment où l’information a tendance à se replier sur soi ». Elle s’interroge aussi : « Y a-t-il un lien entre l’annonce de fermeture de l’émetteur de RFI au Congo après une chronique de Jean-Baptiste Placca, le 10 mars dernier, à propos de l’explosion du dépôt de munitions à Brazzaville ? » Le « Non » de la direction n’a pas convaincu. Il montre, mal, une anguille sous la roche. Si c’est Denis Nguesso qui a utilisé ses leviers français pour éjecter Placca, comme toutes les coïncidences le font croire, on peut aisément déduire que le « dictateur de Brazza » a dû prendre ombrage de ce paragraphe de l’édito qui lui est consacré : « Le général Denis Sassou Nguesso est chef de l’Etat congolais depuis 1979 (trente-trois ans !). Congédié par les urnes en 1992, il a repris le pouvoir par les armes, en 1997. Quinze ans plus tard, il a encore manifestement toujours besoin d’un arsenal conséquent au cœur de la capitale, pour protéger son pouvoir. Le scandale, ici, ne réside pas uniquement dans le fait que l’on investisse des centaines de milliards dans l’armement, dans un pays qui n’a jamais été en guerre avec personne. Le scandale, c’est qu’un Etat pétrolier de ce rang, peuplé d’à peine 4 millions d’habitants, ne puisse pas investir quelques dizaines de millions dans les pansements, compresses et autre Bétadine dont ont cruellement besoin les hôpitaux du Congo », écrivait J.-B. Placca. On ne peut décrire mieux Denis Sassou Nguesso. Combien y a-t-il d’inexactitudes dans les remarques du journaliste ? Aucune !

En effet, il est de notoriété publique que le chef de l’Etat congolais est l’un des pivots africains de la Françafrique. Constamment accusé dans les affaires de biens mal acquis, il fait partie de ces vieux despotes africains qui confisquent le destin de leurs peuples, contrariant dramatiquement l’avenir des jeunes générations. C’est d’une main de fer que ce président, que l’on raille de n’aller dans les sommets de chefs d’Etat que pour exhiber son élégance vestimentaire, régente son pays d’à peine quatre millions d’âmes. Pays où les citoyens, pour avoir droit à une portion de la colossale manne pétrolière, doivent militer, avec zèle, dans la périphérie immédiate de la galaxie du pouvoir.

Lorsqu’une suppression d’émission suscite un tollé continental et prend l’allure d’un scandale, c’est qu’elle semble avoir été effectuée, dans le cas d’espèce, sur ordre d’un vétéran de la Françafrique. Puis, il y a la période de l’incident, qui coïncide avec l’entrée en fonction de François Hollande, même si la décision a été prise dans les dernières semaines du « règne » de Sarkozy, par la direction que celui-ci a placée à la tête de RFI et France 24, direction contestée par le personnel.

Le nouveau locataire de l’Elysée est attendu, sur le continent, au sujet de ses promesses visant notamment à abolir les réseaux obscurs dans lesquels sont impliqués certains chefs d’Etat dont, justement, le Congolais Sassou Nguesso. On le voit, les Africains resteront, ces prochaines années, très sensibles, très attentifs aux paroles et gestes en provenance de Paris. RFI, un outil de la politique française, va-t-elle accompagner « le changement » promis ? Ou, continuera-t-elle de recevoir ses ordres depuis les palais à Brazzaville, Lomé, Abidjan, Libreville, Yaoundé … ? Eh oui, le changement, c’est maintenant. Et cela devrait commencer, à RFI, par le retour de la « chronique de Jean-Baptiste Placca »

Kodjo Epou,Washington DC, USA

La pétition :http://www.gopetition.com/petitions/pétititon-en-faveur-de-la-chronique-de-jean-baptiste-p.html

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Congo : un peuple piégé par ses propres dirigeants

Chronique de Jean-Baptiste Placca – 10 mars 2012

Une petite pensée pour les femmes de Brazzaville, pour toutes les mères du Congo, à nouveau endeuillées par ce qu’il faut bien appeler une lourde faute politique. Une pensée, aussi, pour ces milliers d’enfants, qui vont devoir grandir sans leurs parents, dans un environnement national dur où, pour prendre part au banquet de la colossale manne pétrolière, il faut, au moins, graviter dans la périphérie immédiate de la galaxie du pouvoir.

Un habitué des champs de guerre, venu en renfort médical, assimile le spectacle qu’il a vu aux dégâts d’un terrible bombardement. Une semaine après, des centaines de blessés n’ont toujours pas reçu les soins appropriés, tant est grand le dénuement des hôpitaux brazzavillois.

Et voilà le peuple congolais une fois encore piégé par ses propres dirigeants. Une poudrière en plein milieu des habitations des populations civiles ! Ne nous parlez pas d’accident, non ! Si ce n’est pas délibéré, alors, c’est de l’inconscience, et c’est encore pire ! Ailleurs, le chef d’état-major de cette armée-là aurait déjà été limogé. Le ministre de la Défense aurait donné sa démission, et tous ses supérieurs seraient à genoux, en train d’implorer le pardon de la nation.

Le général Denis Sassou Nguesso est chef de l’Etat congolais depuis 1979 (tente-trois ans !). Congédié par les urnes en 1992, il a repris le pouvoir par les armes, en 1997. Quinze ans plus tard, il a encore manifestement toujours besoin d’un arsenal conséquent au cœur de la capitale, pour protéger son pouvoir.

Le scandale, ici, ne réside pas uniquement dans le fait que l’on investisse des centaines de milliards dans l’armement, dans un pays qui n’a jamais été en guerre avec personne. Le scandale, c’est qu’un Etat pétrolier de ce rang, peuplé d’à peine 4 millions d’habitants, ne puisse pas investir quelques dizaines de millions dans les pansements, compresses et autre Bétadine dont ont cruellement besoin les hôpitaux du Congo.

« Le sous-équipement des hôpitaux de Brazzaville est tel que, en quelques heures, ils étaient dépassés », dit le célèbre chirurgien français Alain Delloche, bouleversé par l’ampleur de la catastrophe.

Et voilà le général Sassou Nguesso, si sourcilleux sur tout ce qui touche à son image, trahi par sa propre poudrière. La colère, contenue, des Congolais, peut se résumer à ce cri du cœur d’une femme – d’une mère –, qui a hurlé, dans le micro de RFI, que le régime en place dans son pays est un régime militaire.

Elle aurait tout aussi bien pu dire, en écho au cri de ralliement de la jeunesse du Sénégal : « Y en a marre ! Vraiment, vraiment marre ! ».

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Background

Vendredi 16 mars 2012, Jean-Baptiste PLACCA est informé, par un coup de téléphone de l’un des responsables Afrique de RFI, que son éditorial du samedi, présent sur l’antenne depuis novembre 2007, sera supprimé à partir du 13 mai, en raison de l’instauration de la grille unique.

Ladite grille n’entraîne pourtant pas la suppression des tranches d’information sur l’Afrique, à l’intérieur desquelles s’insère cette chronique de trois minutes.

Le 26 mars 2012, la Société des journalistes (SDJ) de RFI pose la question : Y a-t-il un lien entre cette mesure et les menaces de fermeture de l’émetteur de RFI à Brazzaville après une chronique de Jean-Baptiste Placca consacrée à l’explosion meurtrière, le 4 mars, d’un dépôt de munitions dans la capitale congolaise ? La coïncidence est troublante.

La direction Afrique a cru évacuer le problème en affirmant reconnaître la pertinence de cette chronique. Alors pourquoi la supprimer ? Depuis cinq ans, cette chronique est reprise chaque semaine par plus d’une centaine de journaux et sites, en Afrique et hors du continent. Elle est régulièrement citée, y compris par des titres prestigieux de la presse française comme "Le Monde". Certaines de ces chroniques figurent même dans le palmarès des articles les plus consultés sur le site Internet de RFI.

Nous, auditeurs assidus de la chronique politique de Jean-Baptiste PLACCA, estimons que rien ne justifie la disparition de cette chronique de l'antenne de RFI. La mise en oeuvre d'une nouvelle grille des programmes n'explique pas que l’on nous prive de ce rendez-vous hebdomadaire, qui apporte un ton et une coloration uniques sur RFI.

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Commentaires  

 
0 #1 ndombi avouba 12-10-2012 08:15
si ce drame c'était produit dans un pays arabe,on allait assister a une série de protestation mais comme c'est dans un pays ou les populations acceptent de se faire gruger cela n'a pas de sens
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