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Tempête à la SNDE

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Les syndicalistes se perdent dans l’imbroglio idéologique, tandis qu’un dialogue de sourds s’installe entre les travailleurs et leur direction. En tout cas, la société de distribution d’eau (SNDE) fait actuellement face à une situation extrêmement complexe qui nécessite un règlement urgent.

Les travailleurs réclament le départ du directeur général à qui ils reprochent d’être à l’origine de plusieurs dysfonctionnements au sein de l’entreprise. La gabegie, l’embauche irrégulière du personnel et le paiement spasmodique des salaires sont autant de maux qui empoisonnent les rapports entre les syndicalistes et leur direction. (1)

La direction rejette en bloc ces accusations, les qualifiant d’allégations mensongères. Entre-temps, le bras de fer se durcit malheureusement au détriment de l’entreprise. Wongolo Mokoko, directeur général de la SNDE a maille à partir avec ses travailleurs. La grogne s’amplifie chaque jour qui passe. Les syndicats divisés sont sur le pied de guerre et les travailleurs de leur côté fortement exaspérés. Au nombre de griefs qui lui sont faits par certains syndicalistes et travailleurs, il y a le recrutement de 412 agents, le refus systématique du dialogue avec les partenaires sociaux, des missions de service budgétivores et inopportunes, l’usage abusif des sous-traitances en ce qui concerne la garde des sites, la sortie excessive des fonds de l’entreprise et bien d’autres dérives incompatibles au redressement d’une entreprise malade.

En effet, dans sa correspondance du 11 avril 2012 au Conseil d’administration de cette société, l’intersyndicale composée de Dynamique Force, Syliseaux et CGTC, a fait remarquer à sa tutelle, les dérives de sa direction, notamment sur le recrutement injustifié évoqué plus haut qui porte aujourd’hui le nombre des agents de cette société à 1.425 soit une augmentation de 41% des effectifs. A cela se greffe le paiement des deux salaires aux agents nouvellement recrutés sans que ces derniers n’aient pris service.

En outre, les syndicalistes contestataires dénoncent également l’envoi de quatorze agents en Suisse pour une formation dans le domaine du marketing aux frais de la SNDE. Selon eux, cette décision est une incongruité dans la mesure où la société attend des ouvriers qualifiés pour le maintien de son vieux réseau. Ce qui donne à penser que la direction est préoccupée par les métiers commerciaux pour mieux maîtriser les mouvements financiers de l’entreprise. Pour tout dire, les perspectives de la SNDE sont de plus en plus sombres, lorsqu’on sait que les travailleurs qui sont les principaux producteurs de richesses accusent plusieurs mois d’impayés. Appelé à remplacer son prédécesseur qui s’est révélé incapable de redresser la SNDE, le DG Wongolo Mokoko était accueilli avec soulagement tant son collègue sortant avait lamentablement échoué. L’on se souvient que la SNDE est l’une des rares entreprises d’Etat qui a pu résister aux assauts de la privatisation en raison de son importance sociale. Plus d’un observateur affirme que le redressement de cette société passe indubitablement par la privatisation étant donné que la situation de la SNDE va de mal en pis. Elle n’arrive pas toujours à occuper la place qui serait la sienne dans une société ou l’eau a fini par devenir un enjeu politique. Les contreperformances économiques de cette entreprise d’Etat se multiplient pendant que ses dirigeants ne prennent pas la pleine mesure de leurs responsabilités et rament toujours à contre-courant de l’enjeu et de la confiance qui leur est faite par le Chef de l’Etat.

Le goût de lucre et de luxe insatiable qui a toujours caractérisé les Directeurs généraux de ces piteuses entreprises d’Etat saignent à blanc les maigres ressources qui devaient soutenir les reformes engagées pour leur décollage. Bien que les motifs de départ des DG soient analogues, ceux-ci ne s’embarrassent pas de commettre les mêmes bêtises. Comme qui dirait, on prend les mêmes et on recommence. Rien d’autre. Le redressement de la société est mis de côté au profit des intérêts personnels.

Il ne saurait en être autrement, car pendant que les Congolais blanchissent des nuits pour attendre la moindre goutte d’eau qui tombe du robinet, les voilà engager des épreuves de force autour de l’argent. C’est le triste spectacle qu’offrent actuellement les travailleurs, partenaires sociaux et la Direction Générale de la SNDE.

H. Mbayi

Source Le Patriote

(1) - Congo-Brazzaville: Etat d'urgence, l'eau potable pour tous

Commentaires  

 
0 #8 Joseph Pacifique 31-03-2013 17:01
c'est toujours facile de dire que untel ne fait rien de bon. si Monsieur Mokoko est là cela signifie qu'il en a les compétences. nous sommes dans un pays à revenus intermédiaires, un pays qui possède un énorme potentiel économique et un pays qui a connu la guerre. au lieu de mettre des battons dans les roues, vous feriez mieux de marcher main dans la main afin de faire avancer les choses.
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-1 #7 Paul Lenga 23-05-2012 16:11
Nous avons déposé notre cahier des charges depuis, mais le directeur général fait fi de cela. C’est pourquoi, ayant épuisé toutes les procédures légales, nous réclamons, aujourd’hui, son départ, parce qu’il est incompétent, incapable de gérer l’entreprise, surtout que celle-ci a besoin de réformes pour la relancer».
En tout cas, le torchon brûle à la S.n.d.e. La balle est, maintenant dans le camp du Ministère de l’énergie et de l’hydraulique, qui devra trouver le remède qu’il faut, pour sortir l’entreprise de cette crise profonde, et la remettre sur le chemin des réformes. Surtout que depuis pratiquement quinze ans, la situation d’adduction d’eau dans les grandes villes que sont Brazzaville et Pointe-Noire, ne connaît toujours pas d’amélioration significative.
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-2 #6 Paul Lenga 23-05-2012 16:10
Aujourd’hui, la masse salariale de l’entreprise, qui était, au 31 décembre 2011, à 180 millions de francs Cfa, est passée à 320 millions, à cause de ces recrutements fictifs. Puisque, parmi les 425 agents qu’il a recrutés, il y a près de 200 noms qui ne figurent nulle part, qu’on ne connaît pas au sein de l’entreprise. Depuis le 10 janvier 2012, ces agents sont régulièrement payés, alors qu’on ne les voit pas travailler. Le 25 janvier 2012, on leur a payé un deuxième salaire, sans avoir travaillé. La plupart de ces agents n’ont pas de décision d’embauche. Voilà comment la masse salariale a augmenté et qu’il est incapable de payer.
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-1 #5 jean paul Onanga 23-05-2012 16:09
«Nous reprochons à nos employeurs, particulièremen t notre directeur général et sa direction financière et comptable, la mauvaise gestion, la gabegie financière et le mépris des travailleurs. Le directeur général est venu foutre la merdre dans la société. C’est à peine hier, jeudi 17 mai, journée pourtant déclarée fériée, qu’on a fait passer les salaires des agents.
Donc, il y a retard des salaires. Le directeur général a recruté 425 agents, moyennant de l’argent, en moins de dix jours, sans plan d’embauche. Il n’a même pas respecté les normes réglementaires de recrutement. Pendant ce temps, il y a des tâcherons qui ont gagné un procès contre la direction générale, au lieu de les recruter, car ces tâcherons ont déjà le métier, il a préféré aller prendre des novices.
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-1 #4 jean paul Onanga 23-05-2012 16:08
Seulement, ce n’est pas pour la première fois que de tels incidents se produisent à la direction générale de la S.n.d.e. Au début de ce mois, le même scénario s’était produit. Les syndicalistes rebellés voulaient interdire au directeur général, l’accès à son bureau. La police était intervenue et avait arrêté quelques syndicalistes, notamment Dieudonné Elenga, Boudzoumou, Ngami et d’autres, qui n’ont été libérés que quelques jours plus tard.
Mais, qu’est-ce que les syndicalistes de la S.n.d.e reprochent à leur directeur général, Emile Mokoko-Wongolo, nommé en conseil des ministres, le 22 mai 2010, en remplacement de Yoka Onika qui, lui aussi, avait eu maille à partir avec les syndicalistes? Voilà ce qu’en dit Dieudonné Elanga, que nous avons rencontré, le vendredi 18 mai, alors qu’il venait d’être chassé par la police, en voulant tenir l’assemblée générale:
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-1 #3 jean paul Onanga 23-05-2012 15:40
Des syndicalistes ont été arrêtés, entendus au commissariat central de police et relâchés le même jour. C’est dans les prochains jours qu’on saura si le ministre Ossébi a réussi à éteindre l’incendie, avec le maintien du directeur général actuel, dont la tête est réclamée par les syndicalistes.
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-1 #2 jean paul Onanga 23-05-2012 15:39
Henri Ossébi a entretenu la direction générale et les syndicalistes de la S.n.d.e
De retour de Ouesso où il a accompagné le chef de l’Etat, pour la pose de la première pierre pour la construction de la centrale hydroélectrique de Liouesso, Henri Ossébi, ministre de l’énergie et de l’hydraulique, s’est précipité pour éteindre l’incendie qui commençait à ravagé la maison S.n.d.e (Société nationale de distribution d’eau) (Voir article page 7), à Brazzaville. Lundi 21 mai dernier, il a eu un entretien, à huis clos, avec la direction générale et les syndicalistes de la S.n.d.e, en présence des officiers de police. La S.n.d.e est secouée par une grave crise entre la direction générale et les travailleurs. Vendredi 18 mai, les syndicats ont voulu organiser une assemblée générale des travailleurs, mais ils ont été empêchés par la police appelée par la direction générale.
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-1 #1 Lydie Bikoua 23-05-2012 06:02
cette crise qui a duré plus de quatre jours les bureaux de la SNDE ont été barricadés, quelques vitres brisées et la voie publique obstruée par les membres du syndicat, qui réclamaient la démission de leur directeur général, Emile Mokoko Wongolo, qu’ils accusent de : recrutement anarchique ; surfacturation ; refus de budgétiser les arriérés de salaires ; mauvaise gestion des stocks ; non paiement des avantages aux travailleurs ; retard des paiements de salaires ; absences répétées au poste de travail ; refus du dialogue social.
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